Chapitre 3

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Je me suis retournée seule à la maison en prenant les transports. Pepe avait essayé de m'appeler mais je l'ai à chaque fois envoyé sur la messagerie. J'étais réellement en colère contre lui.

Comment il avait pu me trahir de la sorte ?

Je lui en voulais sérieusement, je ne l'ai pas attendu, je suis partie directement me coucher. Mais c'était quelques secondes avant que je l'entende débarquer comme un sauvage dans la chambre. Il était furieux et sa veine sur son front était bien sortie.

« Donc tu me prends pour un con ? Quand je te dis de m'attendre, tu pars et je t'appelle et tu me raccroches, me dit-il. Je sais qu'il est très énervé, mais ça m'était égale.

- Et toi, tu ne m'avais pas promis de ne rien dire à ta famille...

- Il s'agit de ma famille, tu l'as pas dit aussi à ta famille ?

- C'est notre histoire de couple ! Hurlai-je. Tu le sais très bien pourquoi on avait décidé de ne rien leur dire et toi tu es parti leur dire. Tous les jours ce sont les mêmes réflexions et les mêmes remarques, ça faisait un bout de temps que ta mère pleurnichait qu'on a pas d'enfants et toi tu pars le dire à ta sœur, surtout celle que j'aime pas ».

Je crois que j'étais réellement énervée vu tout ce que j'avais sorti.

« Tu as parlé comment de ma mère là ? Me demanda-t-il en fronçant les sourcils. Tu sais très bien comment elle a souffert et elle est fragile ».

Non, elle abuse simplement, elle essaie jamais de comprendre que tu as grandi et que tu n'es plus un enfant et encore moins un bébé, mais comment je pouvais te faire ouvrir les yeux ?

« Excuse-moi, lui dis-je pour par changer et me contente juste de la fermer, je pense qu'en y repensant, j'étais réellement une conne.

- Et une chose, c'est pas moi qui l'ai dit à Géraldine, je l'avais dit à Pascal, il est mon grand-frère, je me suis juste confié, je vois pas où est le mal, il a simplement dit à Géraldine et tu connais la suite et ne va pas le voir non plus pour lui prendre la tête, je sais que tu en est capable, il avait totalement raison, il a pas cherché à faire la merde, me dit-il

- Tu sais quoi, Pepe fais ce que tu veux, lui répondis-je avant de me coucher sur le lit sans lui adresser de nouveau la parole.

- OK, tu l'auras cherché », me dit-il en prenant son cousin pour sortir de la chambre.
Attendez, il part où ?

Je lui ai jamais dit de partir. Je me levai pour le suivre et l'attrapai le bras.

« Comment ça tu négliges le lit conjugal ? À quel moment moi Malika j'ai de partir ou je t'ai mis à la porte ? ».
En y repensant j'étais réellement ridicule. Il se contenta de sourire et me porta pour m'allonger sur le lit.

« C'est bon on arrête de se disputer, je parlerais à maman pour lui faire comprendre que ça va être ainsi et elle pourra rien y changer », me dit-il avant de me faire des chatouilles. C'est bon, je ne pouvais pas m'en empêcher et je ris, alors qu'il y a que quelques instants je boudais.

Pas la peine de vous décrire ce que l'on a fait de la soirée, nous nous sommes simplement prouvés l'un à l'autre à quel point on s'aimait. Enfin, c'est ce que j'avais cru comprendre, mais ça c'est une autre histoire.

Ce fut le début du cauchemar, il n'y avait pas un seul jour où sa mère ou encore sa sœur nous laissaient pas en paix.
Tous les jours, elle appelait son fils en disant qu'elle était malade par sa faute. Qu'elle ne comprenait pas pour quelle raison il continuait à être avec moi parce que j'étais stérile et dans l'incapacité de lui donner un enfant.

Malika Pour Une Nouvelle VieOù les histoires vivent. Découvrez maintenant