Le Paradoxe du Parapluie

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Salut. Ça fait longtemps, hein ?
Aujourd'hui, alors qu'il fait beau, que les oiseaux gazouillent et que rien ne laisse présager l'ombre d'un nuage, je vais vous parler d'un truc qui me chiffonne et que j'ai nommé, par souci esthétique, "le paradoxe du parapluie".

On se planque tous derrière des mots. Et les pensées sont des mots. Alors pourquoi, lorsque l'on essaye de dire ce que l'on pense, personne (pardonnez la généralisation, si si, il y a des gens qui peuvent vous comprendre d'un seul coup d'oeil) n'arrive véritablement à faire la différence ?
Pour me faire comprendre, prenons l'exemple du parapluie. Les amis, imaginez que vous êtes un parapluie. La pluie représente ce qui est dit de manière hypocrite. Naturellement, vous n'aimez pas être continuellement mouillés, donc vous ouvrez vos tissus, vos crochets de métal et hop- la pluie ne vous atteins plus. Mais cela ne veut pas dire qu'elle a disparue. Peut-on alors véritablement échapper à l'hypocrisie ? Dérobés à la pluie, vous pensez. Ce sont des mots, vos vrais mots, sous ce parapluie. Mais, et si la pluie était vos propres paroles,  celles qui ne sont pas vos pensées ? Vous chercheriez donc à vous cacher de la pluie tout en la produisant : voici le paradoxe.

En parlant, on s'expose et on se planque. Parce qu'on ne peut jamais vraiment traduire la petite voix qui cause sans s'arrêter dans notre boîte crânienne et que même si l'on essaye, elle va plus vite que nous.

Le paradoxe du parapluie serait donc l'explication à une majorité de comportements superficiels ou hypocrites ? Là est toute la question, et finalement, je crois qu'on doit tous toujours alterner entre nos pensées, nos paroles et le silence.

Et vous. Vous en pensez quoi ?
Écrire, est-ce la solution ?

Des bisous, à bientôt dans ce Rantbook ou ailleurs ! Ya.

Carré Blanc sur Fond Blanc [Le RantBook participatif de Ya]Where stories live. Discover now