Chapitre XXX

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L'Univers est composé de planètes. Huit pour certains, neuf pour d'autres, car le débat de Pluton n'est toujours pas clôt. L'Univers est vaste et majestueux, abritant également des cosmos, des galaxies, des étoiles, des météores... Peut-être même d'autres espèces de vie, sur d'autres planètes, dans d'autres galaxies... Ce qu'aucun humain n'a pu démontrer d'ailleurs. La Terre serait la seule source de vie de l'Univers ? Depuis quelques années maintenant, je sais. Je sais que l'Univers est bien peuplé, de créatures qu'aucun humain ne devra jamais voir. Je sais que notre Monde, notre Terre si belle et si fragile, n'est qu'un territoire de plus à conquérir dans ce grand jeu d'échec. Et je sais que tant que nous vivrons, l'Humanité a un mince espoir de s'en sortir. J'ai appris que notre Monde a des failles que ces monstres exploitent pour s'y engouffrer, semant le chaos et la destruction. 

Désormais, je sais comment les arrêter. Il me faut refermer les failles, les Portes vers les autres Mondes, de manière à ce que personne ne puisse les ouvrir. Et c'est ce que j'ai cru faire. Mais ces créatures trouvent toujours le moyen de revenir. La pollution, le réchauffement climatique, la déforestation... Tout cela affaiblit notre planète et ils en profitent pour passer dans les failles. A chaque fois, les nôtres se sacrifient pour protéger le reste de la planète, afin que l'espoir et le bonheur survivent. Mais le temps a rendu ces créatures avides de pouvoir et plus fortes que jamais, rendant nos défenses presque inutile. Je crains qu'un ultime sacrifice ne soit nécessaire, pour repousser l'assaut imminent. Notre seul espoir, le dernier espoir de l'Humanité, c'est toi, Samantha.

Mes yeux s'ouvrent sur le plafond immaculé de ma chambre tandis que la dernière phrase de mon rêve se répète dans ma boîte crânienne. De mon rêve ? Cela ressemblait bien plus à un appel au secours, venu de l'au-delà. Mes iris se fixent sur le roman posé sur ma table de chevet, encore ouvert à la page numéro sept. Je me redresse et passe une main dans mes cheveux afin de recoiffer les quelques mèches rebelles du matin, puis attrape "Les Banshees pour les Nuls", relisant cette fameuse page sept. Il est question des cris des Banshees, nommés "keenigs" ou en gaélique, "caoinne". Selon le roman, le cri d'une Banshee serait audible même dans les plus fortes tempêtes et bien sûr, associé à la mort prochaine de quelqu'un. Seul le protecteur de la Banshee ou d'autres Banshees peuvent entendre un keenig sans immédiatement vieillir. Au moins, je ne risquais pas de transformer Aoile en "pré-cadavre", comme j'ai pu le faire pour Monsieur Wilson. Un frisson secoue ma colonne vertébrale en me rendant compte que j'ai encore fait une sorte de cauchemar/discussion avec un mort. Où est-ce que c'est noté dans ce fichu livre  ?

Quelques pages plus loin, j'apprends que je contrôle certains de mes cris. En effet, si une ou un Banshee cri lorsque quelqu'un est mourant, il ou elle peut aussi crier pour repousser des ennemis ou prévenir des alliés d'une potentielle menace. Ainsi, je peux apprendre à utiliser mes keenigs comme des armes de destruction massive. Un sourire me gagne en pensant à toutes les heures d'entraînements au combat que je n'aurai pas à faire avec Aoile si j'arrive à maîtriser tout ça ! Cependant, il n'y a rien sur les cauchemars fait par certains d'entre-nous. Archibald m'avait bien dit que j'étais son premier cas, cependant une part de moi ne veux toujours pas y croire. 

A la page vingt-huit, je découvre la particularité de la relation entre une ou un Banshee et son Oracle. En effet, comme me l'avais dit Elyane, un Oracle peut montrer aux Banshees ce dont ils ou elles ont besoin pour réussir leurs missions ou se remettre de la mort d'une créature surnaturelle. L'Oracle est une sorte de psychologue pour Banshee, afin de les aider à surmonter ce que l'on pense insurmontable. Jusque-là, Thomas a été plutôt distant, ce qui a sans doute à voir avec le fait qu'il est toujours en entraînement. N'ayant pas encore été reconnu officiellement par la communauté d'Idan comme Oracle, il ne peut donc pas encore être mon psy. Génial ! Je me décide à sortir du lit et descend, encore en pyjama, dans la grotte d'Archibald. Celui-ci m'attend au même endroit que la dernière fois, un grand sourire sur les lèvres.

The Last Banshee [Tome I]Lisez cette histoire GRATUITEMENT !