Chapter three

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  La sécurité ne mit que quelques secondes avant d'intervenir, ils saisit alors Léonardo encore rouge de colère avant de le reconduire de force dans sa cellule, plusieurs agents de sécurités se sont rassemblés pour s'occuper de lui, il était réduit à l'état d'une bête féroce. A ce moment là j'ai vraiment réalisée que les gens ici ne sont pas comme nous. Je resta figer au sol reprenant durement mon souffle. 

Ma journée fut alors terminée, et pas dans les meilleures conditions... M.Johnson m'a donnée une prime, comme si que 200 pounds pouvait suffire à me faire oublier ce moment traumatisant. De toutes façons je n'ai pas le choix... Je rentre chez moi en essayant de faire bonne mine pour que ma famille ne remarque rien. Ce qui est peine perdue, à peine ai-je passée le seuil de la porte d'entrée que ma mère remarqua aussitôt les marques rouges laissées sur mon cou par cet abruti. 

Que t'es t-il arrivée?! Me dit-elle en me regardant fixement. Ce genre de regard maternel où tu te sens obligé de dire la vérité.

C'est au boulot, mais ne t'inquiète pas je vais bien... Dis-je en me dirigeant vers la cuisine pour ne plus avoir à affronter son regard dévasté.

Demain tu donneras ta démission, je veux pas que ces malades mentaux finissent par te tuer. Dit-elle, sous les yeux de mes jeunes frères et sœurs ayant assistés à la scène.

Tu sais très bien que je ne peux pas! Comment vas t'on s'en sortir sinon?! En plus j'ai une prime chaque mois pour la prise de risque. Dis-je.

Aucune prime ne vaut la vie de ma fille! Dit mon père en descendant difficilement les escaliers.

Ecoutes ta mère Marie, demain tu donneras ta démission à ce certain M. Johnson. Dit-il.

Je monte les escaliers bruyamment en allant vers ma chambre. Je prépara cette maudite lettre de démission à contre-cœur. Je n'y crois toujours pas que je dois abandonner un emploi aussi bien payé... Certes c'est une prise de risque mais à l'heure d'aujourd'hui le moindre centime gagné peut sauver la vie de mon père, et en l'occurrence celle de notre famille.

PDV Léonardo

J'ai étais privé de la soirée cinéma de ce soir, il a fallu que ce soit le seul jour du mois où un film porno est projeté dans la salle commune. Enfin porno... C'est vite dit, c'est à peine si tu vois un téton et trois poils durant les deux heures de film. Tout ça juste pour lui avoir à peine effleurer le cou, mais rien qu'imaginer sa petite gueule entre les mains d'un autre mec me rends fou. Je tuerais ma mère juste pour sortir de ce putain de trou , même si ma mère est déjà morte lol. 

Eclipe de la nuit

Les filaments de soleil traversant le rideau de la fenêtre de ma chambre s'installent sur mon visage tel une caresse matinale. J'aurai voulu que le jour ne se lève jamais pour éviter de devoir apporter ma lettre de démission à l'asile. Je me prépare pour partir, je mis étais beaucoup attachée à ce travail malgré tout... Je déambule dans les ruelles de Londres sous des nuages pluvieux qui venait soudainement d'apparaître comme m'annonçant le début d'une mauvaise journée. Je croisais toujours les mêmes personnes à cette heure-ci, sortant chacune de leur petite maison mitoyenne en beau costume pour aller travailler. 

J'arrive dans l'asile et enfila la blouse obligatoire par dessus mes vêtements, je mis alors ma lettre dans la poche de celle-ci et me dirigea vers le bureau de M.Johnson en traînant des pieds. 

Oh Marie! Peux tu me rendre service en apportant ces médicaments dans la salle commune? Me dit Paula, une infirmière du service.

Je ne pus refuser et pris le plateau de médicaments pour me diriger vers la salle commune. Déjà tous les patients y étaient réunis, cette salle sert d'échange et également de divertissement comme le dessin ou les jeux de sociétés. Un vieux vinyle passe en boucle dans la jukebox. Toujours le même car certains patients sont très sensible aux changements et ne les supportent pas. J'arrive dans la salle et pose le plateau de médicaments sur une table se trouvant près de la jukebox. Une main glacée se posa sur mon épaule, instinctivement je me retourna et vis Léonardo derrière moi affichant un grand sourire. Comme si que ce qui c'était passé hier c'était déjà envolé de sa mémoire. 

Ta petite gueule m'a temps manqué belle Marie. Dit-il en m'affichant un sourire niais. 

Profite bien alors puisque c'est la dernière fois que tu me verras. Dis-je sèchement en enlevant sa main de mon épaule. 

Qu'est ce que tu veux dire? Dit-il en reprenant tout de suite son air sérieux. Je me contenta de sortir la lettre de ma poche , il compris assez rapidement de quoi il s'agissait. Je sortis alors rapidement de la salle commune, je sentais qu'il était derrière moi, mais quant ai-je passée le seuil de la porte les gardes l'ont retenu. 

Je m'aventure à nouveau dans les longs  couloirs de l'asile, je n'ai toujours pas pris mes marques, tous les couloirs se ressemblent, comme un labyrinthe. Je tombe soudainement nez à nez avec Stuart, un agent de sécurité, connu pour n'avoir pas toujours été sympa avec Léonardo.

Tu sais où est le bureau de M. Johnson par hasard? Dis-je.

Pourquoi donc, tu veux démissionner c'est ça? Dit Stuart.

Oui... Dis-je en soufflant.

C'est à cause de DiCaprio, je le savais, vivement que ce crétin passe à la chaise électrique pour qu'on en parle plus. Dit-il en lâchant un petit rire.

La peine de mort est aboli depuis bien longtemps. Dis-je.

Vu tous les meurtres qu'il a commis elle pourrait bien être remise en place. Dit-il.

Tu crois vraiment qu'on peut punir un crime par un  crime M.Stuart? Dis-je. J'étais prête à lancer tout un débat sur la peine de mort, ce sujet m'a toujours intrigué.

Il ne s'agit pas d'un seul crime, et puis de toute façon ce genre de mec ne mérite même pas d'être ici.  Dit-il.

Il m'indiqua le bureau de M.Johnson, arrivée devant sa porte la culpabilité me rattrapa. Cela a toujours été ma passion d'aider les autres à s'en sortir, et à la première mission qu'on me donne j'échoue. Et puis mon pauvre père, malade et sans travail, mes frères et sœurs, il faut bien les nourrir et de les vêtir. Je pris alors la lettre que je froissa et déchira dans mes mains avant de la jeter à la poubelle. Il est hors de question que j'abandonne mon travail.

Danger PublicLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant