Chapitre 38

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J'arrête la voiture devant un salon de coiffure, ma plus grande crainte concerne le club de combat que je vais rejoindre, je risque de perdre ma couverture car ma perruque ne va pas tenir contrairement aux lentilles. Je vais être obligé de faire une couleur, liant mes actes à mes pensées, j'enlève la perruque et les attaches qui maintenaient mes cheveux en place, je ferme la voiture et entre dans le salon décidée.

- Buenos días, querría hacer un color con mis cabellos. (Bonjour je voudrais faire une couleur à mes cheveux) Demandais-je

L'homme acquiesça et d'un signe de main me fit signe de m'installer ce que je fis après avoir posé mon sac à mes pieds.

C'est pour la bonne cause.

___

- Querida! ¡ Que es donde hiciste con tus cabellos! (Chérie qu'es que tu as fait à tes cheveux!) S'écria Rafaella en me voyant entrer

J'entendis Mia m'interppeler puis elle se dressa pour toucher mes cheveux. Rafaella m'apporte l'ordinateur portable, je regarde la notification et en grimaçant, c'est le club. Je me pose sur la chaise près de ma fille et ouvre la conversation, Rafaella se place près de moi le regard rivés sur l'écran.

- Dicen que se recibió un paquete. (Ils disent qu'on a reçu un colis.) Déclarais-je

Elle se leva et se dirigea vers la commode face à nous. Rafaella sortit un carton qu'elle posa sur la table devant moi, je reporte mon attention sur l'écran en terminant de lire le message.

"Tu dois venir dans cette tenue, met la et va au point de rdv, des hommes t'attendront et te conduiront au club.

Ce message ne nécessite pas de réponse. "

Je prend un cutter et ouvre les rabats du carton, j'en sort un short de sport noir ainsi qu'une brassière de la même couleur et des bandages pour les mains.

Ils ne font pas les choses à moitié.

Je me tourne vers l'entrée où un claquement de porte retentit, les parents d'Aaron venaient de faire leur apparition.

- Où étiez-vous? Demandais-je

Ils ne me répondent pas et me fixent avec dédain, notamment Marianne, la mère. Lorsqu'ils entrent dans une autre pièce je me tourne vers Rafaella qui hausse les épaules, je reporte mon attention sur le carton et pose les vêtements dedans. Je monte à l'étage après avoir embrassé Mia sur le front, je m'enferme dans ma chambre et enfile mes vêtements de sport et m'attache les cheveux, je prend des baskets et une veste. Ma porte s'ouvre et je tourne la tête, Marianne la referme derrière elle tandis que je passe la main dans mon dos et enroule mes doigts autour du canif posé sur ma commode.

- Qu'es qu'il y a?

Elle sort un pistolet et le braque sur moi, j'entends un cris dans les étages du dessous.

- Qu'es que vous faites? Demandais-je paniquée

Je relâche mon arme lorsqu'elle me force à lever mes mains en l'air et à me mettre dos au mur. Elle me pousse dehors, je vois Mia blottie contre Rafaella, son mari se tenait face à elles une arme dans la poche, Marianne me poussent vers eux, je fais volte face tandis qu'elle sort son portable qu'elle place devant son visage. Je compris qu'elle attendait qu'Aaron décroche, lorsque son visage apparut sur l'écran ses sourcils se froncèrent, l'homme braqua son arme sur nous, je me place par réflexe devant ma fille.

- Merde mais qu'es que vous foutez! Gueula-t'il
- ‎Dit nous où est le traceur. Le coupa t'elle d'un ton sec

Il les regarde tour à tour, son regard se pose ensuite sur nous, je sursaute en entendant un bruit dans le jardin, personne ne semblait l'avoir détecté, j'avais la désagréable impression que nous n'étions pas seuls.

- Alors? S'impatiente son père

Une ombre passe devant la fenêtre, une deuxième, mon regard s'arrête sur la porte.

- Très bien tu me laisses pas le choix. Gronda-t'il

Il m'attrape le bras sous les cris de supplice de Rafaella qui serrait Mia contre elle.

- Arrête! Le menaça Aaron

Un nouveau déclic retentit et cette fois je ne suis pas seule à l'avoir entendu. Le père d'Aaron me lâche et se dirige vers la fenêtre, je fais signe à Rafaella de partir de la pièce avec Mia en voyant que l'attention des conjoints étaient dirigées sur la source du bruit. Je recula lorsqu'elles partirent et que le père s'approche de la fenêtre, j'entends Aaron se disputer et hurler après Marianne.

Un silence se fit lorsque son mari ouvrit la fenêtre son arme à la main. Lorsqu'il se tourne vers nous plusieurs tirs déchirèrent le silence et son corps se convulse aussitôt, du sang sort de sa bouche, il finit par s'écrouler au sol. Mort. Marianne lâche son portable, je le ramasse aussitôt et le relâche en m'apercevant qu'elle a raccroché.

Un chargement d'arme retentit derrière moi, je me lève lentement et me retourne, elle s'est placée contre le mur pour ne pas se faire blesser, des larmes dévalent ses joues tandis que je baisse les yeux vers son mari.

- Tu ne sortiras pas vivante Carter. Lâcha-t'elle d'une voix chevrotante
- Vous non plus, on ne sait pas qui est dehors alors lâchez cette arme Marianne. Répondis-je

Sa voix devint caverneuse et elle se met à rire en secouant la tête, tandis que je sens mon dos heurter le mur.

- Oh je vais faire bien mieux que lâcher cette arme... Commença-t'elle

Je ferme les yeux, sa décision me parut une éternité, un tir retentit. Je me crispe, puis un deuxième, ne sentant aucune douleur j'ouvre les yeux, ceux de Marianne sont écarquillés elle chancelle et avant que je ne comprenne ce qu'il se passait elle tombe à son tour au sol raide.

Je relève la tête et croise le regard de mon sauveur.

- Nous protégeons et surveillons nos recrues mademoiselle Rodriguez.

Criminal [Tome 2]Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant