Chapitre IV

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Bonjouuuuuuuur ! ~
Voilà qu'arrive le chapitre IV (déjà). Ce chapitre sera un peu plus spécial que les autres, car on en passera plus de la moitié avec Axel. Le jeune Roi est un peu perdu entre sa maîtresse de toujours et sa nouvelle épouse.
Je vous laisse apprécier ce chapitre (beaucoup plus court que tous les autres, j'en suis désolée) qui je l'espère, vous plaira !
Le média ci-dessus représente une partie des appartements de Cassiopée.

PS : N'hésitez pas à me prévenir d'une quelconque faute dans le texte, je me ferais un plaisir de la corriger !

N'hésitez pas à commenter et voter pour mon histoire, ça me fait toujours énormément plaisir
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La Reine était allongée dans son lit en chemise de nuit, toujours inconsciente. Trois médecins ainsi que Marianne et Sophie l'entouraient. Ils tentaient d'examiner le mal, tandis que les deux bonnes lui rafraichissait le front avec un linge trempé d'eau froide.
Le Roi se tenait à l'écart, sur un fauteuil de velours bleu. Il avait le teint pâle et les yeux rouges de fatigue.
Après un moment, les médecins s'approchèrent de lui et, après une profonde révérence, l'informèrent de l'état de son épouse.

"Ne vous en faites pas votre Majesté, la Reine survivra. Ce n'est qu'un petit malaise, sûrement dû à la chaleur ou à une trop forte émotion. Nous recommandons un repos absolu de deux jours. Si je puis me permettre, je pense que Sa Majesté est un peu perturbée par son nouvel environnement. Il faut un petit temps d'adaptation et cela favorise l'anxiété, c'est tout à fait normal. Dans tous les cas, il n'y a rien de grave votre Majesté."

Le Roi les remercia, puis congédia tout le monde de la chambrée.
Il se retrouvait désormais seul en compagnie de Cassiopée, dormant paisiblement.


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Je ne pouvais pas la regarder. Je n'y arrivais pas.
Je décidai de me rasseoir. Toute cette scène m'avait fatigué, et la migraine commençait déjà à se faire sentir.
Le visage dans les mains, je me me plongeais alors dans mes plus profondes pensées.

J'avais devant moi une jeune fille que je ne connaissais pas. La seule chose que nous avions en commun en cet instant étaient ces anneaux dorés gravés de nos noms et prénoms sur nos annulaire respectifs. Nous partagions aussi le même toit, le même personnel, certaines activités....
Mais je ne la connaissais pas.

Tout cela était de la faute de mon père. Marie avait beau avoir grandit avec nous, joué avec nous, partagé notre éducation, il n'avait jamais voulu l'accepter dans la famille. Le bien de ses enfants et de son fils héritier étaient passés loin derrière ses ambitions politiques et ses lubies de conquêtes intra-territoriales, pour finalement en arriver au désastre qu'était à ce jour mon mariage.
J'étais trop petit encore à l'époque pour me rendre compte que mon père m'avait menotté au destin d'un nouveau né. La concernée ne doit pas s'en souvenir, mais il arrivait bien souvent que l'on me mène au Palais d'Argan, dans les régions du Nord, afin que je rencontre ma fameuse "fiancée". Je me souvenais encore la première fois que je l'avais vue; je devais avoir six ans, et elle devait être à peine âgée d'une année. Les bébés et les nourrissons me paraissaient en ce temps ennuyeux et bruyants, insupportables. Je la voyais jouer et babiller dans le parc de son immense château avec sa mère et quelques nourrices.
La Duchesse d'Argan mère était une femme extrêmement belle et, lorsque je l'avais décrite à Marie en rentrant au Palais ce jour là, celle-ci m'avait alors boudé pendant trois jours entiers. Une conduite puérile qui l'habite encore.
Il était bizarre que la chose qui m'ait le moins marqué ait été cette petite fille brune à laquelle on m'avait promis. Mais après tout, un petit garçon ne pense pas encore à ces choses là à cet âge, qu'il soit Prince ou non.

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