18. Rien

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Je baisse la tête tristement, il va encore m'ignorer. Pourquoi n'ai je pas résistez ? Des bruits de pas me font relever la tête en trombe et regarde vers la direction d'où ils proviennent.

Peter revient avec un bandage. Il recouvre mon bras avant de me porter vers la chambre puis ouvre la porte très lentement, me tenant toujours dans ces bras..

Il m'aide à m'allonger correctement sur le lit et va s'asseoir à l'autre bout du lit en ne me quittant pas des yeux. J'aimerais tellement qu'il me prenne dans ses bras comme dans les films et les livres.

- Pourquoi ?

J'interrompe ce silence par un seul petit mot qui me brûle les lèvres, je veux savoir ! Pourquoi ? Hein ? Pourquoi à moi ?

- Quoi donc ? Demande-t-il

- Oh fait pas comme si tu savais pas ! Pourquoi à chaque fois que je t'embrasse tu réponds à mon baiser pour tout cesser quelques instants plus tard avec des excuses bidon !? Dis-je

Il se relève et part en direction de la porte,ne quittant pas sa prestance habituelle; les mains derrière le dos et tête haute.

- Parle moi autrement, c'est ton dernier avertissement.

Il dit tout simplement ces mots avant de se retourner vers moi. Ses mots sont fermes. Il s'avance vers moi doucement. Je le stoppe et prends la parole en reculant légèrement.

- De toute façon avec toi je n'arriverais qu'à avoir des punitions et des avertissements.

- Je ne suis pas ton amant. Nous ne sommes rien l'un pour l'autre en ce qui concerne la partie sentiment.

Sa phrase me blesse en plein cœur. Il ose me dire ça après lui avoir avoué mes sentiments ? S'amuse-t-il de moi lorsqu'il m'embrasse ? Dans ma tête, c'est la guerre, je suis perdue. Mon cœur saigne , je ne sais plus quoi penser.

Sur ma joue une larme roule, suivie d'une deuxième puis c'est l'hécatombe. Énervée, je me rapproche de lui en levant mon bras bandé douloureusement et le brandis en l'air pour le faire atterrir sur sa joue.

Il me rattrape le poignet avant de le maintenir dans les airs, ce qui me fait terriblement mal. Il me regarde , le regard foudroyant. Je le fixe avec haine avant de baisser la tête énervée d'être impuissante.

Peter relâche mon bras et me dit d'un ton dure des mots aussi blessants qu'un coup de couteau. J'aurais préfèré que le ciel me tombe sur la tête plutôt que l'entendre dire..

- Fais tes bagages, tu rentres chez toi.

Il se tourne et repart me précisant que j'ai seulement cinq minutes et que d'ici là, mes bagages doivent être prêt.

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