Chapitre 4 - Partie 4 - Viols

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Quand la porte de la chambre s'ouvrit, Pierre était adossé au mur, juste à côté de l'entrée

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Quand la porte de la chambre s'ouvrit, Pierre était adossé au mur, juste à côté de l'entrée. Le soldat chargé du repas s'arrêta, soupçonneux. Peut-être avait-il peur de représailles, après avoir renversé la soupe la fois précédente ?

« Va au centre de la pièce, ordonna-t-il.

— Non. »

La séduction, pour l'héliade, était un jeu d'enfant. Il lui suffisait d'y penser. Sa magie enveloppa sa proie, se diffusa autour du geôlier et l'enferma dans un cocon chaud et sensuel. L'homme se détendit et oublia toute rancœur à son égard. Un sourire naquit sur son visage glabre. Un humain sous l'effet de l'alcool n'aurait pas eu une allure différente. Pierre esquissa un geste pour le rejoindre, mais le soldat porta la main à son concentrateur, sans conviction.

Plus fort. Pour se sortir de là, l'homme ne devait plus penser à rien d'autre que lui. Pierre ouvrit les vannes à fond et le charma, au-delà du raisonnable.

Avec de l'entraînement, n'importe qui pouvait prendre conscience de son jeu. Mais le sorcier, comme bon nombre des fédérés, n'avait jamais vu d'héliade et n'avait jamais pris au sérieux les légendes sur les nymphes et leurs pendants masculins. Sans doute n'avait-il jamais cru à ces histoires d'homme prêt à abandonner possessions, emploi et relations pour les bras d'une belle femme rencontrée au détour d'un sentier.

« Comment tu t'appelles ? » demanda Pierre.

Sa voix sonnait avec une irrésistible sensualité. Le visage du soldat se tendit, il avala sa salive. L'héliade inclina la tête sur le côté et lui adressa un magnifique sourire. Ses cheveux dégringolaient sur son front dans un mouvement gracieux. L'homme rougit et souffla son prénom, soudain timide devant l'éphèbe de 18 ans. Pierre lui prit le plateau des mains. Le contact avec ses doigts, doux comme une caresse, fit tressaillir le P.M.F.. Son expression s'empourpra encore plus. Le jeune prisonnier déposa le repas à même le sol, puis se redressa. Chacun de ses mouvements, même les plus simples, frôlait la perfection tant ils étaient délicats et précis. L'héliade passa sa main sur le visage hésitant du sorcier.

« Bonjour, Jorg. »

Il l'embrassa et ferma la porte. Et il abusa de lui.

L'homme en face de lui, drogué à ses pouvoirs, n'avait rien de consentant. Pierre passa ses doigts sous son uniforme, et saisit son sexe au creux de sa paume. Jorg gémit au premier aller-retour. L'héliade se mordit l'intérieur de la lèvre pour contenir son dégoût. Il violait ce soldat.

Il profita consciencieusement de lui, avec ses mains, et le termina de sa bouche, avec une seule idée en tête : rendre le P.M.F. accro à ses caresses et au plaisir qu'il ressentait avec lui.

C'était la première fois qu'il utilisait ses pouvoirs à un tel niveau. Jorg réagissait à chacun de ses mouvements, incapable de trouver assez de lucidité pour protester. Sa jouissance fut rapide, incontrôlée et violente. Pierre, indépendamment de l'aversion qu'il éprouvait pour lui-même et malgré les larmes qu'il ne parvenait pas à retenir, ne pouvait s'empêcher d'être fasciné par l'étendue inattendue de ses pouvoirs.

Jorg, la main dans les cheveux du jeune blond, hocha mécaniquement la tête quand Pierre demanda qu'il ouvre la porte de sa cellule, heureux de rendre service. Sous les suggestions de l'adolescent, il l'entraîna jusqu'à la salle de transfert et le laissa partir. L'héliade se volatilisa, le charme qu'il émettait aussi, et le P.M.F., honteux, remonta sa braguette. Il alla signer sur le registre qu'il avait bien vu Pierre dans sa chambre et qu'il lui avait donné la soupe. Et qu'il avait refermé la porte avant de prendre sa pause.

Hors de question d'avouer que c'était lui qui avait laissé fuir Pierre.

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