18. Bar, barman et comptoir

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Hello ! 

Non ce n'est pas un rêve, joyeuse rentrée ! Je ferai un article dans le rantbook pour expliquer mon absence de ces derniers mois. J'espère seulement que vous allez bien et sachez que je suis désolée pour cette absence. Je répondrai également sous peu à tous les MPs et commentaires reçus.  

Bonne lecture. 

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Aitsuki demeura quelques semaines dans la caserne avant de rentrer chez elle. Dominique, largement financée et réticente à l'idée de travailler dans un quartier aussi mal famé, termina les travaux de reconstruction de l'auberge en un temps record. La Chimère put rouvrir, aussi sombre mais grandement plus propre qu'auparavant. La jeune femme se tenait à nouveau dans la pièce principale du nouvel établissement et scrutait d'un œil expert les moindres recoins. Les ouvriers avaient fait du bon travail, Nox également. Le mage-guerrier n'avait lancé qu'un sort de protection, si complexe soit-il, mais sans cela jamais la clientèle de la Chimère n'aurait remis les pieds ici.

— Et bien, on peut dire que c'est comme neuf ! s'exclama une voix grave derrière Aitsuki.

Smo se tenait dans l'embrasure de la porte, lourdement chargé. L'homme avait les traits tirés, le visage couvert de poussière et les taches brunes dans les plis de son manteau ne trompèrent pas la jeune femme. Smo avait très certainement trempé dans quelques affaires louches.

— Qu'en penses-tu ? demanda Aitsuki, veux-tu être mon premier nouveau client ?

— A vrai dire je venais plutôt chercher une paye. Rufus m'avait chargé de « veiller » sur le temple et de garder l'œil ouvert si jamais un certain objet venait à paraître sur les étals du marché parallèle.

Aitsuki glissa son regard le long du vieil homme à la recherche d'un indice relatif au dit-objet puis demanda à Smo de fermer la porte. Elle passa ensuite derrière le bar, ouvrit un panneau de bois situé en bas du comptoir en appuyant légèrement dessus. Une petite décharge de magie plus tard, la petite cachette fut pleine de vieux carnets de bord poussiéreux. Une fortune inestimable était entreposée là : les registres comptables de Rufus. La jeune femme sortit le dernier et l'ouvrit à la recherche de la transaction demandée.

— Quand Rufus t'a-t-il demandé l'objet ?

— Il y a dix-huit ans, répondit Smo en déposant un baluchon de tissu qu'il défit sur le comptoir alors qu'Aktsuki se baissait à nouveau pour récupérer un autre livre.

— Dix-huit ans, il t'a fallu autant de temps pour trouver... Un vase ? s'étonna-t-elle en découvrant le trésor amené par Smo. Mais pourquoi Rufus voulait-il ce truc ?

Le vase n'était pas même beau. Ce n'était qu'un morceau de terre cuite sans autre décoration qu'un liseré de peinture rouge et ce qui ressemblait à une scène de combat entre un guerrier et un monstre.

— Ce truc, comme tu dis, est un vase peint en l'honneur de la victoire du guerrier hespérite Anton face à la chimère Terpas.

— Et alors ? rétorqua la jeune femme, j'imagine que les hespérites ont peint des centaines de vases comme celui-ci pour célébrer leur héros.

Les hespérites étaient l'un de ces nombreux peuples qui vivaient à l'est de Théa. Leur royaume n'était que collines et forêts verdoyantes. C'étaient des gens simples qui aimaient la paix et l'harmonie, ils cultivaient leurs lopins de terre, faisaient un peu de commerce avec leurs voisins et payaient grassement ceux qui garantissaient leur quiétude. La guerre n'était pour eux qu'une vague notion, c'était d'ailleurs la première fois qu'Aitsuki entendait parler d'un héros venu de chez eux. Pas étonnant qu'ils en fait des vases.

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