Le lendemain, je mettais tout en ordre pour essayer de le croiser, je suis même allée jusqu'à connaître son emploi du temps par cœur. Quelle idiote je suis. Nous parlions bien de Fred Weasley. A aucun moment, il respectait son emploi du temps. Je devais compter sur le hasard et la chance pour nous croiser. Et ce fut le jour suivant, lorsque je discutais avec les filles dans le patio de l'école qu'il passa accompagné de son frère juste devant moi. Alors tout en me levant je l'interpellais mais le seul qui se retourna fut George. Il bouscula son frère mais celui-ci ne réagit point. Il m'évitait cela était certain mais pour quelle raison restait un mystère. Tout cela me stressait car plus le temps passait moins il restait de temps pour trouver un cavalier.

Chaque jour, je le cherchais des yeux pour essayer de lui parler mais que faire alors qu'il connaissait aussi bien Poudlard et qu'en un instant le voilà disparu. Après une longue heure de réflexion dans la bibliothèque, je me disais que les hommes étaient bien compliqués. Déprimée, je soupirais face à mon devoir de potion en compagnie de Cassandra qui essayait de me rassurer : «

- Au pire, tu pourras demander à quelqu'un d'autre.

- Et voir Fred danser avec une autre fille sous mes yeux, plutôt mourir.

- Si vous étiez moins compliqués vous deux, ça nous fatiguerait moins, soupira-t-elle exaspérée ! »

Soudain au loin, je vis une tête flamboyante. En un bon, j'étais debout et deux secondes plus tard, mes affaires étaient rangées dans ma sacoche. Rapidement, je saluais Cassandra pour me précipiter à sa recherche. Une fois, dehors de la bibliothèque, je tournais la tête, paniquée, il avait à peine apparu que je ne le voyais déjà plus. Malheureusement pour lui, j'étais loin d'abandonner et je me suis mise à le chercher. Avec motivation, j'ai parcouru tous les raccourcis que j'avais retenu avec le temps, inspectant tous les tableaux, les portes secrètes et les fausses portes qu'il puisse exister à Poudlard. Cela devait faire de bonnes heures que je le cherchais et c'était en hauteur dans la protection des chemins de ronde, que je le vis, il observait le paysage en face de nous. Pourquoi me semblait-t-il aussi déprimé ?

Discrète, j'allais à ses côtés, les yeux sur le lointain. Pourquoi était-ce toujours notre champ de vision ? L'horizon nous attirait tous les deux. Le coucher de soleil sur les montagnes m'émerveillait. Lui, gardait son air effacé. Comment faire ? Que dire ?

Fallait-il être doux et le calmer ou ne pas hésiter et l'affronter ? Bon, Ellie, fonce ! On avisera au fil de la conversation. D'un ton hésitant, je commençais par un simple salut qu'il ignora royalement. Merci, Fred, tu es charmant !

« - Excuse-moi, mais je crois que tu me dois des explications... »

Il ne bougea pas, ne parla pas, ne réagit pas mais mon stress, lui, grimpa dans ma gorge :

« - Est-ce que tu pourrais me répondre ?! Je ne peux pas t'aider si tu ne m'expliques pas d'où provient le problème. T'aurais-je blessé ? Dans ce cas, explique-moi le mot que je n'aurais pas dû prononcer ou au contraire te dire. Et arrête de faire cette tête de gobelins pas content, tu ne m'aides pas... »

Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire pour ensuite se raviser et me jeter un regard blasé.

« - Je n'aime pas te voir ainsi...

- Pourquoi perds-tu ton temps avec moi ? Cédric Driggory, t'attends, rejoins-le.

- Cédric Driggory... ? Pourquoi lui ? pouffais-je de rire

- Je ne sais pas... Tu danses si bien avec lui... »

A peine avait-il fini sa phrase que j'explosais de rire. Pensait-il vraiment que je ressentais des sentiments pour lui ? C'est n'importe quoi ! Il me jetait un regard ahuri de me voir ainsi rire mais la situation me paraissait tellement ridicule et ce n'est qu'après de longues minutes que je réussis à me calmer. Il me semblait moins boudeur et me regardait avec son habituel sourire moqueur.

Electron libreRead this story for FREE!