Chapitre 7 : Madame Sigmar

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Sarah fracassa son poing sur la table, faisant tressauter les galets sur la carte.

-Nous ne pouvons pas nous permettre de rester immobiles, Liam ! Nous devons remettre en état le moteur de l'Ombre !

-Je suis tout à fait d'accord avec toi, Sarah, malheureusement, nous avons une fuite importante d'hélium ! Tout le monde travail à combler les brèches, mais...

-Il n'y a pas de mais qui tiennent ! Cromwell ! Où en est le détecteur de balise !?

Le soldat leva les yeux de l'écran de radar. Voilà des heures qu'il veillait, sans qu'il n'y ait la moindre amélioration.

-Toujours rien, Sarah. Peut-être sont-ils sortis de notre champ d'action ?

-Ou peut-être sont-ils morts, fit Liam.

Tout le monde le fusilla du regard. Pourtant, il n'y était pour rien. Tous craignaient cette nouvelle. Car si le capitaine et Béthanie étaient tombés par-dessus bord, à une telle altitude, alors ils n'avaient aucune chance de survie. Néanmoins...

-Nous n'avons pas bougé. S'ils étaient morts, ils se trouveraient juste en dessous de nous. Ces balises sont indestructibles.

-Nous allons donc devoir nous déplacer.

Sarah baissa de nouveau les yeux sur la carte. Comme pour toutes les personnes présentent sur l'Ombre, elle bouillait de rage. Le Serpent était un vaisseau ennemi. Voilà des mois qu'il était parvenu à percer les défenses de Miflam, pour se perdre dans l'espace aérien du pays. Depuis, ils menaient des attaques-surprises, pour tenter d'affaiblir le pays. Ou pour retrouver quelque chose. Ou quelqu'un.

-Josh ! rugit-elle en se redressant, ses cheveux blonds battus par le vent. Prépare la moitié des monoplaces ! Cromwell, mets le détecteur en mode portatif. Nous allons quadriller le secteur. Que mon frère soit mort ou vivant, nous le retrouvons.

Foi de Sigmar.

*

Nathan s'était réveillé il y avait trente bonnes minutes. Suite à un bon moment d'affolement, il était parvenu à se calmer. Cela n'avait pas été une mince affaire, car il s'était réveillé ligoté à une chaise, des aiguilles plantées dans les avant-bras et les cuisses. Aux dites aiguilles étaient attachés des câbles électriques, qui rejoignaient une machine tout sauf rassurante.

Des antennes se côtoyaient de prés, et une manivelle semblait prête à faire tourner des courroies de moteur.

Une machine à faire de l'électricité.

Il en aurait gémi de désespoir. Les charmants propriétaires de cette geôle semblaient vouloir l'électrocuter. Non seulement il avait des aiguilles plantées dans le corps, mais en plus on voulait le faire griller comme une saucisse !

Il lui avait donc fallu un certain temps avant de se calmer, et de pouvoir étudier son environnement. Il faisait froid, mais d'un autre côté il était en sous-vêtements. En plein hiver, cela justifiait quelques frissons. Il faisait également humide, en dépit du brasero dans un coin de la pièce, duquel émergeaient des tiges métalliques. Hum.

Le pire était peut-être les chaines qui pendaient. Et le corps de Marc Sigmar au sol. En simple pantalon, le robuste capitaine semblait bien mal en point. Des menottes ornaient ses poignets. Une chaine y était rattachée, qui allait jusqu'au plafond. Était-il seulement vivant ?

-Capitaine ? chuchota Nathan. Capitaine ?

Cela suffit à le réveiller. Marc ouvrit les yeux d'un coup. La seconde suivante il était debout. Comment...

Corset et Bottes de CuirLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant