Cela faisait un jour que j'avais "renversé" mon eau sur les chaussures de la fameuse voisine de Gaëtan. J'avais demandé à maman si c'était normal que j'avais fait "bouillir" l'eau dans les carafes. Et elle m'avait répondu que, bien entendu c'était logique vu que je possédais le pouvoir de l'eau, je la contrôlais moi-même.

Du coup, mercredi après-midi, durant l'espace de temps où Laure était au foot et mon père au travail, je m'étais donc entraînée avec ma mère. Elle m'avait encore remis sur le tapis comme quoi, il fallait au moins que je sache comment faire du galop à cheval parce que j'allais rudement en avoir pendant les grandes vacances. Mais j'avais refusé de prendre des cours d'équitation. Je ne me voyais pas du tout mais alors pas du tout sur un cheval. Moi qui ai peur des chiens comment je pourrais monter ces bêtes ?

Bref. Au collège, mes notes en maths n'avaient pas augmenté. Ça avait plutôt chuté. Oh oui carrément chuté. Je m'étais tapée un 4 sur 20 et puis deux 7 avec un 3. Je sais, je suis nulle. Mais que voulez-vous ? Je ne suis pas miss Einstein bis ! Je suis Agathe Reisse au pouvoir de l'Eau. Ouais bon je dois dire que si je le dis en vrai et à voix haute, mon père m'enverra immédiatement dans un asile. Et je ne rigole pas.

Mercredi après-midi j'avais beaucoup parlé avec ma mère. Je lui ai même expliqué qu'Arthur était, non seulement mon meilleur ami, mais aussi mon cousin éloigné. Je peux vous dire qu'elle ne m'a m'a crue au départ.

Aujourd'hui il faisait particulièrement beau pour une journée du mois d'avril. Mais bon, dans la voiture avec Nelly c'était pas trop ça. Personne n'osait parler. Thomas tirait la gueule (ce que je trouve logique) et puis Jeanne, elle, regardait dans le vague tandis que Laure et moi nous nous faisions, pour être honnête, chier. Je sais, ce n'est pas un beau mot à employer mais, c'était le cas de le dire.

Une fois que nous eûmes retrouvé nos amis à qui on fit la bise (je l'ai même faite Gaëtan !), Jeanne me prit à part.

-Agathe, je vais avoir besoin de ton soutien.

-D'accord mais pourquoi ?

-Mes parents ont divorcé m'avoua-t-elle.

-Oh Jeanne.

Je la pris dans mes bras tandis qu'elle fondait en larmes. Je détestais la voir pleurer. À vrai dire c'est parce que ça me donnait aussi envie.

-Papa est rentré hier pour nous l'annoncer m'expliquait-elle. Et puis Thomas est en pleine rébellion contre maman...C'est le bazar.

-Ça va aller, tu verras...Et puis sache que, en tant que meilleure amie je suis là pour toi o.k. ?

Elle toucha la tête, se défit de mon étreinte et s'essuya les yeux. J'ai cru me revoir, moi, mardi en train de pleurer parce que Gaëtan avait souri à cette crétinerie de voisine dont j'ai déjà (et tant mieux) oublié le nom.

La matinée était vite passée. Je n'avais pas reparlé à Pauline depuis. Le midi, Maylisse était nouveau passée dire bonjour et portait des converses. Ça ne valait pas la peine de les mouiller elles allaient sécher sans dégâts. Du coup je n'ai rien fait.

L'après-midi (les deux heures d'S.V.T) sont passées lentement. Très lentement. On a fait une expérience. On a du disséquer un poisson. Mais attention ! Pas n'importe lequel, c'était un thon. Avec Jeanne on a hésiter à aller lui parler à la fin de l'heure à propos des Ombres. Mais finalement on est tranquillement rentré chez nous. C'était mieux comme ça.

Pendant toute la soirée j'ai discuté avec Arthur et Siwan ainsi que Jeanne, on faisait une méga conversation à quatre. Dommage qu'il n'y avait pas Gaëtan dedans. Et puis comme d'habitude, ma mère a appelé à table, j'ai mangé, aidé à débarrasser sinon je me faisais trucider et puis je me suis couchée.

Demain cette satanée voisine avait intérêt à me laisser seule avec Gaëtan et mes amis. Sinon je me ferais un malin plaisir à l'humilier.

Le sport et moi, ça ne faisait pas deux. Déjà que je devais faire attention à ne pas dépasser la limite de vitesse des humains et en plus je devais me coltiner la tête du crétin de service alias Antoine. Ça avait été trois heures de supplice.

Mais heureusement, ce que l'on mangeait à la cantine m'avait réjouie. Des pâtes. OK je veux bien l'avouer qu'elles flottent dans l'huile mais, au moins elles sont bonnes.

Après nous étions tous partis marcher dehors. Moi Jeanne Siwan Arthur et Gaëtan. Et puis finalement moi et Jeanne passâmes devant et les garçons restèrent en retrait. Je n'avais pas beaucoup parlé à Gaëtan mais, qu'est-ce qu'il était beau.

C'est alors qu'Arthur m'appelle. Je me retourne et là, je ne pus retenir ma colère. Siwan et Gaëtan s'étaient arrêtés devant vous savez qui. Je serrai les mains, essayant de canaliser l'énergie de mon pouvoir pour ne pas faire exploser les toilettes. Ils lui parlaient. Nan mais je rêve.

Je m'avançai donc vers la voisine qui me cassait les pieds et remarquai qu'elle avait un pantalon blanc et n'hésitai pas une seconde de plus. Je m'étais dit que si elle remettait ses pieds sur mon chemin, j'allais trouver un moyen de l'humilier. D'accord peut-être que j'y suis allée fort mais j'aime Gaëtan et je ne supporte pas qu'une autre fille l'approche de trop près.

Du coup, j'arrosai un bon petit coup son pantalon devenu transparent laissant voir à travers sa culotte noire. Nan même pas une culotte. C'était un string. Berk ! Mais bon je me souciais pas du tout du fait que j'avais utilisé mon pouvoir devant elle. Elle l'avait cherché. Je souriais à présent, fière de mon coup. Mon second. Gaëtan me toisa du regard et je le défiai, essayant de lui montrer que je n'en avais rien à cirer. Même si c'était le contraire. J'étais triste qu'il soit fâché contre moi.

Maylisse était complètement humiliée et très mal à l'aise. Moi, je repartis vers Jeanne, un sourire triomphal sur le visage.

Agathe Reisse: Nouvelles Origines.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !