Chapitre 10 : Il m'avait juste apporté son aide...troisième souvenir

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- Cette exposition était incroyable, Lili ! Heureusement que t'as retenu Isabel et Farlan pour qu'ils la voient avec nous !

- Ouais, Hanji a raison, j'ai adoré, merci, grand frère !

Une paire de bras se posèrent sur mes épaules par derrière d'une façon assez brusque.

- Oï ! Tu vas me faire tomber, idiote ! lançai-je à la rouquine derrière moi.

- Mais j'ai envie de te faire un câlin avant qu'on s'en aille avec Farlan, on part longtemps, tu sais ? me réprimanda-t-elle d'une mine boudeuse.

Je vis que le grand blond devant moi eut un éclair de génie lorsqu'il se retourna rapidement pour faire un sourire narquois.

- Venez, on se fait tous un câlin général autour de Levi !

Il ricana quelques secondes avant de se rapprocher de moi. Il m'enlaça rapidement tandis que la pression des bras de mes deux autres meilleurs amis se fasse ressentir.

- Je...suis en... train d'étouffer...là...les suppliai-je.

Ils relâchèrent la pression d'un coup et je respirai une grande bouffée d'air avant d'assassiner Farlan du regard.

- Toi...je vais t'étriper...

- Tu peux toujours essayer mais je doute qu'Erwin te laisse f- EH ! Vous voulez pas arrêter de vous bécoter ?! Ma vie est entre tes mains, Erwin, aucune distraction !

Les deux interpellés écarquillèrent les yeux tout en rougissant puis bégayèrent en essayant de s'expliquer.  Je pouffai légèrement avant d'exploser de rire.

- Ça va, grand frère ? C'est pas habituel de te voir pleurer de rire...

Je jetai rapidement un coup d'œil vers Isabel avant de continuer à rire aux éclats. Mes quatre meilleurs amis me rejoignirent rapidement dans mon fou rire tandis que nous continuâmes notre chemin vers l'aéroport essuyant rapidement les larmes de rire au coin de mes yeux.

xxx

Les gouttes de pluie s'écrasèrent sans aucune retenue sur la vitre tandis qu'un violent éclair fit trembler ma maison assombrie par les nuages poussiéreux et morts.  Je ramenai mes jambes contre mon torse, les serrant de toutes mes forces. Je plongeai ma tête dans le creux formé par celles-ci, laissant échapper des larmes salées qui atteignirent rapidement le sol.
Une main douce se posa rapidement sur mon épaule, me tendant une tasse de thé. Je relevai mon regard vers ma mère qui sourit tristement, m'invitant du regard à boire ma boisson. Elle me caressa la joue de son pouce avant de s'asseoir à mes côtés. 

- Maman...c'est de ma faute...reniflai-je en buvant une gorgée.

- Arrête de dire n'importe quoi, les problèmes techniques sont quelque chose de courant, mon ange, dit-elle en continuant de sourire.

- J'apporte le mal partout où je passe, j'ai besoin d'oublier les gens et d'arrêter d'être heureux, maman.

Son sourire diminua légèrement et elle m'enlaça rapidement.

- Tu as le droit d'être heureux comme n'importe qui, mon chaton. Rien ni personne ne doit t'empêcher d'aimer, elle resserra sa prise autour de son fils. Tu dois me promettre que tu ne te blâmeras plus, d'accord ?

Mes larmes continuèrent de couler tandis que je posai mon épaule sur celle de ma mère.

