À mon grand soulagement, Harry était allé au collège, je m'étais donc retrouvée seule avec Mme Briffen dans la maison. J'avais fait de mon mieux pour l'éviter, ce matin, me faisant occuper dans la cuisine en aidant la femme de ménage à faire la vaisselle.  Il ne pouvait pas être dérangé par moi de tout façon, même si je pouvais le sentir me regarder quelques fois. Mais il le faisait probablement par curiosité et non parce qu'il le voulait.
 
Je sais que nous nous étions rencontré brièvement ce matin et que nous avions à peine parlé, mais il y avait une forte possibilité que Harry ne soit pas attiré par moi... super. Tout ce que je voulais, pour le moment, était qu'il m'ignore. Des gars comme lui étaient évidemment plus intéressés à obtenir des jolies filles, blonde aux yeux bleus.
 
Oui, M. Richard, vous avec bien choisi.


J'ai fait le tour de la maison cet après-midi, en voyant l'intérieur pour la première fois en plein jour comme tous les lourds rideaux de velours ont été ouverts. J'ai remarqué que le plafond était extrêmement haut quand j'ai fait mon chemin vers l'étage. J'ai pris un des deux escaliers en colimaçon qui se faisaient face. Il était difficile de croire que cet endroit appartenait à une seule personne.
 
Je m'aventurais le long des longs couloirs, en prenant des mesures prudentes sur les carreaux de céramiques. Il y avait toutes sortes d'œuvres d'art encadrées et accrochées sur les murs, mais elles étaient toutes de couleur fade et maussade. Peut-être que je ne sais pas comment apprécier l'art.
 
Je trouvais bizarre la façon dont il n'y avait pas une seule photo de famille jusqu'à ce que je tombe sur un grand portrait de deux personnes à la fin du couloir. Pour une raison quelconque, j'ai été attirée à regarder de plus près. Il y avait une femme aux cheveux noirs, très belle à mon avis, et un petit garçon assis sur ses genoux.
 
Même si le garçon avait les cheveux en coupe champignon, il avait une ressemblance avec Harry. Je supposais donc que la femme était sa mère. Ils n'avaient pas l'air de poser pour la photo, leurs sourires étaient sincères et même s'il n'y avait que deux membres, c'était une belle photo de famille.
 
La maison était si massive que j'ai eu de mal à me rappeler d'où je venais, quelle route j'avais prise. «Thalia!» Elle appela à nouveau, la voix tremblante.
 
«J'arrive!» Ai-je répondu, pour arriver finalement à l'escalier.
 
Je descendis les escaliers et me dirigeais vers Mme Briffen, qui regardait par la fenêtre du salon. Elle avait les mains sur la bouche et elle se tourna vers moi. «Il y a un garçon à l'extérieur, il ne cesse de crier votre nom.»
 
Je poussai le rideau en outre sur le côté, regardant dehors pour apercevoir mon frère. Qu'est-ce qu'il faisait ici, bon sang?
 
Il commença à sauter en agitant les bras quand il me vit. «C'est mon frère.» Dis-je à Mme Briffen, la laissant surprise pour courir vers la porte d'entrée.
 
Jakey me serra rapidement dans ses bras une fois la porte ouverte. «Que fais-tu là?» Soulignais-je, le poussant légèrement en arrière par les épaules. «Tu pourrais avoir des ennuis si ça remontait jusqu'à Richard. Comment as-tu pu retrouver cette maison?» Je jetais un regard derrière lui, dans l'espoir de trouver un moyen de transport. «Ne me dit pas que tu as marché jusque ici?»
 
«J'ai pris un taxi Lia!» Répondit-il, face à ma dernière question. «Qu'es-ce que tu portes?» Il riait, amusé pas la longue robe vintage que je portais. Elle était le seul vêtement décent dans le sac de sport qu'on m'avait donné.
 
«C'est pas drôle Jakey. Maintenant, veux-tu bien me dire ce que tu fais ici?» Demandai-je, croisant mes bras.
 
Il glissa le sac à dos qu'il avait sur les épaules et me le remis. «Des vêtements pour toi, maman savait que cela arriverait.»
 
