Nico Teen Love

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Titre d'une chanson de BB Brunes.

Coucou, en ce premier jour de 2018 j'avais envie d'écrire un texte. J'avais l'idée de base mais je ne savais pas où le publier alors je l'ai écrit ici. Je ne sais pas s'il va vous plaire, mais j'espère en tout cas. Dites moi ce que vous en avez pensé. Je vous remercie du fond du cœur pour les plus de 4 000 vues. C'est  juste énorme. Je vous souhaite une belle année à tous et une bonne lecture !

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T'étais belle t'sais. T'avais ce p'tit sourire mais tes yeux étaient tristes. J'savais reconnaître quand t'allais bien et quand ça allait pas. C'que je préférais c'était t'regarder dormir. Tes cheveux éparpillés sur l'oreiller, tu semblais si innocente, si apaisée. J'pense que j'me suis aperçu trop tard que j't'aimais.

Tu te vernissais toujours les ongles de pieds et jamais ceux des mains, j'ai jamais compris pourquoi mais t'aimais ça. Tu savais qu'c'était pas forcément bon pour toi, mais tu t'en foutais. « On crèvera tous un jour. » tu m'avais dit avant de m'embrasser. Tes lèvres étaient rouges vives ce soir-là et j'voyais qu'le bout orangé de ta cigarette au bout d'ta main dans la nuit noire. T'avais soufflé la fumée avant de me tendre la cigarette en riant. Il s'est mis à pleuvoir et, alors que j'tirais mes taffes lentement, tu m'as attrapé les mains et tu m'as fait dansé sous la pluie. Ton rire éclatait dans la nuit silencieuse et bordel, qu'est-ce que j'aimais ce son. J'aimais t'entendre rire. C'était la plus belle mélodie du monde à mon oreille. Tu riais pour rien. Tu riais pour tout. J't'aimais vraiment en fait.

Quand t'avais pleuré, y avait des traînées de mascara sous tes yeux qui avaient rougis. J'aimais pas t'voir pleurer. C'est pour ça que j't'étouffais presque contre moi quand tes larmes coulaient. J'pouvais pas voir ça. Après, faut dire qu'tu pleurais pas souvent. Tes sentiments tu les gardais pour toi. J'crois les autres pensaient qu't'avais pas d'cœur. Ils t'voyaient comme une fille froide, sans sentiment. Y savaient pas les gens comment t'étais avec moi.

J'crois que j't'ai jamais autant aimé que le soir où on a fait l'amour toi et moi. T'étais un peu bourrée, j'avais un peu trop fumé. Mais bon dieu qu't'étais belle. Ton corps entier m'donnait envie. Il pleuvait c'te nuit là. Ça frappait contre ton velux. Tu l'avais ouvert et les gouttes d'eau coulaient sur nos deux corps. Mais j'en foutais. En fait j'me foutais de tout tant qu't'étais là. Et là, tu l'étais. Tout contre moi.

J'crois que j'me suis jamais senti aussi mal que les jours qu'ont suivi. T'étais partie l'matin et j't'ai pas revu pendant une semaine et j'ai espéré t'revoir. J'ai arrêté d'attendre au bout d'une semaine. Chacun des messages que j't'envoyais était sans réponse. T'es revenue deux semaines plus tard. Tu m'a rejoint dans notre parc et y faisait déjà nuit. Avant que j'comprenne quoique ce soit, tu m'as embrassé. J'ai reconnu ton parfum. Ton corps se pressait contre le mien. Et j'me suis mis à pleurer tout en t'embrassant. Toi aussi t'as pleuré. Qu'est-ce qu'on paraissait bête dans c'parc. T'avais toujours le même parfum, toujours le même p'tit sourire et toujours tes yeux tristes. Et t'étais là. Après trois semaines sans nouvelle t'étais là.

