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Chapitre 6

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Après une demi-heure de trajet, à peine, nous sommes passé à la maison rapidement. Je pris avec moi mon téléphone, un bloc-notes ainsi qu'un petit stylo. Paul lui ne prit rien en particulier à part son téléphone. Nous étions prêt à faire le petit tour du voisinage. Paul commença par les voisins qui se situaient à la droite de chez Caroline ainsi qu'à sa gauche. Dans celle de droite, ce n'était que des jeunes en collocation depuis peu apparemment et donc ne connaissait rien à la maison abandonnée. Dans celle de gauche, une petite dame qui vivait avec son mari et son fils. Malgré le fait que ça faisait des années qu'elle vivait ici, elle non plus, ne savait rien sur la maison. Nous décidions de poursuivre dans les pavillons un peu plus loin mais encore une fois, nos questions restèrent sans réponses. Paul soupira et me dit :

- Je crois qu'on va laisser tomber, on aura rien de toute façon.

- Ne dit pas ça, il nous en reste encore une ou deux. Peut-être que cette fois, ce seront les bonnes, lui dis-je en souriant.

- Non je ne pense pas.

- Ne soit pas défaitiste Paul, lui répondis-je tout en lui ouvrant mes bras afin qu'il puisse s'y blottir.

Nous restions comme ça pendant de longues minutes avant de repartir. Mais malgré toute ma bonne volonté, il avait raison : les deux dernières maisons à faire ne nous avait rien apporté de plus sur la maison qui nous intrigue tant. Pour ne rien montrer de ma déception, je proposa à Paul de passer à la boulangerie la plus proche pour prendre le goûter.

- Si tu veux, me répondit-il avec un petit sourire. On se mettra devant chez moi pour profiter encore un peu du soleil.

- En voilà une bonne idée !

En revenant de la boulangerie, nous avions déjà oublié le petit tour du voisinage qui n'avait pas été très productif. C'est donc de meilleure humeur que nous revenions vers chez lui avec quelques pains au chocolat et deux canettes de boissons énergisantes. Mais quelque chose attira l'attention de Paul :

- Tu as vu ? me dit-il soudain.

- Non, qu'est-ce-qu' il y a mon chéri ?

- Là-bas, vers la maison abandonnée.

- Une dame d'un certain âge avec un sac en plastique dans la main et alors ? Elle doit sûrement aller vers le parc pour nourrir les canards.

- Non je viens de la voir refermer le cadenas qui maintient les deux battants du portail fermés. Ce qui veut dire...

- ... qu'elle doit savoir des choses sur la maison, concluais-je à sa place, avec de grands yeux.

- Exactement, vient on va essayer d'en savoir plus auprès de cette dame.

Il me prit la main et se mit à trottiner dans sa direction avant que ce ne soit trop tard. Une fois arrivé à sa hauteur, je lui dis pour la retenir :

- Attendez, madame !

Elle s'arrêta net et se tourna vers nous. Elle nous observa un instant avant de nous dire :

- Oh ! Quel beau couple vous formez. Vous me rappelez-moi à votre âge.

- Merci madame, dit Paul avant de poursuivre, c'est vous qui habitez dans cette maison toute délabrée ?

Elle ne répondit pas. Paul continua son pseudo monologue :

- Ou alors vous connaissez peut-être la personne qui y vivait avant ? Savez-vous pourquoi elle est comme ça ?

Mais toujours pas de réponse de la part de la dame. On aurait dit qu'elle était bloqué, comme un film qu'on mettrait en pause le temps d'allé se chercher à boire ou à manger. Pendant que Paul lui avait posé ses questions, j'avais pris le temps d'observer ce qu'il y avait dans le sac. Rien, à part un sachet de croquettes pour chat ainsi que des gamelles. Dès lors, mon regard c'est tout de suite porté vers le bas du portail. De l'autre côté de celui-ci, des gamelles remplit de croquettes et d'eau y étaient posés. Cette bonne dame ne faisait rien d'autre que donner à manger aux chats vagabonds. Cela n'expliquait pas le comment elle avait les clefs du cadenas ?

- Madame, nous ne voulons pas vous importunez, commençais-je à lui dire, mais cette maison nous a intriguée et...

J'eu à peine fini ma phrase qu'elle s'empara du poignet de Paul. Prise au dépourvue, je n'osais pas finir ma phrase. La petite dame sorti de ses pensées et dit à Paul tout en le regardant dans les yeux :

- S'il te plait... Ne m'abandonne pas !

Paul retira brusquement son poignet de l'emprise de la dame. N'y comprenant rien, il me prit par la taille en me bousculant :

- Vient Aurélie, ne restons pas plus longtemps, elle ne doit plus avoir toute sa tête.

Nous la contournions en direction de la maison sans donner plus d'attention à l'égard de cette bonne femme. Et dans un murmure, elle dit :

- Ne m'abandonne pas...

Une fois arrivé au portail de chez lui, nous avons quand même eu un regard en direction de la maison abandonnée. La dame n'y était plus.

***

Une fois de retour à la maison, je ne pus m'empêchée de demander à Paul :

- Qu'est-ce-qui lui a pris, à ton avis ?

- Je ne sais pas du tout mais elle m'a fait peur et son regard m'a vraiment fait froid dans le dos !

- Elle avait l'air tellement triste, concluais-je pour mettre fin à cette « mésaventure ».

Le lendemain, alors que je pensais en avoir fini avec cette histoire de maison et de folle dingue, Paul relança le sujet :

- Dit, je pensais à un truc... Il nous reste encore une solution, pour en savoir plus sur cette fameuse maison.

- Tu es encore sur cette histoire ? Je pensais que depuis la vieille dame, tu avais lâché l'affaire.

- Ce n'est pas une petite mamie n'ayant plus toute sa tête qui va me stopper dans mes recherches, me répond-t-il.

Et sur ce point, il n'avait pas tort. Je lui demande donc, intriguée :

- C'est quoi cette dernière solution ?

- Eh bien... Vu que notre petite enquête de voisinage n'a strictement rien donnée, je pensais qu'on pourrait finalement se rabattre sur l'idée donnée par l'un des abonnés du blog.

- Les archives ! m'exclamais-je. Pourquoi pas ? On n'a rien à perdre de toute façon.

- Et puis avec un peu de chance, on trouvera les réponses à nos questions, fini Paul.

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