20## Heart attack

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Cécile : Cadi dégage de là avec ton grros frond !

Cadi : Et toi et tes grosses DENTS on en parle ?!

Oh. My...mais c'est quel genre d'enfants ça ?... Une soirée pyjama ensemble ca termine jamais bien. L'année dernière on s'était retrouvé au commissariat apres un club de streap tease, je ne sais comment.
Mais là comme vous pouvez le voir tout était sous contrôle. J'avais même fermé la porte a clé.

- La soirée d'hier était top...

Cécile s'est tourné vers moi après avoir lancé un scarface a Cadi. Elles me faisaient trop rire.

Cécile : mmh Yes girl! Ou étais tu avec Tomas le sex appeal !?

- Oh mon dieu Cécile !

Cadi : Ne mêle pas Dieu mon père a votre conversation d'enfants de Satan !

- Cadi c'est quoi ton problème même ?

Cécile : Tchiip, "enfants de satan" c'est toi qui est dangereuse avec ta sorcellerie ! Regarde son front on peut écrire dessus !

Cadi m'a regardé choqué, je me retenais de rire. Pauvre bébé Cadi.

- Sinon... Tomas et moi on est amis et-

Cecile : Bahaahahaaaa j'ai cru, j'ai cru que tu avais dit- qu'est ce que tu as dit ?

- On est a-

Cadi : Meuf que quelqu'un baise ce dieu grec bordel de merde !

- "Enfant de satan"...?

Cécile : Ce dieu Norvegois-

- Norvègiens...

Cécile : c'est la même, Amber est prête a sauter sur lui en tout cas...

- Cool.

Elles m'ont toutes les deux regardées.

- Oh, ça y est, je vous déteste toutes les deux.

☀️ ☀️ ☀️

Une semaine et nous sommes tous en vacances. Et qui dit vacances dit match de fin du mois. Mon frère, Rémi et Tomas jouait ce soir. Nous étions Mercredi soir. Les garçons s'apprêtaient a aller se changer.
Il y avait toujours ce malaise entre Tomas et moi, mais rien de si grave. Depuis Lundi Amber n'arrêtait pas de faire son intéressante devant lui. Elle rigolait pour rien, touchait son bras ou son torse, le complimentait h24. C'était la façon a Amber de "draguer" un mec. On lui a toujours dit que c'était pas la bonne manière et qu'elle ressemblait plus a une allumeuse mais apparemment elle n'a toujours pas changé. Et connaissant Tomas ce n'est pas quelque qui lui plaira. C'est comme maintenant, il vient de faire une remarque débile a son habitude et elle vient de rire comme si c'était la blague du siècle. Je t'aime Amber mais c'est gênant.

J'embrasse mon frère et Rémi mais pas Tomas. Je me contente de lui sourire. Je crois qu'il n'a pas trop apprécié. Il est venu me murmurer en passant :

Tomas : Si tu veux qu'on soit amis, agit au moins comme une amie.

Ils sont partis vers les vestiaires après ça. Je pouvais pas me rapprocher physiquement de lui, c'était pas possible. Tomas avait pas l'air dans son assiette, il était pâle, avait les yeux rouges et des cernes.
On s'est installé dans les gradins avec tout le lycée. Il y avait un bruit pas possible. Les danseuses ont fait leur prestation, Cadi faisait partie de l'équipe de danse et elle était recouverte de paillettes bleus, elle était trop belle. Puis les garçons sont entrés sur le terrain en courant.
Mais quand j'ai vu Tomas mon cœur a commencé a battre plus fort. Il avait pas l'air très bien. Je pouvais que m'inquiéter.

- Il...il ne va pas bien.

Enzo : Hein ?

- Il ne va pas bien !

Enzo : qui ?

Les lumières étaient encore éteintes, Tomas a commencé a vaciller et le coach lui criait dessus pour qu'ils commencent. La foule a commencé a se rendre compte de quelque chose. Tomas criait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Moussa m'a regardé juste après ça. La musique s'est coupée. Je me suis levé pour mieux voir. Il attrapé sa tête et la chose que je redoutais le plus, il s'est écroulé tenant son cœur.
A ce moment la mon coeur a moi n'était plus. J'ai bondi de ma place, sautant les bancs et en traversant tout le terrain a toute vitesse. Je n'ai même pas réalisé que j'étais en pleur.
J'ai attrapé son visage, touchant son torse. Il suffoquait, comme si il lui manquait de l'air puis il a soudainement arrêté.

- Tomas ? TOMAS?! APPELEZ UNE AMBULANCE !

J'ai croisé le regard de mon frère qui avait les larmes aux yeux.
L'ambulance est arrivé 10min après. Je sentais plus son cœur dans sa poitrine.
Je suis rentré dans le camion avec lui et Moussa, je lui tenais la main.
Il lui on mis un masque d'oxygène et ils ont commencé a le réanimer.
Mais rien ne se passait et l'ambulancier criait des choses incompréhensibles.
Puis il m'a regardé l'air désolé.
Mes pleurs ont redoublés de volume.

- Non, non, non !!

Je me suis rapproché de son oreille.

- Écoute moi... bien... Tu n'as pas le droit de me faire ça Tomas... Je t'interdis de me laissé ! J'ai besoin de toi ! BATS TOI ! JE T'EN SUPPLIES BAT TOI... Je te jure que si... Si tu me laisses... Si tu me laisse...

Et je suis resté là attendant n'est serait-ce qu'un seul battement de cœur dans la poitrine du garçon qui faisait battre le mien.

𝐄𝐈𝐆𝐇𝐓𝐄𝐄𝐍.Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant