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Ciara - Paint it, Black (Audio)


   New York n'avait jamais été aussi belle. La nuit, c'était ,comme si, la désordre se masquait. Certaines fois, le visible  pouvait devenir pesant durant le jour. La nuit, au contraire, la sérénité vivait. C'était l'invisible qui s'exprimait le mieux. Les ombres des buildings dévorait le ciel. Si, à New York, on cherchait les étoiles, le mieux était encore de se rendre à Central Parc. Après la fermeture, tout est beaucoup plus apaisant. Ne reste qu'à entendre les bruits des feuilles fremissantes sur les arbres. C'était une habitude de m'allonger sur les pelouses interdites, à l'abris d'un grand chêne et de contempler la voute céleste. 

  Après les  montagnes de ciment, se cachaient un autre monde, beaucoup moins violent et effrayant. C'était à plusieurs milliers d'années lumières que les étoiles m'envoyaient cetteb discrète lumière et pourtant si grandiose. Et moi, face à cet océan céleste, je me laissais allée à des pensées bien plus ridicules. Une brise vint caresser mon visage. Je respirais, enfin. Qu'étais-je face au monde? A part un grain de sable perdu dans le désert. De ma place, le monde me semblait si grand. Le temps me rattrapa et je dû me résoudre à quitter mon îlot de tranquilité.

Central Parc m'était si familier. Aucun chemins ne m'y étaient inconnu. C'était l'endroit où je me sentais vivre. Oui, c'était un peu comme ma seconde maison.

- Pourquoi avais-je besoin de partir, m'exaspérais-je !

   D'un regard rêveur, j'observais un dernière fois le ciel avant de rejoindre la civilisation, où lever la tête pouvait s'avérer être dangereux. D'un pas pressé, je retournais à la vie humaine, dans ce quartier, noyé de bruits, d'odeurs noséabondes et de lumières artificielles. Les rues, comme d'habitude, étaient remplies de monde remplie de monde et où les lumières artificielles me brulaient la rétine, la nuit se dégradait. Direction la première bouche de metro, je dus patienter 25 minutes avant d'arriver à ma destination.Me voilà, à SoHo, l'ancien quartier dédié à l'industrie textile, mais qui aujourd'hui est l'un des lieux les plus classes de la grosse pomme, avec ses nombreuses galeries d'art, restaurants branchés et boutiques de fringues luxueuses, on y va pour se perdre en général.

  Mais, c'était surtout LE quartier de New York idéal pour les accros du shopping. Mais le plus important était que on y servait l'un des meilleurs cappuccino de la ville avec des scones new yorkais. Tant bien que de mal, je voulais rejoindre mon lieu de rendez-vous mais la vague de monde me ralentit.Difficilement, je me faufilais à travers la foule.Brusquement,un homme me bouscula violement. Essoufflée, je manquais de tomber. Ma respiration se bloqua, mais les gens continuaient de me pousser, je n'eus pas l'occasion de faire une pause. poussaient. Quelle idée de venir dans un tel quartier ? J'y réfléchie toujours et ne trouve qu'une réponse.

Devant l'entrée d'un bar populaire de Manhattan, où tout le monde cri, se trouvait un jeune homme du même âge que le mien, il avait l'air si à l'aise avec cette fille à ses côtés. Moi encore coincée dans la foule, je l'apercevais, puis en m'éclipsant de la masse, son regard croisa le mien. Il me répondit par un sourire gêné et de ma part, je jetais un regard vers la fille qui lui caressait les cheveux. Il semblerait que mon petit ami soit bien occupé. C'est à ce moment, que je me mettais à regretter d'avoir commencé à sortir avec lui, on était si différent. Moi, la bizarre et lui le beau gosse, un mélange qui chez nous ne fonctionnait absolument pas. Un peu saoule, il me dit :
« - Eh Mia ça fait un moment que je t'attends ??
- Désolée Josh, j'étais coincée dans les transports en commun !
- Ah cool ! »
A cet instant, je compris à quel point il ne s'intéressait pas à moi. Bien sûr, je ne m'attendais pas à ce qu'il soit devin mais j'imaginais qu'il aurait pu s'inquiéter pour moi, après deux heures de retard, en général, ce ne sont pas forcément les transports en communs qui nous sautent aux yeux. Et bien sûr, il ne remarqua pas à quel point, ses paroles réussissaient à me blesser. Comme chaque personne dans cette ville, il me jugeait et son visage passa de l'amusement au dégoût :
« - Mia ! Pourquoi as-tu mis ses vêtements là ? On dirait que tu es insociable ! Je te préfère bien plus en robe ! »
Toujours silencieuse, j'observais ma tenue à mon tour. Un jean suivit d'un pull noir, c'est vrai que je n'étais pas « sophistiquée » mais au moins je n'avais pas froid comme la fille à côté de lui. Tandis qu'il finissait son verre, il me dit :
« - Bon écoute ! Si je t'ai appelé c'est qu'il faut qu'on parle ! »
C'est bien ce que je me disais aussi. Non sans surprise, je m'attendais clairement à me faire larguer et de mon point de vue ça m'arrangeait légèrement :
« - Je t'écoute..., disais-je tout en jetant un regard au monde autour de nous.
- Eh bien... J'ai plus de sentiments pour toi... En fait, j'ai l'impression que notre couple est plat, il n'y a aucun sens...
- En même temps si tu t'intéresserais à moi..., murmurais-je tout bas.
- Quoi ? Bref tout ça pour te dire que j'ai rencontré quelqu'un... »
Pourquoi... ça ? Un scénario débile avec aucun rebondissement, on dirait une série de télé à l'eau de rose pour les grands-mères. Cet homme n'avait aucune originalité. Même pour larguer sa copine il faisait comme tout le monde. Je devrais rester neutre, ou rire mais pour une raison qui m'échappe, des larmes coulent sur mes joues. Tandis que j'essayais doucement de les retenir, je ressens la tristesse des derniers jours me remontaient à pleine gorge, et me voilà à sangloter en public :
« - Oh, eh ta réaction est un peu exagérée, je me trouve bien sympa parce que j'aurais pu le faire par sms. »
Quel gentleman, il aurait pu aussi m'empêcher de me faire venir ici pour me larguer. Il connait mon adresse, je ne voyais pas où était le problème. Mais concentrée à essayer de stopper mes larmes, je redoute le regard des autres. Alors que Josh commençait à avoir honte de moi, il me dit de la plus « sympa » des façons :
« - Ecoute regarde toi et tu comprendras ! Tu n'es pas waouh... Devant toi, on ne pose jamais les yeux. Vue ce que tu portes en même temps, faut pas non plus s'étonner. Surtout tu as cette manie bizarre de rester discrète et seule. Si tu montrais un peu plus tes sentiments, on te traiterait moins d'insensible. Stop arrête de pleurer, tu ne me retiendras pas comme ça !
- Mais c'est pas pour toi que je pleure connard, disais-je tout en le giflant »
La rage au ventre, j'observais que le monde autour de moi s'était retourné au son de la claque. Je soupirais d'exaspération avant de partir loin de Josh. Décidemment, ce n'est pas trop mon jour, ni mon mois ou je crois peut-être mon année.
Alors que j'essayais de cacher mes larmes, je traversais la route sans regarder où j'allais. La capuche reposée sur ma tête, avec stupeur je remarquais les fards d'une voiture qui me frôlèrent de justesse. Mon cœur fit un bond dans ma petite poitrine, je me sentais vraiment ridicule.

Sur le trottoir, alors que définitivement, j'essayais de me créer un passage à travers la foule, un énorme bruit retentit. Quelque chose qui ressemblait à une détonation. Tout le monde s'était arrêtait, comme si chacun savait ce qu'il voulait dire, des coups de feu venait de retentir dans la foule. Une personne hurla. Tout le monde se jeta des regards apeurés et c'est au deuxième coup de feu que la foule paniqua. Dans une rafale de balles, les gens couraient dans tous les sens pour éviter les balles venant de deux hommes armés de kalachnikovs. Sous mes yeux, je vis de nombreuses personnes tomber sous les coups et j'entendis alors leurs cris de guerre annonçant notre mort. Terrifiée, j'essayais de courir tant bien que de mal, esquivait des corps mais alors que je fuyais avec une femme qui devait à peu près avoir le même âge que moi. En à peine quelques secondes, tout se passa extrêmement vite, je vis une balle lui traverser la poitrine, son corps tomba devant moi et déstabilisée, je m'effondrais sur le sol. Les gens ne faisaient aucunement attention à moi et commencèrent à me piétiner. Même en hurlant, ils ne me voyaient pas, en fait personne ne me voyait jamais. Tout mon corps se recouvraient de coups de pieds et épouvantée, je tentais du mieux que je pouvais, me protéger le visage. La foule s'était dissipé et le temps se ralentit. Plus d'une centaine de personne se trouvait à terre dans le même état que moi. Soudainement, nous entendions, les terroristes rechargeaient leurs pistolets. L'un d'eux s'approcha d'une vielle dame. Le canon de son arme vint caresser son front et devant mes yeux horrifiés, il la tua. Du sang coula sur les pavés et encore plus choquée, je me mis à sangloter. De cette horrible manière, lâche et monstrueuse, ils se mettaient fusiller toutes les personnes proches de moi et un par un. Certains tentèrent de fuir mais aucun d'eux ne s'en sortit vivant. Un jeune homme essaya discrètement d'appeler les secours mais il se fit fusiller sur le champ.

Moi, je me retrouvais être dans les dernières victimes a avoir assisté au massacre, mon corps était couchée dans une mare de sang. Tremblante de peur, je faisais semblant d'être morte. Quand l'un des deux hommes s'approcha de moi, je stoppai ma respiration et ne bougeais plus. Les secondes se changèrent en heures, il m'observait attentivement et dans un geste brusque, il me donna un violent coup de pied dans le ventre. La douleur puis la peur m'emportèrent et désemparée, je fondis en larmes. Soudainement, il m'attrapa par les cheveux et me força à me mettre à genoux. Mes larmes débordaient de mon visage et mon corps tremblait de peur. Je le suppliais, essayais du mieux que je pouvais de retenir son geste. Mais je perdis ma voix lorsque je sentis son pistolet me caresser le front, je l'entendis commencer à prier, ses doigts sur la détente de l'arme se posèrent et comme un réflexe, je fermis les yeux. Un coup de feu retentit dans le silence de la rue mais lorsque mes yeux se rouvrirent, le corps de mon tueur se trouvait au sol. Tout se passa ensuite à une vitesse fulgurante, je tentai de m'enfuir mais encore conscient, il réussit à me tirer dans le ventre et l'épaule. Déstabilisée, je m'effondrais face contre terre. Ma vue se flouta de plus en plus et dans la brume de mes larmes, je sentis deux personnes accourir vers mon corps. Avant de perdre conscience à travers tous ces formes inexactes ressortirent une teinte de rouge sombre m'évoquant bizarrement la couleur du sang.

Le coin des licornes :
Bienvenue à toi chère petite licorne, j'espère que ce chapitre t'as plu et que ça t'encourage à lire la suite! N'hésite surtout pas, à me dire des ressentis... Bref, merci d'être arrivé déjà jusqu'à là!

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