Prologue : Synthétique

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Hors l'amour, la vie n'est pas que dure, ce n'est pas vrai; elle est cruelle et c'est insuffisant; elle est impossible et ce n'est pas tout; elle est... elle est je ne sais quoi. Et c'et ça qui est terrible : ce je ne sais quoi.

Omar Mounir 


  L'enfer pour les humains ressemblait surement à une petite pièce. Elle aurait des murs blancs crasseux, une porte en fer, et un plafonnier à l'éclairage blanchâtre. Pas de diable, pas de chiens à trois têtes et pas la moindre âme errante. Ici, l'enfer était une tout autre conception. La pièce était perdue dans les méandres des couloirs d'un asile. Éloigné de tous, il était impossible de fuir. 

Aux premiers abords, la pièce s'apparentait à une salle d'opération, avec sa table standard, de son électrocardiogramme, et ses multitudes d'objets d'intervention.  Mais, ici, on ne soignait pas les patients, on les déshumanisait.

Quatre personnes vêtues de longues blouses blanches entrèrent dans la pièce. L'un d'eux me souri. Le second s'approcha de moi. Violemment, je tentais de le repousser, mais lourdement, il laissa tomber sur mes bras une barre en fer. Son choc me bloqua la respiration. Il venait de ma paralyser tout le haut du corps. C'était un cauchemar! Il suffisait juste que je me réveille! Il fallait que je revienne à moi! La panique me gagna. A l'instant même, un groupe d'infirmier entra dans la salle. Affolée, je les suppliais de me laisser partir. D'un pas hâtif, une jeune femme avec un sourire rassurant, me prit la main et me murmura calmement :

- Allons... Mademoiselle, calmez-vous... Ce sera juste quelques minutes... Puis, tout vos problèmes s'envoleront. C'est un mal pour un bien... Après, je suis certaine que vous vous sentirez soulagée! Nous sommes là juste pour vous protéger. Vous ne devriez pas avoir peur de nous, me dit une femme portant un masque d'opération.

Cette douceur m'exaspéra et folle de rage, je lui griffais la main. Celle ci échappa un petit cri de surprise. 

- Ne me touchez pas, hurlais-je 

Sur ces mots, une autre femme me dévisagea et d'une voix sèche s'exclama :

- Tu ne peux rien y faire, Catherine, tout ça l'a rendu insensible. Il semble qu'elle ait réussis à la transmettre à d'autres patients. Demain, on la mettra en quarantaine. 

Les symptômes de ma « maladie » comme, ils adoraient l'appeler, m'avaient rendu folle. A leurs yeux, je ressemblais à une folle mais ils ne pouvaient pas comprendre la haine indescriptible qui avait infecté mon cœur. Lorsque la soi-disante médecin décida de m'isoler du reste du monde et de m'interdire d'interagir face à tout ce qui me restait, ma seul défense fut de lui cracher à la figure.

Que pouvait-elle bien savoir de ce que je pouvais ressentir ? Personne n'a essayé de comprendre mes sentiments. Alors, serait-ce parce qu'elle portait cette blouse blanche qu'elle pouvait se permettre de me traiter de tarée ? Face à elle, personne n'ose contester. Peut-être etait ce grâce à son bureau bien placé qu'elle pouvait nous soumettre à son régime ? Non. Je ne la laisserais pas gagner ce jeu où la vie et la mort sont des lots. J'hésitais à penser que sous tous ces faux sourires, ces phrases, disait-elle compatissantes, se trouvait un cœur vivant. Ces manières étaient si monstrueuses que je commençais à me demander qui entre nous deux avait le plus perdu de son humanité.

Un homme vêtu lui aussi de son équipement de faux « aide-soignant » vint transpercer mes veines de nombreux conducteurs reliés à une sorte de générateur. Je savais ce qu'ils allaient me faire. J'en frissonnais de dégoût. Dans mes dernières chances de survivre, je lui mordis la main. Mais, comme si j'avais eu affaire à un robot, il n'eut aucune réaction. Une jeune infirmière me fit un sourire qui dans mon état me semblait presque malsain puis tourna quelques boutons du générateur, tandis que j'observais des chiffres s'affichaient sur l'écran de la machine, je me sentis brûler. Ma peau semblait se craqueler face à la puissance des courants électriques. Une douleur aiguë parcouru mes veines et fit trembler mon corps. J'avais l'impression de me détruire.

Un hurlement de douleur résonna entre les murs. Il résonna dans mes poumons, s'arracha de ma gorge et libéra dans l'air un nombre élevé de décibels. Ce cri venait du plus profond de mon cœur et cherchait à le rejoindre. Espérant que pour une fois, il m'entend l'appeler à l'aide et que je ne sois pas comme chaque fois oublier de tous. Le monde autour de moi commençait à tourner violemment, mes dents poignardèrent férocement mes lèvres et mes ongles crissèrent sur la table de torture en fer. Mais l'horreur de cette histoire ne faisait que de commencer. 

Petit mot :
Bienvenue petite licorne d'Internet, merci d'avoir lu ce prologue. Je sens que ce début de cette fanfiction n'est que le commencement du belle histoire. Enfi, j'espère ! En tout cas, je souhaite que ce début vous aura plus et qu'il n'y a pas trop de fautes XD n'hésitez pas à me le dire si c'est le cas !

Keep Smile

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