Chapitre 8 - Aveux

1 1 0

Chapitre 8

Aveux


- Je ne te reconnais plus ! Tu fais honte à ta caste Jacob! Ton attitude nous mets tous en danger. Tu sais que tous les regards sont braqués sur nous. Bon sang mais à quoi pensais-tu ?

Hayden entendait son père depuis le couloir, hurlés à en faire trembler les murs. Il entendit un bruit mat, un poing s'abattant sur un mur.Son père avait préféré déverser son trop plein de colère.

Tout le premier Ouroboros, la demeure circulaire des lycans, devaient écouter leur roi.

- Thared, le premier de la ligue des sorciers voulait te chasser de l'Ebona. Si son fils Jasio n'était pas déjà parti, je suis sûr que je n'aurais rien pu faire pour toi s'il avait insister pour  t'amener dans l'Hamelda avec lui. Il te trouve incapable d'honorer ta fonction. Et pire, après ce que tu viens de faire, il te trouve dangereux pour sa caste.  Te rends-tu compte ! Tu aurais voulu mourir que tu ne t'y serais pas pris autrement !

Depuis l'incident auquel Hayden avait assisté, Jacob avait changé. Il était devenu violent, irascible et imprévisible. Il ne l'entraînait plus, s'enivrait du matin au soir et semblait ne plus avoir goût à rien. Jamais il n'avait agi ainsi. Personne ne comprenait ce revirement d'attitude à part lui, Eléna et bien évidemment Carsis.Peut-être que si son père savait...

Pourtant le jeune lycan n'avait osé se confier de peur d'avouer qu'il était présent ce jour-là et qu'il s'était caché avec Eléna. En fait il cachait deux secrets. Bien sur il pouvait dire qu'il était seul  mais il refusait de mentir sciemment à son père à qui il admirait plus que tout.

Il voyait donc son mentor perdre la raison jour après jour jusqu'à l'impensable. Il s'était battu avec Cohnraad, un cousin éloigné d 'Eléna.Il y avait quelques heures de cela. Il ignorait les raisons de l'altercation mais elles étaient peu importantes face aux conséquences du geste de l'arkan.

Il avait enfreint le plus important des dogmes qu'aucun loup ne pouvait bafouer sans de graves conséquences. Aucun lycans ne devaient se montrer ne serait-ce qu'agressifs envers un sorcier. L'existence de sa caste ici et non dans l'hamelda ne relevait que du désir de l'Ultime de posséder une garde dévouée à la protection des siens.Si ce n'était pas le cas, alors la légitimité de leur existence dans  l'Ebona pouvait être remis en cause. L'acte de l'arkan  pouvait avoir des répercussions sur chacun d'eux.

- Rends moi ton sabre d'argent. Je ne sais pas comment je vais réussir à sauver ta tête !


- Vous ne pouvez pas, entendit Hayden.

La porte était ouverte. Si bien que le fils de Torken n'eut pas besoin de se faire annoncer. Il vit les deux hommes le fixer. Jacob regardait au loin. Il poussa un soupir fataliste.

- Vous ne devez à aucun pris prendre ma défense, dit-il d'une voix posée. Si vous le faîtes, vous condamnez la caste. Les sorciers n'auront plus confiance en vous et ça sera la fin. Je le sais et vous le savez. Il n'y a rien d'autres à dire.

Torken s'avança rageusement devant l'arkan et s'arrêta à quelques millimètres de son visage. Jacob était grand mais son père dépassait les deux mètres. C'était un géant comme le surnommait son peuple : Torken le Grand – il l'était par son action mais aussi par sa taille.

Son père empoigna le lycan par le col de son tamhpa, l'habit traditionnel de la Duceta.

- Tu ne comprends pas ! Ils veulent ta tête ! lui hurla-t-il.


- Si je comprends, avoua-t-il fataliste.

Torken le relâcha et recula pris par une émotion que son fils pu ressentir de là où il était.

Red DawnLisez cette histoire GRATUITEMENT!