Chapitre 2

121 18 1
                                                  

Comme je me fais chier, je vais dans les toilettes. Elles sont à l'autre bout de l'université. C'est chiant, alors j'y vais en hoverboard. Tranquille. Yolo.

Arrivée sur place, je suis horrifiée que les deux sexes soient mélangés. Comment on peut faire ça ? C'est immonde ! Tuez-moi !

Slender man arrive.

— Tu veux mourir ? On peut arranger ça, me propose-t-il de son visage sans expression.

— On est encore au chapitre deux, tu ne veux pas au moins attendre le cinquième ?

— Ok, je reviendrai.

Il disparaît dans une étrange fumée. Il se fait vraiment pas chier lui ! Il gâche mon histoire ! Où j'en étais ? Ah oui ! Les toilettes ! Comment on peut tout mélanger ?

Tant pis, je m'enfuis en courant. Tant pis, je vais puer.

Puis en retournant dans ma chambre, il y a le mec aux cheveux bleu pastel qui était resté dans son coin. Il est allongé sur le lit comme si de rien n'était. Han le... méchant garçon ! Ça, c'est un truc de badboy !

— Où est Géraldine ?

Il prend une peluche et lui fait un câlin.

— Tu m'ignores ?

Il continue de jouer avec la peluche. Une peluche de Bug Enterprises à ce que je vois.

Il ne répond toujours pas et Géraldine entre dans la chambre. Elle se casse la gueule et je vois sa culotte. OH NON ! TOUT MAIS PAS ÇA !

— Salut Gertrude ! s'écrie-t-elle en se relevant. Ouais, Jean-Claude s'incruste ! Comme d'habitude quoi ! ET IL VOLE MES PELUCHES !

Elle lui arrache la peluche des mains, celle-ce se retrouve en miettes par terre. Pauvre peluche.

Jean-Claude s'en va, vexé.

— Mon pauvre poney en peluche ! couine-t-elle.

Je ne dis rien. Je m'en fous. Je résous une équation différentielle du second degré ayant pour solution des irréels dans ma tête.

— Gertrude ! crie Géraldine pour me sortir de mes pensées. Ça t'intéresse une petite fête ?

— Non.

— Allez !

— Non !

— S'il te plaît !

— NON !

— Fais-moi plaisir !

— NOOOOOOOON !!!!!

— Tu n'as pas le choix !

— NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON !!!

— Dis oui, lance-t-elle avec un clin d'œil.

— Oui.

— Voilà, maintenant tu es obligée de venir !

— Merde ! Fais chier ! Pourquoi je suis aussi conne ?

Je pleure et m'écroule par terre.

*

Avec Géraldine, on se retrouve à une fête bizarre. Tout est rose et tout le monde vient déguisé en animal avec une combinaison kawaii. Géraldine est en poney. Elle a un problème avec les poneys.

Gaylord s'approche de nous, il est en hérisson. J'ai l'air conne habillée comme une mémé, mais je m'en fous. Je voulais travailler alors j'ai ramené mon bouquin de maths au cas où. Mon bouquin qui fait mille pages et que je traîne dans une brouette derrière moi.

— On va faire la fête ! s'exclame Gaylord.

— Ouais ! réplique Géraldine.

Je les regarde. Ils sont trop bizarres. Je ne comprends pas. Je suis choquée. C'est trop bizarre l'université.

— Gertrude, tu veux jouer à Défi ou Vérité ?

— Non.

— Allez !

— Non !

— S'il te plaît !

— NON !

— Fais-moi plaisir !

— NOOOOOOOON !!!!!

— Tu n'as pas le choix !

— NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON !!!

— Dis oui, lance-t-elle avec un clin d'œil.

— Oui.

— Voilà, maintenant tu es obligée d'y jouer !

— Merde ! Fais chier !

On doit jouer à Défi ou Vérité. C'est chiant. C'est nul. Je me fais chier. Puis le mec qui s'appelle Teddy (oui, comme l'ourson) ouvre sa gueule pour dire quelque chose de méga intéressant à Jean-Claude :

— À toi.

C'était tellement intéressant ! Je suis choquée par tant de poésie !

Puis je me replonge dans mon bouquin de maths. Je travaille sur les additions. C'est très intéressant.

Jean-Claude me balance une bouteille sur la tronche.

— C'est pas gentil euh !

— Mais si ! rit-il.

Il se fout de ma gueule. Je suis triste et je m'enfuis dehors pour chialer. J'appelle mon petit-ami Bernard. Je l'aime pas, mais je suis une biatche alors j'abuse des gens. Enfin, j'essaie, mais je suis nulle.

Finalement, Bernard vient me chercher et je m'écroule en pleurs sur la banquette arrière en la mouillant de larmes.

— Il s'est passé quoi ? me demande-t-il.

Je crie en pleurs. C'était trop horrible ! Tellement horrible que je ne peux pas raconter ! Sauf à vous les lecteurs, je veux le succès quand même !

Post Mortem - Saison 3Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant