Penser Fait Souffrir

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Titre extrait du Rouge et Le Noir de Stendhal.

J'avais oublié...
J'avais oublié à quel point c'est facile de mentir, de mentir à tous ces gens qui nous entourent.
J'avais oublié à quel point des sourires et quelques rires font penser que tout va bien.
J'avais oublié que les sourires aident à rester forts et que tant qu'on dit que tout va bien, pour les gens ça va.
J'avais oublié que personne ne me regarderait droit dans les yeux en me disant que je mens.
J'avais oublié que je suis née seule donc que je mourrerais seule.
J'avais oublié comment mon père continuait à sourire alors que sa femme était extrêmement malade.
J'avais oublié comment ma mère était rester forte dans cet hôpital aux murs trop laids.
J'avais oublié à quel point son sourire la caractérisait.
J'avais oublié à quel point ils ont pu être heureux.
J'avais oublié qu'à des moments moi aussi je voulais quitter ce monde.
J'avais oublié les pages baignées de larmes et gribouillées au stylo.
J'avais oublié qu'elle serait toujours là, dans mon cœur.
J'avais oublié qu'elle ne me quitterait jamais même si elle n'est plus auprès de moi.
J'avais oublié que je pouvais demander de l'aide. Alors pourquoi les mots sont coincés dans ma gorge ?
J'avais oublié que quoique je fasse, ce serait ma faute; qu'on ne regarderait pas mon point de vue.
J'avais oublié à quel point poser des mots sur mes maux étaient agréable.
J'avais oublié que de dire ce qui ne va pas libérait. Mais je ne sais plus à qui me confiait.
J'avais oublié à quel point mon masque semblait réaliste.
J'avais oublié que de parler raviver les cicatrices, les rouvrait.
J'avais oublié...
Tout simplement...


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