Les merveilles de procrastination à D&L

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LES MERVEILLES DE PROCRASTINATION À D&L

Je suis prête à parier beaucoup qu'il y a une dizaine de personnes qui sont fâchés que ce ne soit pas ce qu'ils voulaient lire! Pouhahaha !

Bon alors, venons en au fait, dans le texte qui suit c'est en réalité 5 courtes nouvelles que j'ai toutes écrites dans le courant de ma dernière session au CÉGEP pour mon cours d'art et lettres. Et oui je sais que je suis pas supposée faire ça mais que voulez-vous ?

J'aime crosser le système ;P

Et j'aime vraiment ces histoires... il en en a une couple qui ont du potentiel même... mais bon... et je me suis dit que je devais contribuer un peu plus à la communauté française de Wattpad !! :P

Donc, les trois premières histoires sont toutes basées sur le même texte qu'on devait modifier mais c'est essentiellement la même chose... mais les histoires sont différentes donc ça prouve qu'on peut vraiment faire beaucoup de chose avec la même base ! :P

Ensuite, il y a deux autres nouvelles, la 4ième c'est une nouvelle qu'on devait inventer de toute pièce et la dernière c'est une nouvelle d'où on devait baser nos personnages de noms de livres qu'on avait recueillis au hasard à la bibliothèque...

Donc, j'espère que vous allez aimer et oui c'est très possible qu'il y ait encore des fautes d'orthographes ! Je suis pas parfaite... pour l'instant.. ;P

UN INSTANT, UN MOMENT, UNE SECONDE...

Sa mère lui avait raconté une dizaine, une centaine, un millier de fois cette histoire. Il la connaissait par cœur maintenant comme une leçon qu'on récite ; deux fois deux, quatre, deux fois trois, six, deux fois quatre, huit... Son père était sortit, avait quitté, s'était élancé hors de chez lui, ce petit appartement, petit mais chaleureux, unique et simple. Il s'était retourné, s'était emparé de ses clés, avait glissé la bonne dans la serrure, l'avait tourné, s'était assuré que la porte était bien verrouillée et avait alors affronté le monde derrière lui. C'était l'hiver, le temps le plus froid de l'année, la saison blanche, celle qui faisait fuir tout les ainés vers les pays chaud du Sud, et la neige recouvrait, épousait, enterrait le trottoir. Il observait avec attention, avec minutie, sa rue, son quartier, son domaine endormi. Le seul autre signe apparent de vie venait de sa voisine qui s'affairait à pelté, à gratté, à déneiger son auto stationnée, enneigée, étouffée, devant une interdiction de stationner pendant la nuit. Il s'était arrêté, stoppé, immobilisé, barré, à son niveau avec l'envie de lui dire, lui qui croyait savoir tout, comprendre tout, connaître tout, qu'elle aurait pu se garer ailleurs, qu'il ne comprendrait jamais pourquoi les femmes et les hommes, les enfants et les adolescents, les jeunes et les moins jeunes cherchaient les complications, les obstacles, les difficultés. Elle regarda, fixa, sonda, dans ses yeux pendant une, deux, trois, quatre, cinq secondes peut-être. Elle se demanda, sérieusement, stupidement, longuement, si elle devrait lui dire, si elle allait oser lui révéler, qu'elle le trouvait de son goût, qu'elle le trouvait attirant, beau, magnifique, sublime. Elle n'en fit rien, elle s'empêcha, elle résista. Les yeux de l'homme survolaient le visage de la femme, s'arrêtant sur son menton, ses lèvres, ses joues, son nez, ses yeux, et se fixèrent sur son sourcil mutilé d'un piercing. Ça l'énervait, le chicotait. Elle aurait pu se faire installer un piercing sur l'autre côté de son visage. Il appréciait, préférait, aimait, adorait, l'équilibre. Elle soutint son regard, une seconde, une minute, un temps, un souffle, une éternité. Il remarque alors, enfin, finalement sa beauté. La neige, un flocon, deux flocons, trois flocons, cessa de tomber.

LA FACE CACHÉE DE LA LUNE

Les flocons de neige, qui s'infiltraient dans ma cellule aussi sombre que l'abysse de mon âme, me réveillèrent tôt ce matin-là. Je devais sortir de ces catacombes. Ô comme je devais m'enfuir. Tout ce temps s'était écoulé, toute ces minutes et pourquoi? J'étais recroquevillé entre deux murs et le plancher recouverts de givre. Mes pauvres vêtements étaient en lambeaux et le froid mordant ma peau. Quel malheur c'était abattu sur moi ! Quelle injustice ! Ô pauvre moi ! Pour une cause noble, on m'avait arrêté, on m'avait enfermé pour m'empêcher de parler, pour m'empêcher de dire la vérité à tous ! Ils étaient de viles barbares ces seigneurs et aussi longtemps que mon nom serait Endymion, je ne me tairais point et je scanderais haut et fort les affronts qu'ils osaient perpétuer sur mon humble personne. Le silence le plus total m'annonçait qu'il était enfin temps. Je pourrais m'enfuir. J'étirais mes muscles endoloris, et discrètement, je me faufilais hors de cette abîme, par la porte que je m'étais forgé.

Mes merveilles en françaisLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant