Endoloris

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( Je vous conseille d'écouter avec la lecture, la reprise de la chanson A fleur de toi par Slimane)


Il ne reste rien, tout est détruit. Tout ce qui reste, n'est qu'une montagne de débris. Nous les avons tous vu arriver et tous vu partir. Les Mangemorts ne sont pas invincibles mais ils font du dégât et ce qui devait rester de l'entrée de Poudlard s'était changé en ruines. Alors que je marchais dans ce désordre, je rangeais rapidement ma baguette pour retourner dans la grande salle.

Tout cela me rappelle des souvenirs, lorsque je n'étais qu'une jeune sorcière. Traversant les couloirs, j'observe les dégâts et dépitée parce que je vois, me dépêche de rejoindre les autres. Poussant la grande porte, j'aperçus une infirmerie de secours où s'étendait là de nombreux morts. J'essaye de ne pas trop regarder au risque de succomber à une profonde tristesse. Traversant rapidement, la longue allée, je remarque les Weasley. Les larmes aux yeux, ils se prennent dans leurs bras. Ron se précipite vers un corps inanimé. Je n'arrive pas à le voir, il y a trop de monde autour. Je cherche Fred Weasley des yeux mais ne le trouve pas. Je commence à avoir peur. Doucement je m'approche du groupe, qui se retourne vers moi dans un silence morbide. J'attends une réponse parce que George pleure dans les bras de sa mère. Je commence à comprendre et s'est en tournant la tête que je le vis. Là, allongé, je compris.

On essaye de me parler mais je n'écoute plus. Perdue dans mes pensées, je tente de trouver une raison. Tout le monde me regarde, attendant surement une réaction de ma part mais je continue de le fixer. D'un pas lent, je me rapproche de lui, les larmes sans que je m'en rende compte débordent sur mes joues. Ses yeux sont fermés, au coin de ses lèvres reste un sourire, celui que j'aimais tant, et là sur sa peau blanche, dans ses veines tout s'était arrêtées. On peut croire qu'il dort mais de ce sommeil-là personne ne s'en réveille. Je le sais qu'il est mort. Pas besoin de métaphore, les mots crus sont moins blessants. Toujours en l'observant, je murmure son nom, n'osant pas le toucher, ne voulant pas y croire. Non, lui qui était tant attaché à la vie, la mort ne pouvait me le prendre. J'en ai marre de cette injustice à enlever la vie aux personnes qui n'ont même pas commencé à vivre. Il venait d'avoir 20 ans...

Je m'effondre en larmes à ses côtés.











(Pour la suite, écouter l'Hedwig's theme serait bien plus adéquat)

«

- Ellie, c'est une lettre pour toi, s'exclama ma mère du salon »

En étoile de mer sur mon lit, je relevais la tête, surprise. Une lettre... Pour moi. Effectivement ça faisait longtemps qu'on ne m'avait pas écrit. Aujourd'hui rares étaient les personnes à encore envoyer des lettres ou alors c'était des grands parents mais les miens étaient morts depuis bien longtemps. Alors curieuse, je glissais sur le parquet de mon petit appartement pour me diriger vers ma mère. Agée de la quarantaine, son visage était un peu fatigué par le travail de nuit d'une infirmière banale. Habillée d'un jogging, on voyait qu'elle était en weekend. Avec un sourire, elle me la tendit et je lui pris des mains en la remerciant. J'allais ensuite m'asseoir sur le canapé pour la lire à voix haute :

«

COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE

Directeur : Albus Dumbledore

Commandeur du Grand-Ordre de Merlin

Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers

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