Chapitre 8

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Mois d'Avril
Sur le chemin du retour, dans la voiture j'avais un sourire que je n'arrivais pas à effacer. Ces gens que j'ai rencontré étaient tous formidables et très sympathiques. De ce que j'ai compris, ils étaient tous des amis et des frères pour Benjy. Je vous ai parlé rapidement de ces personnes, mais je suis sûre que vous n'allez pas vous en souvenir, parce qu'ils étaient réellement beaucoup.

Mais moi impossible, que je les oublie. En une journée, ils m'ont montré que les différences de chacun ne sont pas importantes. Ce qui compte c'est d'aimer avec le cœur et être uni pour fonder une même et seule famille.

Ils étaient différents, mais s'appréciaient tous, ils étaient une famille et j'aimais beaucoup ça.

C'est donc pour cela, que Benjy est toujours souriant et aimable. Il en a vécu des choses et j'ai appris par la même occasion, qu'il avait perdu sa mère à un jeune âge, j'étais attristée pour lui.

Il a les yeux rivés sur la route et ne parlait pas. Je crois qu'il était pensif, je décidai de casser le silence.

« Benjy, tu vas bien ?

- Oui, oui, désolé, de pas t'avoir dit où on allait, mais je savais que tu allais bien t'entendre avec les autres, même si on est beaucoup, me dit-il.

- Ça ne fait rien et ta nièce était contente d'avoir ton cadeau », lui dis-je en souriant.

On rentra à l'hôtel, mais la chambre était vide, Maya et Galia n'étaient pas là.

« Tient, elles sont pas là, dis-je.

- J'imagine qu'elles sont sorties et vont revenir, me dit Benjy, je vais rester en attendant qu'elles arrivent.

- Tu n'es pas fatigué ? 

- Non, ne t'en fais pas, viens t'asseoir », me dit-il. Je m'assis donc à côté de lui.

Nous nous fixâmes tout en restant silencieux.

Benjy posa une main sur ma joue et une sur mes cheveux.

Le silence était long, mais pas pesant. Je n'avais pas non plus grand chose à lui dire. Benjy s'approcha de plus en plus de moi avant de m'embrasser. Comme dans l'après-midi, ses lèvres étaient toujours aussi douces. Il m'attrapa par les hanches et me fit asseoir à califourchon sur lui. Je me laissai emportée par ce long baiser. Je sentis sa bouche descendre jusqu'à mon cou et qui me fit pousser un petit gémissement. Il se leva et me porta en même temps avec lui. Benjy prit la direction de la chambre sous mon sourire. Il m'allongea sur le lit et me couvrit de baisers. Chacun de ses baisers me donnaient de drôles de sensations agréables.

Benjy positionna son visage face au mien et s'arrêta un instant pour me regarder. On aurait dit qu'il me demandait mon consentement et je le fis.

Il déboutonna très lentement les boutons de ma chemise et posa de doux baisers sur mon cou.

Pour une fois, depuis très longtemps, je ressentis quelque chose. Benjy était peut-être celui que j'attendais.

Nous passions tous les deux une agréable nuit, dans les bras de l'un et de l'autre. Benjy me fit verser une larme qu'il essuya tendrement avec sa main avant de m'embrasser tendrement. À la toute fin, je m'endormis dans ses bras si confortables.

Le lendemain au réveil.

J'ouvris les yeux face au visage de Benjy qui me regardait en souriant. Je craignais de ce que j'aurais pu faire d'étrange dans la nuit.

« Tu as bien dormi ? Me demanda-t-il.

- Ça dépendra de ce que j'ai pu faire ? 

- Rien, à part qu'on a partagé une bonne nuit ensemble », me dit-il, tout pour me gêner.

Malika Pour Une Nouvelle VieOù les histoires vivent. Découvrez maintenant