Chapitre 35

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Samuelle disait vrai l'autre jour que sa maison était en pleine rénovation. Il y des outils partout et au moins deux murs avec des trous en plein milieu. Quel genre de rénovations ils font bon sang?

- Papa, je suis rentrée, dit Samuelle lorsqu'on rentre chez elle.

Je la suis vers ce qui semble être le salon, main dans la main. Elle a mon sac de vêtements sur le dos alors que j'ai mon sac de fugue devant moi et mon sac d'école derrière.

- Et j'ai apporté quelqu'un, dit-elle à son père qui est en train de regarder la télévision.

Il lève la tête et souris lorsqu'il me voit.

- Ah Frédéric! Comment vas-tu?

- Bien monsieur, merci. Et vous?

- Bien, bien.

- Est-ce qu'il peut rester ici quelques temps, demande Samuelle? Il a des problèmes avec sa mère et l'atmosphère chez eux n'est pas tenable.

- Bien sûr, entendis-je derrière moi.

Je me retourne et voit, ce que j'imagine être, la mère de Sam. Cheveux châtain, yeux bleus.

- Tu peux rester ici autant que tu le veux, dit-elle en allant s'assoir à côté de son mari. Désolé pour l'état la maison, nous sommes en pleine rénovation.

- Aucun problème. Merci de m'accueillir. C'est très gentil.

Les parents à Sam me sourient tout les deux, lorsque le regarde de Mme Clark glisse jusqu'à nos deux mains liées.

- Vous êtes ensemble, demande-t-elle en pointant nos mains?

Samuelle baisse le regard pour voir de quoi sa mère parle et se mets à rougir.

- Eh, on doit en parler, dit-elle timidement.

- Frédéric, dit Richard en se levant pour venir se mettre devant moi. Je te fais confiance avec ma fille. Sam, toi aussi je te fais confiance. Vous pouvez dormir dans la même chambre, mais si j'entends quelque chose qui ne me plaît pas, je vous sépare, compris?

C'est à mon tour de rougir. C'est quand même honteux. Mais quand même agréable de savoir qu'il me fait confiance. Enfin, qu'il nous fait confiance.

- Ok, merci papa, dit Sam en me lachant la main pour donner un câlin à son père.

- Merci beaucoup Monsieur.

Il me sourit comme simple réponse. Samuelle souhaite bonne nuit à ses parents, ce que je fais aussi, et nous montons vers, j'en déduit, la chambre à Sam, à voir la décoration de la pièce. Plein d'affiche passant de Nirvana à Fall out Boys, de Queen à Twenty One Pilots. Plein de note musique écrite sur les murs, et une guitare électrique dans le coin de la chambre. Je dépose mes sacs part terre, à côté de la porte en m'approche de la guitare pour l'admirer.

- Elle est jolie, dis-je à Sam après avoir attiré son attention en frappant sur le mur.

Elle baisse les yeux pour voir la guitare et un sourire triste apparait sur son visage.

- C'était celle à Maxime, dit-elle en s'approchant de moi.

- Oh. Pardon.

- Pas besoin de t'excuser.

Un petit silence passe.

- Combien d'instrument joues-tu?

- Attends, laisse-moi compter. Batterie, guitare, basse, piano, trompette, saxophone, flûte traversière... C'est tout. Sept instruments.

Putain. Déesse de la musique. C'est ce que je disais.

- Et tu chantes aussi.

- Ouais, mais c'est pas important.

- Tu m'apprendras un jour à jouer d'un autre instrument?

- Bien sûr, dit-elle en me souriant. Change-toi, il est tard. On a de l'école demain.

J'hoche la tête et prends mon sac de vêtements pour sortir mon pyjama... lorsque je réalise que je l'ai oublié. En fait, je dors toujours en caleçon, mais j'ai un pyjama que je porte quand je dors ailleurs. Mais je l'ai oublié. J'attends que Sam revienne de la salle de bain et lorsqu'elle rentre dans la chambre, elle porte qu'un chandail extra large du groupe The Police. Elle a vraiment les chandails de tous les groupes elle.

- Ça va, demande-t-elle lorsqu'elle voit que je ne suis pas en pyjama?

- Eh, j'ai oublié mon pyjama chez moi...

- Ou tu ne veux juste pas me dire que tu dors habituellement en boxer.

Je fronce des sourcils.

- Tu peux le dire Fred. Presque tous les garçons dorment en boxer. Ça ne me dérange pas.

- Ok, oui, c'est vrai, dis-je en souriant.

Elle sourit à son tour, rigolant un peu, avant de venir s'allonger dans son lit. Je la rejoins et hésite longuement avant de me rassoir sur le lit.

- Quelque chose ne va pas, demande Sam en s'assoyant à son tour?

- Oui, quelque chose ne va pas. Est-ce qu'il y a un... nous, demandais-je un peu gêné?

Samuelle baisse la tête quelques instants avant de la relever pour me regarder dans les yeux.

- Moi, j'aimerais bien, mais je ne peux pas te forcer. Je sais que ça fait à peine trois semaines qu'on se connaît, mais j'aimerais bien qu'il y aille un nous.

- Moi je veux qu'il y aille un nous.

Un immense sourire apparait sur son visage et sur le mien aussi.

- Alors nous sommes ensemble, dit Sam avant de poser ses lèvres sur les miennes.


Muet [TERMINÉ]Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant