ÉPILOGUE

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Trois mois plus tard...

—Sur un échiquier, la reine est toujours plus puissante que le roi, expliqua Eleanor en marchant lentement à côté d'Harry. Ses pouvoirs continueront de croire.

—C'est déjà le cas, indiqua-t-il en souriant. Il m'a lancé mes vêtements ce matin, ajouta-t-il en riant sous sa cape. Par télékinésie.

Eleanor hocha la tête.

—Il est déjà un voyant convaincant. Il aura bientôt toutes vos capacités et plus encore, heureusement pour lui. Sinon, ce globe là-bas aurait pu poser un problème, dit-elle en soulevant sa canne en pointant le soleil lumineux dans le ciel. 

Ils marchèrent en silence dans le jardin bourgeonnant du printemps pendant un moment, le bras d'Eleanor accroché à celui d'Harry. C'était une chaude journée d'été et une douce brise soufflait. Eleanor Calder était d'une humeur calme, comme c'était le cas chaque fois qu'ils marchaient dans les jardins. Il savait que ces derniers lui rappelaient de quelqu'un. Quelqu'un qu'elle avait perdu il y avait très longtemps.

De temps en temps, la vieille sorcière s'arrêtait et se penchait avec de grand soin pour effleurer du bout de ses doigts les nouveaux pétales d'une fleur ou pour en humer le parfum.

—Avez-vous parlé aux Treizes de ma vision ? demanda-t-elle, connaissant fort probablement déjà la réponse.

—Je l'ai fait.

—Je l'avais présumé, admit-elle, confirmant ce qu'il pensait. Ça fait un moment, mais j'ai supposé que vous aviez besoin de temps.

Ils se remirent en marche et furent silencieux pendant plusieurs minutes avant qu'elle ne reprenne la parole.

—Et que ferez-vous de votre loi maintenant ? demanda-t-elle.

—Elle a été révoquée, répondit-il.

Eleanor s'arrêta et se retourna lentement pour lui faire face, sa petite silhouette bossue se dépliant pour croiser son regard perçant.

—Les Chimères peuvent donc transformer un mortel en vampire si elles le souhaitent ? demanda-t-elle, sans doute de nouveau au courant de la réponse qu'il allait lui donner.

Il ne se passait pas grand chose dans le monde surnaturel sans qu'elle ne le sache.

—Oui.

Elle arqua un sourcil.

—Et vous faites confiance aux représentants de votre peuple pour qu'ils fassent de choix judicieux, n'est-ce-pas ?

Harry respira à fond et y réfléchit.

—Je dois le faire, souligna-t-il doucement. Je crois que les Chimères sont bonnes, pour la plupart.

—Que ferez-vous lorsqu'un autre vampire échappera à votre loi ? Ou transformera quelqu'un avec qui il ou elle n'est pas censé être ?

—Je devrai traiter chaque cas sur une base individuelle, avança-t-il.

Il y avait longuement réfléchi et au final, ce n'était pas juste de demander à son peuple de vivre pendant une éternité sans partenaire lorsqu'il venait tout juste de choisir de faire le contraire. Il y aurait des répercussions, mais il y veillerait.

Il y eut un petit bruit furtif sur leur gauche. Harry sourit et se retourna pour faire face au sentier qui menait au reste des jardins du manoir. Il avait pressenti son arrivé. C'était comme une sensation de chaleur dans son sang, un réconfort qui ne pouvait pas être nommé. Il se sentait entier quand il était prêt de lui. Complet. Il était étonné de ne pas avoir su qu'il avait été brisé  pendant 3000 ans.

Il apparut devant ses yeux comme un rêve, vêtu d'une chemise blanche déboutonné légèrement —Tout le contraire d'Harry— et d'un pantalon marin, une nouvelle coupe de cheveux ornait sa tête, transformant sa frange décoiffée en une frange montée, ses reflets de miel brillant sous la lumière du soleil. Le monde ralenti pour lui, transformant chaque seconde en année, et il profita de ces heures supplémentaires pour mémoriser chaque détail.

Ma reine, pensa-t-il sans voix, abasourdie de constater à quel point son coeur se serrait et accélérait la cadence en même temps.

Il lui décrocha un sourire qui lui coupa le souffle.

Mon roi, rétorqua-t-il de sa belle voix qui cajola son esprit et son corps comme une berceuse.

Il le regarda s'approcher de lui, chaque pas étant la représentation même de la grâce et de la perfection. Puis, il comprit quelque chose. Il ne s'y habituerait jamais. Pas dans trois autres mois, pas dans 300 ans.

Pas dans 3000 ans.

Il l'aimait un peu plus chaque jours, et si la manière dont il lui souriait était une indication quelconque, Louis Styles ressentait la même chose.


Une retranscription du livre "LE ROI VAMPIRE" de Heather Killough-Walden.


-KissXx

Le Roi Vampire [L.S]Lisez cette histoire GRATUITEMENT !