L'infirme et l'oiseau

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Elle atterrit là. Devant moi. Lame nue. Des armes de jet pendus à sa ceinture. Elle me regarda avec une supplique dans le fond des yeux. Bien caché sous des montagne de cynisme. Elle avait l'allure d'un dragon regagnant le sol en se rattrapant lestement sur ses membres. L'un d'eux avait l'air mal en point. Elle avait deux nattes noires qui lui tombaient devant le visage en camouflant une bonne partie de celui-ci. Ses grands yeux noirs étaient ourlés de grands cils épais. Des poignards étaient accrochés à ses membres par de fines lanières de cuir. Il y avait quelque choses dans sa démarche qui rappelait une araignée tout en gardant la grâce et la beauté d'un faucon. Elle était un parfait prédateur. Cependant, elle ressemblait à un animal traqué. J'entendis ses poursuivants marteler le sol des bois voisins. Elle se dissimula sous un arbustes en profitant du manque de lumière pour parfaire son camouflage. Deux colosses aux muscles noueux sortire du couvert des arbres en haletant. La fille fit jaillir deux shurikens d'entre ses doigt. Les petits éclaires métallisés traversèrent les mains des gros bras en les clouants à l'arbre sur lequel ils s'appuyaient trois secondes plus tôt, en les faisant hurler de douleur. Elle sortis de sa cachette et les égorgea sous mes yeux horrifiés. Elle s'approcha de moi.

-Lève-toi. Ordonnât-elle en appuyant un de ses poignards sur ma gorge.

-Je ne peut pas. Je suis infirme.

-C'est ça. Moi je suis le roy. Lève-toi. répéta-elle froidement.

-Je ne peut pas!

Elle me poussa du banc ou j'étais assis. Je m'affalai dans la poussière en n'opposant aucune résistance que celle de mes mains.

-Vous voyez! Criais-je.

-Je ne te crois toujours pas. Désolé mais c'est la seul moyen de savoir si tu ne ment pas.

Elle enfonça son poignard de deux centimètres dans ma cuisse. Je n'eut aucune réaction. Je ne sentais plus rien de mes jambes depuis mes cinq ans. Ne me voyant pas régir alors que la blessure aurait due me faire hurler de douleur, elle retira son poignard avec empressement et banda ma jambe. Elle me porta jusque dans ma hutte.

-Tu n'aurait pas de montures par hasard? Demanda-t-elle.

-Si. Deux élans. Pourquoi faire?

-J'aimerais te les acheter. J'ai un long voyage devant moi.

-Qui est-tu? Quel âge a-tu?

-Je... je ne peut pas te le dire.

-Pourquoi?

-Parce que je ne suis pas censée exister. Tu ne devait pas être là.

-Où vas-tu?

-Tu pose trop de questions.

-Je pose des questions car je ne peut jamais donner de réponses que celles qui me concerne. Je veux partir avec toi.

-Tes jambes t'en empêcheront.

-Je connais mes bêtes.

-La route ne t'épargnera pas.

-La vie ne m'a jamais épargné.

-Je ne garantis pas ta vie.

-Tout le monde meure un jour. La mort ne me fait pas peur.

-Je n'ai pas le temps de m'occuper d'un infirme.

-Moi, si.

-Tu est fou. Quel âge a- tu?

-Et toi?

-Je... J'ai quinze ans.

-J'en ai dix-sept.

Sa détermination flancha. Je profitai de son hésitation pour lui proposer un marché:

-Je te donne un élan en échange de ta permission de partir avec toi et du peut d'aide que je te demanderais comme me descendre de mon élan lors de nos haltes et me remettre dessus en partant.

-Je... D'accord.

-Ouiiiii! Merci! Les selles sont dans l'écurie! Je suis prêt dans trois minutes!

J'enfilait une cape de cuir étanche qui avait appartenu à mon père, et une paire de bottes de la même matière hérité de mon grand-oncle. dans ma besace en toile, je fourrait une tenue de rechange, de la nourriture et une maigre bourse. Je n'oubliait pas une outre d'eau et un flacon de rhum, échangé contre mes soins à un des villageois ravagé par la fièvre que j'avais veillé pendant plus d'un mois. Après avoir rassemblé mes affaires, je rampait jusque dans l'écurie ou se trouvait ma nouvelle amie. Elle sella les élans et me hissa sur le plus robuste. J'avais déjà monté mes élan et je les avais dressés pour pouvoir les mener seulement avec mes mains. J'expliquais donc à la fille comment faire. Nous partîmes trois minutes plus tard au petit trot, laissant derrière nous mon ancienne vie.

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Voili voilou! Comment trouvez vous mon début?

Je ne trouve pas de prénoms pour mes perso. Si vous en avez, n'hésitez pas! (désolé si il y a des fautes. Je fait de mon mieux. ':/ ) Ha, oui, peut être que l'image de la couverture bug :/

Une ombre. Furtive. Un atterrissage parfait, malgré le membre blessé qu'elle traînait. La guirlande de shurikens pendus à sa ceinture brillait sous la lune du même éclat que ses yeux. L'ombre se camoufla sous le buisson de laurier de l'entrée de ma maison. J'entendis les pas

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