- Promis...

xxx

Je me réveillai en sursaut, des sueurs froides glissant le long de mon dos et sur mon visage. Des gouttes d'eau perlaient au coin de mes yeux. L'orage s'approchait de plus en plus, son éclair n'était plus qu'à quelques dizaines de mètres de ma maison. Le son retentissait de plus en plus fort, me faisant respirer de plus en plus rapidement. Je posai mes mains sur mes oreilles ne voulant plus entendre ce bruit sadique. Sortant de mon lit rapidement, le plancher craquant sous mes pieds, je me dirigeai vers la salle de bain. Ma main se dirigea vers la poignée du tiroir cherchant avidement la boîte de pilules anti-stress qui marchait pourtant si bien il y a de cela 6 ans quand Carla me les avait donnés. Je les avalai rapidement avec un grand verre d'eau tandis que mon coeur commença à me faire mal. J'amenai mes mains jusqu'à lui, le tenant rapidement tout en grimaçant de douleur.

Tu as le droit d'être heureux comme n'importe qui.

C'est faux ! J'amène le malheur partout où je passe si jamais...il est arrivait quelque chose à Eren, je m'en voudrai à jamais.

 Moi, je m'appelle #!^?è et ça c'est ma maman, alors si tu veux me parler si t'es triste, tu peux !

Il me manquait ce gosse, j'arrivai plus à me rappeler de son nom mais je me sentais bien avec lui.J'étais heureux. Eren me fait penser à lui, ils se ressemblaient tellement pourtant.

 Ah...je comprends, c'est normal...mais si tu veux en parler, je suis là si tu veux et j'habite juste à côté...
  

Et leurs yeux, ils avaient les mêmes. Le genre qui te transmet n'importe quel message en traversant tes veines, remontant jusqu'à ton coeur le faisant ainsi exploser. Les émeraudes qui se brisent à cause de la peine ou qui brillent en voyant enfin le soleil. Les émeraudes  que tu dois protéger plus que tout pour qu'elles continuent de renvoyer la lumière qui t'illumine sans jamais s'arrêter. 


 Je suis...désolé...C'était ma mère, elle était très importante pour moi et je me suis pas encore tout à fait remis de sa mort, il y a un an...  


Ca me rappelait la mort de Carla, ma deuxième mère, je ne l'avais plus vue depuis longtemps. Son téléphone a changé de propriétaire depuis un an.

Je me frottai la tête me demandant comment j'avais pu faire ça à Eren, il m'avait tellement aider, il avait tellement insisté, j'arrivais pas à refuser, il me faisait tellement penser à Eren.

Mes yeux s'écarquillèrent tandis que je réalisai la vérité. Je connaissais Eren depuis beaucoup plus qu'une semaine, ça faisait huit ans. Je l'ai jeté à la porte alors qu'il essayait juste de m'aider. La disparition de Carla avec la mort de la mère d'Eren correspondaient tellement bien. Eren qui venait d'emménager ici, son père. 


- Putain, j'suis qu'un bon à rien, j'en ai marre ! criai-je en tapant violemment contre le mur, des larmes perlant au coin de mes yeux, je dois aller lui parler, je suis qu'un con, il mérite de savoir.


Je me dirigeai rapidement vers la porte d'entrée, courant dans le couloir de l'immeuble, me dépêchant d'arriver jusqu'à son appartement. Je martelai de coups la planche en bois répétant en boucle son nom. Personne ne répondait, les battements de mon coeur accéléraient de plus en plus, pensant à toutes les éventualités possibles. 

- Eren, réponds, je t'en supplie, dis-moi que tu vas bien juste ça...l'eau salée qui commençait à couler sur ma joue fit ressortir tout ce que j'avais retenu pendant toutes ces années, laisse-moi vérifier que tu vas bien, par pitié...


J'appuyai sur la poignée, essayant de forcer et la porte s'ouvrit rapidement. J'entrai rapidement, mon inquiétude. Je me déplaçai rapidement passant pièces par pièces arrivant finalement dans le salon. Toute ma vie défila devant mes yeux me rappelant chaque moment avec Eren, ceux où j'étais heureux. Mes yeux se rétractèrent tandis que mes genoux commencèrent à trembler.

- E...ren...


La vision d'une immense tour qui s'écroulait prit place devant mes yeux embués de larmes.


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