Chapitre 9 - Métamorphoses

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Le lendemain matin, Louise et Simon s'éveillèrent assez tard, l'un sur l'autre.

— C'est vrai qu'on dort super bien dans ce nouveau lit ! fit-elle en l'embrassant d'une timide bouche pâteuse.

Simon se contenta de grogner.

— Comment suis-je arrivée ici ? demanda-t-elle.

— Je t'ai portée.

— Et tu m'as déshabillée ?

— Bien sûr !

— Et tu en as profité pour me peloter ?

— Bien sûr !

— Cool !

Simon rit. Elle était tellement canon, même au petit matin, c'était un plaisir de simplement l'observer.

— Comment ça, cool ?

— Je ne sais pas, j'aime bien l'idée, ça m'excite.

— De quoi ? Que je te touche pendant que tu dors ?

Elle hocha la tête.

— Je suis bizarre, c'est ça ?

— Non, du tout. Tu es parfaite !

Ils se levèrent et s'habillèrent maladroitement pour rejoindre le nouveau salon où s'entassait la majeure partie des cartons. De la musique montait de la chambre de Mathilde et des ronflements du canapé.

Léo dormait comme un loir, son téléphone posé tout contre sa tête. Il était encore entièrement habillé. Ils ne trouvèrent pas le café, aussi décidèrent-ils d'aller en prendre un dans un bar en face. Ils s'enfermèrent dans la salle de bain et se faufilèrent sous la douche.

— On n'a pas étrenné le lit, on peut peut-être se rattraper avec la douche ? demanda Louise.

— Je n'aime pas trop, debout comme ça, mais je veux bien essayer pour te faire plaisir.

Elle leva le menton et lui présenta son dos – et son joli petit cul – en répondant :

— Oh ! mais ne te force pas, surtout.

Il s'avança et lui agrippa chaque fesse d'une main. Sa queue était déjà prête à l'action.

— Non, laisse-moi, tu n'aimes pas debout...

— Défi accepté !

— Non, non, c'est trop tard.

Il la plaqua contre la paroi froide en petits carreaux de céramique et fit glisser son désir entre ses jambes.

— Hum... espèce de brute, tu veux me forcer, c'est ça ?

— Exactement.

Elle lui avait donné suffisamment de quoi réfléchir la dernière fois dans le débarras de l'agence pour qu'il ait commencé à y prendre goût. Sans prévenir, il força les lèvres intimes de Louise qui grimaça.

— Doucement !

— Je fais ce que je veux.

Il attrapa le pommeau de douche et le dirigea vers le cul rebondi de sa belle blonde avant de retourner à l'assaut des portes du paradis. Cette fois-ci, il entra sans peine.

Louise posa ses coudes sur la céramique et ferma les yeux, soupirant d'aise. Simon se plaqua entièrement contre elle et lui maintint les poignets contre le mur. Il se lança dans de puissants coups de reins qui firent rouvrir les yeux de la belle blonde de stupeur. Elle retenait ses cris.

Simon - Tome 2 : mots-croisésLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant