Chapitre 2

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      Je n'ai plus aucune raison de me battre, de courir et pourtant mon sang me bas aux tempes. Je prends finalement une grande inspiration après avoir basculé sur le côté pour recracher l'eau qui a noyé mes poumons.

    Ma tête me fait mal, mon ventre est meurtri par la douleur, mes poumons me brûlent. 

     Mes yeux décidément et irrévocablement fermés tout comme mes poings, l'un sur mon ventre l'autre sur ma tête. Je sens quelque chose sur mon dos faire des allés retour sur celui ci. Une main, celle ci appuies quand elle remonte.

« T'es vraiment une folle, toi. »

     Dit une voix masculine, sûrement devant moi. Mes muscles sont  tétanisés et ma peau brûlée sur l'un de mes côtés. La douleur me replonge dans les tréfonds de l'inconscience.

    Cette fois ci, à mon réveil je peux ouvrir mes paupières. Je suis vêtue d'une longue tunique blanche comme dans les hôpitaux. 

     Je prends une bouffée d'air et déglutis en constant une bouche très sèche. 

     Ironique quand on sait que j'ai faillis me noyer. Des petites décharges me vinrent de mon avant bras où je découvre un cathéter relié a diverses perfusion. La chaleur du lieu devint peu à peu insupportable, mes mains redeviennent moites et mon front se pare de quelques gouttes de sueur. Mes poumons deviennent eux aussi bien plus douloureux. 

     Je serre poings et dents sous la douleur nouvelle qui irradie mes veines. Plus le temps passe plus la douleur devient insurmontable. Je me mets a trembler et mes muscles a se tétaniser. Ma main opposé au bras perfusé vient essayer de les arracher mais sans savoir comment, un homme apparaît face à moi. 

     La panique doit se lire au travers de mon regard car il m'intime le silence, un doigt posé sur ses lèvres. Une nouvelle vague de douleur me déchire et me vole un cri. Je n'ai jamais demandé a être ici, pourquoi moi ? 

    L'homme quitte ses lunettes de soleil révélant de jolis iris aux allures turquoises. Mon souffle se met a trembler lorsqu'il dit.

« Je m'appelle Stéphane, il faut que tu inspires. Si tu les enlèves, la douleur sera pire. Je vais augmenter la morphine. »

     finit il tout en tendant une main vers l'une des poches de perfusion. Il clique sur un petit bouton et le flux de liquide augmente en soulageant presque instantanément mes muscles.

« Com.... Combien de temps ? »

    Je demande entre deux spasmes douloureux. Il secoue la tête qu'il relève lors d'un bruit comme si quelqu'un déverrouille une porte. 

     Stéphane disparut alors de mon champs de vision et me laisse seule avec un homme plus vieux que je reconnais. L'homme sur la falaise. Je recule dans mon lit autant que mes articulations meurtris me le permettent. Il aborde le même mouvement que moi sur la falaise, levant ses paumes vers moi et affrontant mon regard une fois la porte refermée. 

     Une violente décharge se diffuse dans mon corps si bien qu'entre la douleur et la peur, je sombre une nouvelle fois dans l'inconscience comme si c'était une nouvelle habitude.

     A mon réveil, l'homme de la falaise est toujours face à moi. Mon cœur se remet a palpiter quand il s'avance au niveau de mes pieds. Il aborde une nouvelle fois son sourire exaspéré avant de dire avec un fort accent « J'ai oublié de me présenter, mais tu as été légèrement plus vive que prévu. Enfin, je m'appelles David, enchanté.

- Contrairement à moi. »

      Je rétorque au tac au tac et puis, comment ça il avait prévu que je serais vive ? Dans quel monde de fous suis je tombée ? Je remarque a cet instant que la douleur a subitement disparu.

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