The frog princess and the fake princess

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Le prince regardait le ministre avec des yeux ensommeillés, il s'était levé précipitamment pour entendre cette nouvelle si "importante" qu'elle ne pouvait pas être annoncer a une autre heure qu'a 5h du matin. Et maintenant qu'il l'avait entendue il avait juste envie d'aller se recoucher.

-Ah bon ? Fit-il en baillant.

Le ministre ouvrit de grands yeux ronds et prit un instant pour examiner la physionomie du prince: il n'avait pas l'air de faire semblant.

- Ça alors. Ce n'était vraiment pas ce à quoi je m'attendais. Le ministre continua avec force gestes. Attendez. Votre père, celui qui vous a mis au monde, est mort.

- Oui j'avais compris. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi vous me le dites.

Il était pris au dépourvu, le prince était calme presque ennuyé devant l'annonce de la mort de son père. On lui avait bien dit que le prince Naveen n'aimait pas son père mais a ce point là. Il aurait au moins voulu un "NOOOOOON", quelques sanglots et des coups contre le mur.

- Eh bien; si je vous le dis c'est parce qu'il est votre père, et parce qu'étant le seul héritier, vous êtes maintenant roi.

Le prince, qui envisageait sérieusement de planter le ministre là et d'aller se coucher, s'écroula littéralement sur un des fauteuils du salon. Un regard perdu, triste, imprimé sur son visage. Il s'attendait a tout sauf à ça. Son connard de père avait dû mourir en lui laissant la royauté. Il avait juste envie de mourir.

-Oh... Non...

-Ah voilà c'est la réaction que j'attendais.

Le prince repris un semblant de contenance, se redressa et tenta vainement d'enlever ce regard triste de son visage.

- Quand devrais-je prendre mes fonctions. Dit il avec appréhension

- Dans une semaine. Mais vous devez venir avec moi aujourd'hui pour assister a l'enterrement de votre père...

- Je devrais faire un discours? Le coup a-t-il d'une petite voix

- Oui, mais ...

- Meeerde...

- Ne vous ...

- Je vous en prie, le coupa-t-il une deuxième fois, laissez moi seul.

Quelques temps après sa tirade théâtrale. La porte se referma a la volée.
Il ne restait plus qu'annoncer la bonne nouvelle a Tiana.
Il se leva tant bien que mal de ce fauteuil, qui avait semblé être le plus doux des réconforts quand il était assis dessus. Il s'élança tel un taureau dans les couloirs immaculés et couverts de tapisseries que lui et Tiana s'était offert lorsque Tiana, grâce aux revenus de ses différents commerces avaient pu se l'offrir. Naveen, malgré ses différents avec son père aurait pu l'avoir beaucoup plus tôt, mais Tiana avait un certains orgueil qu'il fallait évité de blesser.
Après quelques couloirs, il arriva enfin devant une porte a deux battants, devant laquelle il s'arrêta. Il voulu pousser la porte, mais retira aussitôt sa main, hésitant. Il finit par demander:

- Tiana?

- Naveen ? Lui répondit-elle. Entre.

Il poussa la porte et entra. Il s'arrêta sur le seuil toujours aussi hésitant qu'a l'arrivée. Elle était de dos. Un café dans une main et un document dans l'autre.

-J'ai quelque chose d'important à... Heum... Te dire

- Qu'est-ce que c'est, mon amour ?

- Eh bien ...

Elle déchargea ses deux mains sur la table, et se retourna. Naveen aurait voulu qu'elle ne le fasse pas. Elle portait encore sa tenue d'hier: une robe en dentelle noire ,qui mettait tout ce qu'elle avait en valeur et ses cheveux détachés lui donnaient cet air félin qu'il adorait. Naveen en tant qu'homme et mari ne pouvait pas rester concentré face à tout ça. Alors il se fit violence et baissa les yeux, pour mieux étouffer ce qui montait en lui il s'écria:

- Mon père est mort.

- Oh mon dieu. Elle se précipita vers lui et prit ses mains dans les siennes. Je suis désolée chéri.

Avec ça il avait déjà réussi a noyer le poisson et s'apprêtait a lâcher ce qui pour lui était le plus important et lui vaudrait au minimum deux paires de giffles

- Je suis tellement désolée, je n'ai pas eu le temps de bien le connaitre. C'est affreux. Je...

- Mon amour..., fit-il en prenant son visage dans ses mains. On s'en fout.

- Quoi!? C'est ton père qui est mort pas une simple mouche.

- Franchement, je ne vois pas la différence entre lui et une mouche. Ils sont tout aussi con l'un que l'autre. Il n'a jamais vraiment prêté attention a ma mère et moi, il était beaucoup trop occupé a engendrer des bâtards, comenditter des assassinats, persécuter la population, se bourrer, et battre ma mère entre deux activités. Tout ce qu'il est, enfin était, c'est un roi et un salaud pas mon père.

- Naveen...

- Non écoute. Vu qu'il est mort et que je suis son seul fils, je suis roi

- ...

- Par conséquent tu es reine.

- Et...?

- Et étant reine tu ne pourras plus hmmh ...

- Oui?

- Tu ne pourras plus travailler...

Ça y est il avait lâché la bombe.

- Quoi!!! Tu sais parfaitement que c'est la seule chose ...

- Oui je sais, je sais mais tu pourras nommer un gérant ou quelque chose comme ça...

Elle lui lança un de ses regards dévastateurs qui pouvait vous faire plier les genoux.

- JAMAIS!!!

- Mais ne pas travailler, ce n'est pas un drame, au contraire. Tu auras plus de temps, pour toi, pour nous deux, et nos éventuels... Enfants.

A ce mot, Tiana qui s'était écroulée sur un canapé eu un petit sourire. Enfants. C'est vrai qu'aucun enfant ne voudrait d'une mère constamment absente et occupée. En ce moment elle avait juste la chance de pouvoir être 5 heures par jour avec Naveen.

-Pourquoi pas...?

-Oh je suis soulagé. Et puis tu sais tu as tout ton temps pour me rejoindre la bas, je pars aujourd'hui mais tu pourras venir dans 5 mois tout au plus. Il soupira. Tu as mieux réagis que ce a quoi je m'attendais.

-Ah?

Il s'avança vers le fauteuil et s'agenouilla près d'elle. Et chuchota

-Moui, je m'attendais plus a une pluie de gifles et des coups.

Elle se mit a rire

- Tu sais quoi vu que je suis reine, continua-t-elle son fou rire arrêté, je vais voyager, j'irais a Disney. Elle sourit. Dis-moi, maintenant... à quoi est-ce que tu t'attends...?

Leurs visages étaient près l'un de l'autre. Chacun pouvait sentir le souffle de l'autre sur son visage. Des regards et sourires amoureux illuminaient leurs visages.

- Je ne sais pas, montre-moi.

Quelques jours plus tard, Tiana se trouvait devant la maison , deux valises la suivait, elle tentait tant bien que mal d'avoir un taxi. Après plusieurs minutes, un taxi s'approcha. Elle sourit, enfin elle était récompensée par tout ses efforts.
Adieu Nouvelle-Orléans

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