Chapter four

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PDV Léonardo

"Quel con! Quel con! Quel con!" Dis-je en me frappant la tête contre le mur.

"C'est que maintenant que tu t'en rends compte?" Dit Franck en passant par la.

Je viens de faire fuir la seule meuf qui croyait en ma guérison bordel! Qu'est ce que je peux être con par moment. Je l'aimais cette fille, je suis sure que elle aussi m'aimait, elle va le regretter d'être parti si vite.

"Bon DiCaprio bouge toi de la, tu retournes dans ta cellule." Dit un garde en me passant les menottes aux poignets. A quoi beau rester ici de toutes façons, je ne suis pas comme eux.

PDV Marie

Je repris mon service après avoir bu un café avec  les collègues, tout le monde se racontaient des petites anecdotes sur les patients et les dernières nouveautés à l'asile. J'appréhendais mon retour auprès de Léonardo, je me demandais comment il allait réagir en me voyant. Peut être est il très énervé... Mais l'idée qu'il puisse recommencer ses crises me terrorisais.

J'arrive devant sa cellule, pas un bruit ne sort de celle-ci. Un garde cogne sur la lourde porte avant de m'ouvrir. J'entre et aperçois dans l'obscurité l'ombre de Léonardo, il dormait. Ses mains toujours attachées, il est allongé à même le sol, sa tête est légèrement relevé par le mur de béton. Ses cheveux blonds cachent une grande partie de son visage, je pose ma main sur ses cheveux que je descendis jusqu'à son cou en espérant qu'il se réveille. Ses lèvres fines se pinça au contact de ma peau contre la sienne, il ouvrit doucement ses yeux puis inclina sa tête signe de retirer ma main.

"Pourquoi tu es revenues?" Dit-il. Son regard me traversait l'esprit.

"Je n'ai pas peur de toi." Dis-je.

Il se releva et je fis de mêmes, nous nous regardons longuement droit dans les yeux sans rien dire. Jusqu'à que je décide d'interrompre ce silence.

"C'est l'heure de ton rendez-vous chez le psy." Dis-je. Il ne répondit pas et se dirigea vers la porte. Nous nous engageons dans les couloirs, je ne savais pas trop où se trouvait le cabinet de psychologue. Je regardait Léonardo marcher devant moi.

"Ramène moi à ma cellule." Dit-il en se retournant.

"Non! Il en est hors de question!" Dis-je. Je vis sa mâchoire se serrer, sa peau devenait rougeâtre et ses yeux s'assombrissent. Il fit le chemin inverse pour retourner a sa cellule quant je m'interposa devant lui.

"Arrête ou je te taze ! Tu ne me fais pas peur!" Dis-je. Je paraissais ridicule devant ce gaillard de 1m80.

"Vas s'y fais le ! Électrocute moi comme un chien! Fais comme les autres, tu ne vaut pas mieux que!" Dit-il. Ses paroles me blessèrent terriblement, comment peut-il penser une chose pareil alors que je l'ai toujours défendu.

"Pourquoi tu me fais ça?!" Dis-je en le poussant, des larmes coulèrent sur mes joues. Il mit ses mains autour de ma nuque et colla son front contre le mien.

"Je suis fou." Dit-il avant de coller ses lèvres contre les miennes, je voulais le repousser mais quelque chose à l'intèrieur de moi même me faisait d'apprécier ce moment.

Quand il retira ses lèvres je compris l'énorme erreur que je venais de commettre. Je venais d'embrasser mon patient mais en plus de ça c'est un criminelle.

"Je... Je... Enfin.... Tu dois aller à ton rendez-vous..." Dis-je. Il avança jusqu'au cabinet du psychologue sans dire un mot.

PDV Léonardo

C'est la première fois que j'embrassais une fille consentante, ses yeux brillaient après notre baiser. Je le savais, elle m'aime. Je partis vers le cabinet du psychologue, je savais bien qu'elle ne connaissait pas le chemin. Quand je tournais ma tête vers elle elle regardait brusquement le sol d'un air gêné. Nous arrivons devant le cabinet, le médecin m'attendait.

Danger PublicLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant