Chapitre 19

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"Écoute Na' c'que j'essai de te dire c'est pas du tout que je veux la quitter. T'es mon frérot, ma moitié et ton avis compte énormément pour moi tu l'sais. Alors voilà, plus le temps passe, plus je sais qu'elle me convient. J'ai fais des prières de consultations quand j'ai douté et j'en reviens toujours au même. C'est la seule et j'la veux à vie. J'ai mis pas mal d'argent de côté, tout va bien et puis t'es de retour.

Maintenant j'voudrais savoir c'que t'en pense, j'voudrais aller demander sa main, voilà c'est dit. J'veux l'épouser..."

Il a éclaté de rire et m'a dit "Enfin! J'ai tellement prier pour vous deux que j'en oubliais de prier pour moi. Bien sûr que j'suis d'accord et t'as bien raison, ta femme c'est une perle. Vous vous êtes trouvé depuis le début et tu sais ta d'la chance. Tout le monde n'arrive pas à mettre la main sur son âme sœur et toi t'as réussi. Alors bien sûr, garde la et protège la jusqu'à ta mort.."

Maintenant, je devais annoncer à mes parents que j'avais trouvé ma future femme. La deuxième femme de ma vie. Mais je savais pertinemment qu'avec l'accord et le soutient de Nahil, qui la connaissait, j'avais deux fois plus de chance qu'on me prenne au sérieux.

Mais ce jour-là, c'était le jour de Nahil et j'pouvais pas lui voler la vedette. Tout le monde était si heureux de le voir revenir.. il fallait aussi qu'il voit le changement que j'avais fait chez mes parents. Ca aussi c'était important.

Il est rentré et ma mère a fondu en larmes. Allah lui avait enfin rendu son fils, celui qui  lui manquait tant. Moi j'étais là, mais je ne prenais jamais sa place. Il a lui aussi, versé une larme, dans les bras de ma mère. Puis mon père, fier comme n'importe quel papa, s'est levé et la lui aussi prit dans ses bras. Ilhem est sortit de la chambre pour savoir ce qu'il se passait et a enfin revu son amour. Elle l'a accroché au cou, et c'est là. C'est là que j'ai vu Nahil avoir un pincement au cœur, sa petite princesse avait bien grandit, elle parlait beaucoup mieux, devenait une vraie petite fille, pleine d'énergie.

"tu m'a manqué" a glissé Ilhem dans son oreille, des mots qui l'ont fait frissonné de tristesse. Alors il lui a répondu "Tu sais, j'te laisserai plus, plus jamais, t'entends ? J'suis désolé omri, vraiment désolé.."

Elle l'a embrassé et il l'a chatouillé, là encore, rien n'avait changé. Ces deux amoureux se sont enfin retrouvés..

Il a réclamé Suheyla, qui n'était toujours pas là. Elle devait sûrement dormir, lorsqu'elle se lève pour Fajr, il lui arrive de se rendormir après, pleine de fatigue.

En allant dans sa chambre Nahil s'est rendu compte qu'elle n'était pas dans son lit, mais en vérité, elle était en cuisine. Elle lui préparait des petits gâteaux, fait avec amour. Alors il est rentré, l'a découvert avec ce si joli foulard qui recouvrait désormais ses beaux cheveux. Une abaya de maison bleu électrique qui lui allait à ravir. Une vraie petite femme.

"Ma princesse ...." à t-il soupiré en avançant vers elle a petit pas. Il était stupéfait, choqué. Elle a répondu d'un air hésitant, intimidé par la carrure si imposante de son grand frère qui avait été si absent... "Salam aleykum wa ramatullAh wa barakatuh Nahil ...."

Il était si fier d'elle. Si fier d'avoir une petite soeur voilée, pleine de courage à son jeune âge. Milles étoiles brillaient dans ses yeux. Et il n'a cessé de le regarder avec admiration en chuchotant "Allahu akbar.."

Nahil: Tout a vraiment changé ici .. et puis cette cuisine, qui l'a refait? Elle est magnifique !

Yazid: c'est moi. Et le salon tu verra, c'est moi et Pablito. Les chambres aussi ont été refaites.

Il a marche et à découvert le nouveau salon: un beau sadari rouge, avec des broderies couleur d'or, un nouvel écran plat accroché au mur, des nouvelles bibliothèques de chaque côtés. Des bougeoirs orientaux éparpillés sur quelques petits meubles que ma mere avait soigneusement placés. La tapisserie avait été dégagés pour laisse place à des murs blancs, une pièce qui sentait la piété, tant on aimait y prier.

La salle de bain n'avait pas encore été refait, sûrement parce qu'on y passait très peu de temps finalement. Il a ouvert la chambre de mes petites sœurs : les lits avaient été changés, des étagères pour des bibliothèques installées, des jouets rangés et un mini dressing dans un renfoncement de mur, parce que Suheyla devait pendre ses abayas.

Puis notre chambre avait elle, aussi, beaucoup changé. La télé avait été accroché pour gagner de la place, nos lits superposés ont dégagés, remplacé par deux lits une place de chaque côtés de la chambres. Et là encore, des étagères remplis de livres, sur des murs blancs.

L'Islam régnait et guidait notre vie. Et je dois dire que tout allait beaucoup mieux depuis que nous avions tous mis notre confiance en Allah azzawajel. Tout le monde s'est mit à sourire. Il n'y avait plus de place pour sheitan, au sein de notre chez nous.  Et ça se voyait sur notre visage, tout le monde était épanouie, heureux, calme et serein. Pour rien au monde je n'aurais voulu tout arrêter.

Nahil est resté là, face à la fenêtre de notre chambre, place de tristesse et je parle en connaissance de cause. Il m'a tiré vers lui, a appelé Pablito et nous a  dis :

Qu'Allah vous comble de bonheur et de bienfait. Vous avez été géniaux, vous avez fait preuve de générosité, envers tout le monde. Qu'Allah vous récompense, vous avez rendu tout le monde heureux et j'vous en serais reconnaissant à vie. Les problèmes, la drogue, tout ça c'est finis. Maintenant c'est une autre vie qui va commencer. Moi pour vous.

Instinctivement, on l'a serré contre nous et on a répondu "Nous pour toi". C'était plein d'amour, plein d'humilité, plein de fraternité. On s'aimait et ça, personne ne pouvait nous l'enlever.

Derrière la rétine de Yazid (TOME 2)Lisez cette histoire GRATUITEMENT !