Chapitre 2 : La longue route vers Puybrume.

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Mot de l'auteur.

Voici le chapitre 2 des « LunesRouges ». Quelques jours après l'écriture du chapitre 1, je trouve que ce chapitre 1 manque un peu d'intérêt, même si bon,c'est un peu normal vu que c'est la situation initiale. Je vais d'abord essayer de finir d'écrire ce récit avant de réfléchir à améliorer le chapitre 1 pour une meilleure accroche des lecteurs.J'espère que ce chapitre 2 vous plaira, un peu de voyage et de combat avant de s'attaquer réellement à l'intrigue. Je pense faire encore deux à trois chapitres après celui ci avant de conclure ce récit, si possible vers la fin de semaine ou la fin du mois de Juillet. Si le héros vous plaît et ce style d'histoire vous plaît, j'écrirai d'autres aventures avec Nivor le Chasseur, sinon, je retourne à mes nombreux autres projets de récits. Bonne lecture.


Peu de temps après sa conversation avec Merle, notre héros quitta Ronceclair avec son cheval pour se rendre à Puybrume. Il lui faudra sûrement une semaine de chevauchée pour atteindre Puybrume. Après trois jours de voyage, Nivor arriva à Ormirail. Un petit village sans histoire, où il ne s'arrêta que pour se reposer l'espace d'une nuit. Je mets un point d'honneur à parler de la lenteur de ce voyage car pendant que notre Chasseur doit parcourir la distance le séparant de sa destination, sa proie court toujours.

Au moment où Merle avait apprit la nouvelle, seulement trois meurtres avaient étaient commis. Tout d'abord un bûcheron, dont on avait trouvé le cadavre pourrissant dans une rivière. Puis une femme, peu avant la tombée de la nuit. Elle, fut assassinée devant la porte de sa maison un peu à l'écart du village. Les deux avaient été assassinés et on leur avait arraché le cœur. Un acte des plus sordide. Pour les villageois, cette affaire devenait étrange. Mais les habitants commencèrent a être vraiment terrorisés lorsque une nouvelle victime fut à déplorer. Cet fois ci, ce fut le fils du chef de cette petite communauté perdue dans le Nord. Fou de rage et de désespoir d'avoir perdu son fils, il s'enferma dans sa maison avec sa femme et sa fille et ne sorti plus jamais depuis. Les modestes personnes vivant dans ce bourg étaient terrorisées. On parlait de démon capable de se rendre invisible, de sorcière ayant jeté une malédiction. Les paysans devenaient même soupçonneux entre eux. Ne serait-ce pas la vieille herboriste, la sorcière ? Ne serait ce pas ce maudit elfe des bois ? Que fait-il d'ailleurs sur ces terres ? La garde n'était pas suffisamment nombreuse et qualifiée pour s'occuper de d'avantage que des bagarres d'ivrognes ou dissuader les possible raid de bandits. Et le temps que notre mercenaire arrive, d'autres victimes seront à déplorer dans ce modeste bourg sans défense. Ainsi, alors qu'il se reposait à Ormirail, un autre crime fut commit. Ce fois ci, ce fut un garde, à qui on avait également retiré le cœur après lui avoir tranché la gorge par surprise. Désormais, même la garde avait la peur au ventre quand elle patrouillait les rues et au point qu'ils osaient à peine quitter les abords de leur petit lotissement pour faire des patrouilles.

Après Ormirail, Nivor continua sa route sur des chemins parfois dangereux car non protégés par les gardes, les rares marchands passant par ici se faisait escorter par des mercenaires. Tout pouvait arriver pour un homme seul. Beaucoup de voyageurs disparaissaient  sur cette route. Mais Nivor, peut être juste par chance, arriva sain et sauf à Casteloup. Les habitants étaient méfiants envers les étrangers, mais notre aventurier avait de l'or, et c'était suffisant pour s'accorder les grâces de ces citadins isolés qui n'avaient hélas que l'or et les orgies pour seule passion. Il refit son plein de provision sur le marché et passa une mauvaise nuit à l'auberge. À cause sans doute des cris des ivrognes qui faisait une quelconque fête alcoolisée comme semblant imiter les traditions des Nains des Montagnes Sombres.

Plus fatigué par cette halte bruyante qu'autre chose, Nivor pressa le pas de sa monture. Il voyageait depuis six jours, c'était beaucoup trop de temps perdu pour lui. Il progressait sur un petit chemin de terre encadré par une lande ressemblant presque à une forêt vu comme les arbustes étaient grands et touffus. Le ciel était d'un bleu azur magnifique. Le vagabond contempla les belles montagnes qui s'offraient à lui. Bientôt il passerait par le col de Mornecroc et arriverait à Puybrume. Il soupira fatigué par toute cette route malgré qu'il en avait désormais l'habitude. Il se perdait dans ses pensées lorsque soudain quelque chose frappa l'encolure de son cheval. Le cheval hennit et se cabra, désarçonna son cavalier avant de s'écrouler sur le flanc.

« Outch. » Souffla le Chasseur lorsque le choc vida en parti l'air de ses poumons. Un peu sonné, il tenta de reprendre ses esprits. Soudain, un grognement de victoire sorti des buissons près de la route. Une créature humanoïde aux traits canins sortis des fourrés en poussant des grognements un arc à la main. Sa tête ressemblait à un mélange entre celle d'un loup et d'une hyène, un épais pelage couvrait son corps musclé ressemblant lointainement à celui d'un humain. En dehors de son arc et son carquois, la créature n'avait pour seul habit qu'un pagne de fourrure déchiré. « Groar !Je vais te tuer humain ! » Cria la créature primitive avant de se ruer sur notre héros. Nivor, encore un peu sonné, eu juste le temps de saisir la dague accroché à sa jambe pour combattre son adversaire. Le combat fut rapide. Le Chasseur  senti l'haleine de charognard du gnoll sur son visage et le reteint de justesse avant que celui ci n'entre ses crocs dans son visage ou son cou. « Argh ... Saloperie ! » Cracha l'homme dont la force était inférieure à celle de la bête. « Haha ! Je vais te dévorer humain ! » Ria le monstre sûr de lui juste avant qu'une douleur atroce tirailler son entrejambe.« Tiens ! Prend ça ! » S'écria Nivor. Le chasseur venait de planter sa dague dans les parties génitales de la bête. « Wouargh ! » Rugit le gnoll en se rejetant en arrière.

Deux autres hommes bêtes surgirent des buissons. Le voyageur regarda autour de lui à la recherche de son épée. Elle avait glissé dans la poussière pas très loin de lui. Un de ces adversaires dressé debout couru vers l'arme égarée. « Gniaaaah ! Pour moi l'épée ! » Grognait celui ci. Nivor couru à moitié à quatre pattes comme un animal vers sa lame. La créature se rua sur le Chasseur qui eut juste le temps de pointer sa lame vers son adversaire. « Ourgh... » exhala l'être sauvage lorsqu'il s'empala sur l'arme. La lame pénétra d'abord l'armure de peau du gnoll, puis sa fourrure se rougit et s'imbiba de son sang. Le malheureux primitif senti lentement sa vie pathétique le quitter et tomba en arrière dans un gargouillis de sang. « Très bien,rejoins les autres sauvages de ta race que j'ai massacré. » Lança Nivor le Chasseur plein de rage au cadavre. « Tue le ! »Cria le premier combattant mit hors combat les babines retroussées. « Waaargh ! Je vais vous venger mes frères !»Hurla le dernier homme bête encore valide.

Pointant sa lance vers l'humain qui lui faisait face, le sauvage guerrier chargea son adversaire emporté par le poids du plastron en fer lourd et peu entretenu qu'il portait, tout en poussant un cri de guerre « Ahouuuu ! ». Le rôdeur eut juste le temps d'esquiver la charge féroce de la créature dans une habile roulade. « De justesse ! » Soupira Nivor avant de foncer sur le dos de son adversaire. Il le saisit par les épaules pendant que l'animal à moitié humanoïde jappait et se débattait. « Non !Non ! Non ! Sale humain ! » suppliait la bête pleine de rage empêtrée dans son armure. « Crève ordure ! » Cracha le Chasseur avant de lui trancher la gorge.

Le mercenaire agrippa la lance de son ennemi et s'approcha du gnoll encore en vie. « Tue moi humain. Tu es un grand guerrier, alors tue moi. » Dit le gnoll le regard plein de haine fixant son bourreau. La société des gnolls est primitive. Ils vivent en petite meute unie autour d'un chef et n'ont pas de grandes  traditions et peu d'honneur. La pire chose pour ces êtres féroces étant ce que Nivor a infligé à son premier adversaire. Le seul devoir d'un gnoll est généralement de mourir dans un combat. C'est ainsi que ce gnoll préféra demander la mort plutôt que fuir et être humilié à la truffe de ses pairs. Le Chasseur le transperça de sa lance et ainsi mit fin à cette escarmouche.

Nivor s'approcha de la dépouille de son cheval. Sa gorge avait été transpercé par une flèche empoisonnée et la flèche ou le poison avait eut raison de lui. Si le gnoll avait visé sa monture et non lui, c'est que contrairement aux fourbes gobelins, les gnolls préféraient combattre leur adversaire plutôt que de les tuer avec couardise. Notre héros soupira, Puybrume n'était plus très loin, mais sans cheval la fin du voyage paraîtrait longue et laborieuse. Il reprit sa route épuisé par ce long voyage, n'espérant plus que rapidement trouver un lit dans une auberge et se reposer avant  de commencer son enquête sur les mystérieuses assassinats qui avaient lieu dans sa bourgade de destination.



Les Lunes RougesWhere stories live. Discover now