Chapitre 22 - Snail

Depuis le début

– À ce propos, état de la situation ?

– La princesse a emmené tous les civils qu'elle a pu rassembler dans la salle du trône et y a placé la pierre de foyer pour enclencher le mur runique. Ils sont protégés.

– Parfait, elle a eu le bon réflexe. Et les gardes de pierre ?

– Ils sont éveillés. On les a envoyés protéger les civils dans les quartiers les plus hauts de la ville. Le problème c'est que le Clos a déjà réussi à entrer dans le château, et bloque les accès pour venir en aide au prince.

– Au prince ? demanda Skadi. Pourquoi ? Il n'est pas avec sa sœur ?

– Non, il se bat en ce moment même aux dernières nouvelles.

– Mais quel abruti ? dit–elle en se frappant le visage.

– Merci capitaine, répondit le champion. Aidez à dégager les quais en cas d'évacuation. On se rend au château débloquer la situation.

Les cinq compagnons sortirent immédiatement de la gare pour atterrir dans la capitale, en proie à une bataille sanglante, dans le vacarme des cris et des lames qui s'entrechoquaient. Les différents quartiers de la ville flambaient, des cadavres, autant eyriens que nains jonchaient le sol. La forte et imposante capitale du royaume sous la montagne était aujourd'hui la scène gigantesque d'un théâtre sanglant. À peine quelques minutes après leur sortie, un escadron d'eyriens les attaquèrent aussitôt.

Ils restèrent côte à côte, se frayant un passage dans les escouades ennemies avec difficulté. Mais l'avenue du Champion et de ses alliés en renfort, couplé a la magie de Fëwa et la récupération au fur et à mesure de leur progression des troupes naines encore en état grossissaient les rangs de la troupe de Gildur et lui redonnait du courage, lui permettant d'avancer mètre par mètre, quartier par quartier. Il leur fallut une bonne heure pour approcher du château de la famille Grinnr. Pour accéder du quartier marchand au château, il fallait travers un immense pont au–dessus du puits de lave. Les eyriens étaient postés sur le pont, dans une formation étriquée, ne laissant aucun accès possible au château.

Les nains se battaient, mais n'étaient clairement pas avantagés dans ce positon, essuyant de rapides pertes. Alors que d'un regard commun qui ne dura qu'une seconde, tous se dirigèrent vers eux pour aller les aider, une main attrapa Gildur et le força de se retourner, c'est à ce moment qu'il aperçut Godric, visiblement mal en point.

– Ah vous voilà ! dit–il. Belle enquête bravo.

– On a découvert l'information a temps alors on fera avec, grommela le champion. Ça se passe comment ?

– On n'arrive pas à les gérer, ils sont trop nombreux.

– Les fumiers... Et le prince ?

– Je n'en sais rien. Le problème c'est eux, ils nous bloquent le passage. Le prince est en train de se battre a l'intérieur c'est tout ce que je sais, et une bonne partie de mes hommes sont avec lui.

– DES ARCHERS ! ATTENTION !

Les deux nains eurent tout juste le temps d'entendre le soldat hurler et d'apercevoir les renforts eyriens sortir du château par dizaine et se mettre en ligne derrière les soldats pour tirer une salve de flèche enflammée sur les troupes naines. Fëwa, désemparée devant cette attaque massive et inattendue, déploya son bouclier autour des gens qu'elle connaissait, serrant Jimmy contre elle. Elle avait le regard lourd et la fatigue la gagnant petit à petit. Godric et Gildur levèrent leur bouclier au même moment pour parer les flèches de justesse.

– On n'a aucune chance d'avancer comme ça, dit Godric, l'air sombre.

– Il y a bien un moyen..., implora le champion.

Memtis - Le ChampionLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant