Expecto Patronum

27 4 11



( Lips are moving by Meghan Trainor - Alex G cover)


« - Qui dit bal de Noël, dit danse. Je compte alors sur vous élèves de Poudlard pour savoir parfaitement danser pour cette grande soirée »

McGonagall avait à peine commencé à parler que des mines s'attristaient déjà. Le mot « danse » ne plaisait pas à tout le monde. Madame Chourave avait invité les élèves Poufsouffles à participer aux cours des Gryffondors. Assise sur l'un des bancs aux côtés des filles, j'observais avec de grands yeux la grande sorcière nous apprendre à danser. Et quoique cela peut paraître étrange, cette idée me plaisait bien. En face se tenait les deux jumeaux près de la fenêtre, ils semblaient bien rire et alors que je me permettais d'observer un peu plus Fred son regard se tourna vers le mien. Mes joues s'empourprèrent quand il me répondit par un sourire encore plus séduisant. Je ne sais pas si c'est l'enthousiasme du tournoi des trois sorciers mais depuis notre dernière sortie nous nous sommes beaucoup rapprochés. Et le regard qui me jetait ne faisait qu'accroitre mes sentiments.

« - Flos Ellie, s'exclama McGonagall, venez ! »

Sous les yeux rivés de tous les autres élèves, je m'avançais près de la grande sorcière d'un pas timide. Depuis que Ron Weasley avait dansé avec elle, tous les élèves redoutaient que leur nom soit interpellé. La sévère sorcière tourna son regard vers le banc des garçons. Les filles derrière moi riaient bien. Je n'osais lever le regard vers la foule. J'espérais que ce moment intimidant finirait bien vite. C'est alors qu'elle demanda à Cedric Diggory de s'avancer à son tour sur la piste de danse. Bien que je ne l'aimasse pas autant que Fred, son physique ne me laissait pas indifférente. Nos regards se croisèrent et de son visage d'ange, il me fit l'un de ses sourires irrésistibles qui pourrait faire fondre un iceberg. La musique débuta et McGonagall nous rapprochâmes. Elle posa sa main sur ma taille et la mienne sur son épaule, les yeux dans les yeux, je ne pouvais m'empêcher d'être gênée et mes joues s'empourprèrent. Nous commençâmes à danser devant tout le monde. Alors que je pensais que nous allions nous ridiculiser, la danse devint plus passionnée et grâce à ma légèreté, notre danse fut ponctuée de portés. Plus la musique s'emballait, plus je me sentais disparaitre les regards rivés sur moi et cette passion pour la danse s'empara de mes craintes passées. Légèreté était le terme exact qu'il me semblait ressentir. Complétement déboussolée, une fois que je reposais la pointe de mes pieds sur le sol, je revenais à la réalité et les gens ébahis nous observaient distinctement. McGonagall me sourit puis nous félicita pour notre belle prestation. Une fois, retournée à ma place, Aimée, Cassandra et Louna me jetèrent un regard ahuri, puis en même temps elles s'exclamèrent : « - Tu danses aussi bien et tu ne nous l'as jamais dit ?

- J'avoue que moi-même ça m'étonne, m'exclamais-je émotive

- Bon c'est vrai que Cédric se débrouille bien aussi.

- Oui mais par rapport à lui tu avais une telle grâce, un tel charme. Magnifique.

- Arrêtez ! Vous allez me faire rougir !

- Tu vois que c'est bien au final d'être une brindille

- En tout cas, il y en a un qui ne t'a pas lâché des yeux »

Amusée par ses paroles, je relevais la tête et se fut le regard de Fred qui m'interpella, ses joues avait prirent une teinte cramoisie. Puis, alors que je lui tendis un sourire radieux, il ne me montra qu'un visage terne et froid, ce qui me choqua légèrement. Le cours se finit et nous eûmes comme informations les dates du bal ainsi de pas oublier d'inviter son cavalier. Comme il n'y en avait qu'un qui courrait dans mon cœur, Aimée me poussa à aller lui demander de suite avant qu'il ne soit pris. Alors dès que je sortis de la salle, j'attendais sa venue. Aimée à mes côtés qui me soutenait psychologiquement. Les minutes s'écoulaient et mon stress ne cessait de monter. Le voilà ! Enfin... Nos regards se croisèrent, le temps se ralentit et il me semblait surpris de ma présence. Mais alors que j'ouvris la bouche et balbutiai à peine un mot, il m'envoya bouler. Aimée me tapota l'épaule en geste de compassion. Ma vie était une suite d'échecs, je devais en avoir l'habitude mais là c'était aussi violent que de se prendre un sceau d'eau glacée en plein visage. Pour autant, je n'étais jamais sentit si déterminée.

Electron libreRead this story for FREE!