On n'a plus rien dit cette nuit-là. On s'est embrassé beaucoup, beaucoup trop p't-être bien. J't'ai pas dit que j't'aimais. Tu l'as pas dit non plus. On s'embrassait et on regardait les étoiles. J'aimais t'voir observer les étoiles. T'avais les yeux qui brillaient de la même façon que quand tu me regardais. Tu les regardais puis tu m'embrassais, puis tu les regardais encore et tu m'embrassais encore. Bordel qu'est-ce que j't'aimais dans ces moments-là !  On n'a pas r'parlé de notre nuit à deux. On n'en a plus jamais parlé de toute façon. À un moment, t'as allumé une cigarette. Tu tirais une taffe puis tu m'la tendais. On s'est partagé tes cigarettes cette nuit-là jusqu'à c'qu'il n'en reste plus aucune. On a fumé, on s'est embrassé, on a regardé les étoiles, on a souri, on a pleuré. Et j't'ai aimé. Beaucoup trop.

J'aimais bien comment t'étais l'matin. Encore endormie, encore innocente, encore les yeux souriant. Tes yeux et tes lèvres c'étaient les deux choses que je préférais j'crois. Y avait aussi ton rire et ta façon de penser. Tu réfléchissais pas comme tout le monde, tu réfléchissais comme personne en fait. On aurait pu inventer un nom pour ta façon de penser. Et comment tu dansais aussi. Ouais, j'aimais comment tu dansais. Tu dansais comme personne. Tu dansais qu'sur des vieilles chansons en t'demandant pourquoi t'étais pas née à l'époque d'tous ces groupes. Tu souriais toujours quand tu dansais c'est p't-être pour ça qu'j'aimais t'voir danser. Souvent, tu m'attrapais les mains et tu m'entraînais dans ta chorégraphie. Souvent tu finissais hilare et tu t'laissais tombée sur le lit. J'tombais ensuite près de toi et on s'regardait les yeux dans les, yeux. Et on s'embrassait.

T'avais trois ans de plus qu'moi. T'avais ton propre appart'. J'aimais v'nir chez toi. Y avait ton odeur partout, dans chaque pièce. C'que j'aimais aussi c'était allé dans la salle de bain après toi. Ça sentait ton savon. Alors, à peine j'étais rentré j'resortais. J'allais dans ta chambre. T'y étais et quasiment tout l'temps tu n'avais pas encore mis ton t-shirt. J't'embrassais alors la clavicule, puis l'épaule, puis la nuque. Puis j'repartais me doucher. Chez toi, y avait toujours d'la musique. « J'aime pas l'silence. » tu m'avais expliqué entre deux taffes de cigarettes. Y avait tous tes vieux groupes qui passaient en boucle. Parfois, tu fermais les yeux et tu chantais les paroles. T'avais une voix un peu rauque, abîmée par la cigarette, t'avais une voix à la Janis Joplin, et quand tu chantais bordel ça rendait bien. Et dans ces moments-là j't'aimais un peu plus encore, si c'est seulement possible.

Tes cheveux avaient eu toutes les couleurs possibles et inimaginables. J'aimais passé mes mains dedans pendant que j't'embrassais. Ils avaient jamais été bien longs mais j'les aimais bien. Ils étaient doux, j'sais pas comment tu faisais. Ta peau aussi était douce. En fait, tout de toi était doux. C'est juste qu'tu t'étais créée une carapace. T'aimais pas qu'on soit en public sauf dans l'parc. C'est pour ça qu'on allait chez toi.

Y avait cette odeur de parfum mêlée à celle de la nicotine chez toi. Y avait qu'du thé et d'l'alcool dans tes placards. J'buvais trop. Tu fumais trop. Ensemble on formait un trop mais c'trop là, j'l'aimais bien. C'était toi et moi.

Alors, j'comprends pas pourquoi t'es partie. J'aurais pas du tant m'attacher j'crois. J't'aime. J'peux te le dire maintenant. C'est p't-être pour ça qu't'es partie. Parce que j't'ai dit que j't'aimais. Mais ça m'bouffait d'l'intérieur de pas t'le dire. Fallait qu'ça sorte. T'sais où me trouver quand tu t'en s'ras remise. J't'aime et j'peux rien faire contre ça.

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