Je pris le sac à dos, un peu déçue que ma mère n'ait pas pu venir. Elle me manquait terriblement, mais je savais que Richard ne ferait que compliquer les choses et que s'il découvrait notre rencontre, il la transformerait en problème. Il était déjà dangereux que mon frère se trouve ici. Richard pouvait arriver d'une minute à l'autre.
 
«Merci Jakey.» J'ébouriffai ses cheveux. «Mais tu dois partir maintenant.»
 
«Quand est-ce que tu reviendras à la maison, Lia?»
 
«Bientôt, je l'espère. Je ne pense pas que ces gens m'aiment beaucoup. J'ai le sentiment qu'ils vont me renvoyer.»  Lui expliquais-je.
 
«Tu n'es pas euh..... ils ne t'ont rien fait...»
 
«Non, ne t'inquiète pas. Comment va maman?»
 
«Elle avait des douleurs à la poitrine lorsque tu es partie. Elle est toujours en train de récupérer, c'est pourquoi elle ne pouvait pas venir, mais elle a dit qu'elle irait bien.» Me dit-il, en se balançant sur ses nouvelles baskets d'avant en arrière sur la céramique du porche, les mains cachées derrière lui.
 
«Oh non...» Ma voix se brisa. «Prends soin d'elle Jakey»
 
«Je le ferai. Es-tu sûre que tu vas revenir bientôt?»
 
«J'en suis presque certaine.» Je souris. «Darren va venir nous rendre visite dans quelques jours.» Jakey m'informa, mon visage s'illumina. «Il était vraiment contrarié. Il avait l'air en colère sur le téléphone.»
 
«C'est génial.» Darren était une personne, autre que ma mère, que je voulais voir. S'il avait été là la nuit où Richard et ses hommes avait fait irruption chez moi, les choses auraient été différentes. Il était fort et je savais qu'il allait tout faire pour me protéger. Je lui faisais confiance, avec ma famille. «Voulez-vous venir prendre un verre?» Mme Briffen offrit.
 
«Non merci, je-»
 
Jakey a été coupé par le son d'une montée en régime d'un moteur. Il me regarda avec des yeux inquiets, ses pupilles dilatées quand je me tenais figé pendant un instant.  «V-Va, Jakey. Maintenant!» Insistais-je.
 
«Bye Lia.» Il murmura cette déclaration d'adieu avant de disparaître rapidement derrière quelques arbres. Il prenait un chemin absurde, mais il était un enfant intelligent et je lui faisais confiance pour retrouver son chemin.
 
Le claquement flagrant de la porte de le voiture rempli mes oreilles. Je fermai la porte d'entrée. Je me précipitai dans la maison et tenta de m'intégrer dans l'environnement inhérent, en m'assurant que rien ne semblait anormal.
 
Mme Briffen me regarda faire ma queue de cheval en me décalant dans le salon. Elle contemplait la place où je devrais rester. J'eus le souffle coupé quand la porte s'ouvrit. Je sentais mon battement de cœur quand Harry rentra dans la maison avec les poings serrés. Entre ceux-ci, des papiers froissés.
 
Ses sourcils courbés vers le bas, ses yeux tenant un feu protubérant. La porte subit une autre poussée violente quand il la referma. Harry entra, ses yeux sombres se promenant dans la pièce.
 
«C'est la troisième fois! La troisième fois putain!» Il bredouillait, ramenant ses doigts dans ses cheveux.
 
«Je suis sûre que vous ferez mieux dans le prochain examen.» Dit Mme Briffen.
 
«Il n'y aura pas de prochain examen. J'arrête!» Il criait.
 
«Il n'est pas nécessaire de faire cela, j'en suis sûre.»
 
La peur remplit mon système quand le garçon furieux jeta violemment les papiers qu'il tenait à la pauvre femme. Elle poussa un soupir assez fort, son visage déformé par la détresse, son sourire cohérent disparu brutalement.
 
Mes doigts se mirent à trembler quand Harry se retourna pour me regarder, ses yeux redoutables perçant profondément dans les miens.
 
Je sentais une boule dans ma gorge quand il saisit ma main. Il me tira de force vers les escaliers, et mes faibles tentatives de résistance échouèrent.

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Voilà le cinquième chapitre, je vais vous en posté 1 ou 2 que j'ai en reserve demain, mais après je retourne en cours, donc je pourrais vous poster la suite que le week-end. Désoler. -Lisa

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