Emma

" Les cartons ne vont pas se faire tout seuls Emma. "

Ma mère entre dans ma chambre pour déposer du linge propre. je reste en boule dans mon lit, je ne veux même plus lui parler. Elle me fait tellement de mal, je ne pourrais sûrement pas lui pardonner ça pour l'instant. Je lui ai écrit une lettre que j'ai glissé dans son sac à main il y a deux jours. Je lui ai écrit toute notre histoire à Harry et moi, que je l'aime, qu'on n'a jamais rien fait sexuellement parlant, qu'il est respectueux, aimant, adorable, intelligent, grand lecteur... Mais j'ai retrouvé la lettre en boule dans la poubelle. Je ne sais même pas si elle l'a lu mais en a brisé mon cœur une nouvelle fois.

" Ne fais pas la muette maintenant. Je te rappelle que nous partons d'ici dans deux jours. Si tes cartons ne sont pas fait je donne tout à des associations et tu te débrouilleras. "

Je me lève de mon lit d'un bond.

" Deux jours ? C'était sensé être dans deux semaines ! " je m'exclame, les larmes aux yeux et la gorge toujours nouée. " Vous m'avez dit qu'on part dans deux semaines ! "

Elle soupire, " Sauf que le patron de ton père lui a proposé de venir plus tôt et nous n'y voyons aucun problème. Maintenant, " elle me donne des cartons, un feutre et du scotch, " Tu dois tout emballer. La pièce doit être vide mardi matin. "

Elle sort de ma chambre. Je balance les cartons contre ma porte à cause de la haine mais je ne pleures pas. J'ai bien trop pleurer. Alors c'est ça, le chagrin du premier amour ? Ça fait sacrément mal quand même. Si c'est comme ça à chaque fois, je ne veux plus jamais retomber amoureuse.

Je jette un coup d'œil par la fenêtre, le soleil vient de se coucher. Je suis déjà en pyjama et j'ai presque rien manger ce soir. Rebecca me dit que j'en fais trop mais elle ne ressent pas ce que moi je ressent. Elle n'a sûrement jamais vécu ça, elle veut même pas me comprendre. J'ai l'impression d'être seule contre tous. En plus de ça, Harry me manque terriblement et je suis presque sûre que lui aussi souffre.

J'entends derrière la porte mes parents discuter. Mon père ne sait toujours pas, je suis heureuse que ma mère ne lui ai rien dit et j'espère qu'elle ne lui dira jamais. Sinon, je suis morte pour de bon et Harry aussi.

Je prends un carton puis commence à prendre tous mes livres. Je les met délicatement dedans, en faisant bien attention. Bientôt, mon premier carton est fait. Je le ferme et inscrit au marque " livres Emma " puis prends un autre carton, pour commencer à emballer mes vêtements. J'entends la porte de mes parents claquer, signe qu'ils sont partis dormir. Après l'emballage de mes vêtements, je vais vers mon bureau. Je tire mon tiroir avec mes petites peintures et tombe sur une photo de Harry et moi. C'est lui qui a prit la photo, il est tout souriant et moi j'ai la tête dans son cou, les yeux fermés. C'est lui qui a du poser la photo ici. Je m'assois dans mon lit et regarde encore la photo. Peu à peu, mon cœur se gonfle d'amour pour ensuite devenir la chose molle qui me fait mal depuis quelques jours. Une larme tombe sur la photo et je l'essuie rapidement.

" Mince. "

Je regarde encore une fois la photo et dépose un baiser dessus. Je n'oublierais jamais Harry. Dire que nos derniers instants passés étaient ici, nous étions nus dans les bras l'un de l'autre, fous amoureux et je venais de lui donner ma confiance entière et lui la sienne. On ne peut pas finir notre histoire comme ça c'est juste impossible.

Je regarde la photo encore longuement, puis la remet dans le tiroir. Si je dois quitter Harry maintenant, je veux les plus beaux souvenirs de ma vie.

Je me débarrasse de mon pyjama pathétique puis enfile un jean trouvé dans le fond de mon armoire et un simple pull. Après avoir enfilé mes chaussures, je sors discrètement de ma chambre. Par chance, la porte ne grince pas et les escaliers non plus. Je descends sur la pointe des pieds et une fois face au porte manteau, je met ma veste et mon écharpe. Ensuite et avec précautions, je tourne la clés dans la serrure et sors de la maison, tout ça sans faire aucun bruit. Après avoir refermé la porte, je prends le vélo qui est dans la petite cour à l'avant de la maison, ma mère l'utilise tous les dimanches quand elle fait son sport, elle dit qu'elle fait plus de 20km. Je grimpe dessus, ajuste la selle puis appuie sur les pédales. Me voilà partie.

Relation" hsLisez cette histoire GRATUITEMENT !