The Second

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« JiHoon, attrapes ma main ! », s'écria WooJin

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« JiHoon, attrapes ma main ! », s'écria WooJin.

C'était moins une. Un peu plus et ils se faisaient attraper.

« Fais attention un peu ! s'exclama le brun, exaspéré par le manque de sérieux de son camarade.

– J'y peux rien ! C'est la blessure de la semaine dernière qui m'empêche de marcher correctement ! se défendit l'autre.

– C'est pas normal qu'elle te fasse encore mal, marmonna son ami. Normalement, ça n'aurait duré que trois jours...

– Tu réfléchis trop WooJin. Je suis sûr que c'est rien.

– Tu m'as dit la même chose, l'année dernière, quand je vous ai dit qu'il y avait du bruit dans la maison, et les jours d'après, quand je voyais des trucs bizarres ! Regarde où on en est maintenant ! On fuit des créatures toute la journée depuis des mois, on risque nos vies tous les jours ! Alors arrêtes de me dire que c'est rien JiHoon, c'est pas rien ! Si ça se trouve, demain tu seras déjà mort, comme tous les autres ! »

En effet, depuis le jour où les garçons avaient regardé ce fameux film d'horreur, l'année précédente, la situation avait bien changée. Ça ne s'était pas arrêté aux simples bruits que WooJin avait entendus dans son habitation. Les jours suivants, à peine il sortait dehors, et il devenait témoin d'apparitions étranges. Puis au fil des mois, cela devenait de plus en plus fréquent, jusqu'à arriver au drame : le monde avait été infesté par des créatures détruisant tout sur leur passage. Après de longues recherches, on avait pu apprendre qu'elles changeaient de forme à chaque levé de soleil : zombies, chimères, animaux sauvages... Mais elles étaient rarement inoffensives. Voilà pourquoi les trois amis fuyaient, ayant déjà perdu tout ce à quoi ils tenaient. Il leur restait seulement un sac chacun, et la compagnie des autres, les seuls sur lesquels ils pouvaient compter.

« Arrêtez de gueuler ! hurla SungWoon à travers la paroi qui le séparait de ses camarades. Vous allez nous faire repérer !

– C'est toi qui parles ? répondirent en chœur les deux autres.

– Si on meurt, je vous préviens ce sera de votre faute !

– Bon, comment on sort d'ici, monsieur je-sais-tout ? demanda JiHoon à celui qui était dans l'autre pièce.

– Qu'est–ce que j'en sais moi ? C'est pas moi l'éclaireur ici ! C'est le job de WooJin ça !

– WooJin comment on sort ? répéta donc celui aux reflets roux.

– Bonne question... répondit-il en baissant la tête.

– C'est une blague ?! Non mais quel boulet !

– Qu'est–ce qu'il y a ? s'exclama le châtain qui n'avait pas entendu sa réponse.

– Je sais pas comment on sort ! T'es content ? hurla le brun. En attendant, si JiHoon m'avait pas fait perdre du temps, je saurais comment faire !

– C'est ma faute maintenant ?!

– Stop les deux ! s'écria SungWoon. Je trouve un moyen pour vous rejoindre et on voit ensemble.

– Okay, mais dépêche. »

Le châtain arriva enfin, après des minutes qui parurent comme des heures pour les deux autres. Il leur fallait un endroit en sécurité. Or, ce bâtiment n'en était malheureusement pas un. Les créatures grouillaient partout, ils ne seraient pas tranquilles ici. De plus JiHoon était blessé, il fallait analyser et soigner ça correctement au plus vite, sinon il avait peu de chance d'y survivre.

Les trois garçons se postèrent aux fenêtres de la pièce, scrutant l'horizon, à la recherche d'une possible échappatoire. Le problème était qu'ils ne pouvaient pas descendre dans les rues, ce serait trop facile.

« Ç'aurait pas pu être les nains de jardins aujourd'hui ? plaisanta WooJin.

– Ou les courgettes déguisées en ballerines ? rit SungWoon.

– Ç'aurait été tellement plus simple que les zombies, soupira JiHoon.

– On a vraiment pas de chance, se lamenta le brun.

– Si seulement Daniel et Ong étaient encore là, ils nous les auraient démontés en un quart de seconde avec leurs armes, pensa à voix haute le plus petit.

– Malheureusement ils sont plus là, va falloir faire avec. », dit le roux.

Et ils soupirèrent tous, depuis leurs ouvertures sur l'extérieur, regardant les toits de la ville. Il est vrai que leur groupe avait bien souffert. Ils étaient onze au départ. Ils ne sont plus que trois maintenant. La population mondiale en avait pris un coup aussi. Ce qu'il s'était passé dans leur équipe pouvait s'appliquer à l'échelle internationale. Environ soixante-treize pour cent des êtres humains étaient morts dans la bataille.

« Tout ça à cause de ces créatures de merde... marmonna le cadet.

– Qu'est–ce que tu dis ? demanda JiHoon qui pensait qu'il disait quelque chose d'important.

– J'ai dis "tout ça à cause de ces créatures de merde", répéta-t-il.

– Et c'est reparti... souffla l'aîné.

– C'est bon j'ai compris, je vais pas répéter encore une fois le même discours.

– Dieu merci !

– En attendant, on sait toujours pas comment on va sortir d'ici, remarqua l'originaire de Séoul, la tête reposant dans ses bras.

– Ce serait tellement plus facile si les opérateurs n'avaient pas coupé tous les moyens de communication ! se plaint WooJin.

– Quelle bande d'enflures ces mecs ! ajouta le plus petit.

– Ça changera rien au fait qu'on peut pas se servir de nos téléphones, répliqua le premier.

– Ça changera rien non plus au fait qu'on est obligés d'utiliser des vieilles cartes qui datent de mille sept cent nonante-quatre !

– Oui, bah on fait avec les moyens du bord. Arrêtes de faire ta diva SungWoon !

– En parlant de carte, sors-la, on trouvera peut-être un passage, dit l'originaire de Busan.

– Je le ferais, si on l'avait encore ! répondit le châtain. C'est KuanLin qui l'avait je te rappelle.

– Oh... J'avais oublié. »

Un silence s'installa, les trois garçons toujours aux fenêtres du bâtiment, leurs yeux se fermant petit à petit. Décidément, fuir n'était pas de tout repos.

Lump of Nightmares [Wanna One]Where stories live. Discover now