Chapitre 12

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-    Quoi? De quoi tu parles, demandais-je comme si je ne comprenais pas où elle voulait en venir?

-    T'as une porte vitré Frédéric. On voit au travers la vitre aux dernières nouvelles, dit-elle en enlevant sa main de la mienne. Est-ce que tu pense comme ta mère?

-    Non, non! Vraiment pas! Je ne sais même pas pourquoi ma mère déteste les gens qui ont un style comme ça!

-    Tu sais, tu peux me dire si je t'énerve ou si tu veux que je reste loin de toi pour pas énervé ta mère ou un truc du genre.

-    Non, pas du tout! Justement, je voulais te demande rune faveur, dis-je pour changer de sujet.

-    Quoi?

-    Tu sais, mercredi, dans le cours de Mme Chatlier, tu m'avais dit que si j'avais de la misère à me faire comprendre par les autres, tu serais là pour m'aider...

-    Oui, je m'en rappelle.

-    Est-ce que ça tiens toujours la route?

-    Ouais, dit-elle. Tu veux que je traduise tout ce que tu dis à tes nouveaux amis?

-    Ouais, dis-je un peu gêné.

-    Aucun problème. Ça veut dire que ça ne te dérange pas si je te côtoie? Ça ne va pas déranger ta mère?

-    Ma mère ne le saura jamais.

-    Cool.

Alors que j'allais dire quelque chose, Richard sort de la réserve et m'interrompe.

-    Ma chérie, est-ce que tu pourrais... Ah Frédéric! Comment vas-tu?

-    Bien merci.

-    Content d'entendre ça, dit-il avec un sourire! Samuelle, tu pourrais venir m'aider à lubrifier les pistons des trompettes et des barytons. Je n'aurai pas le temps de terminer avant la cloche!

-    J'arrive, dit Samuelle. On se voit en cours!

-    Bye!

Elle me fait un dernier sourire avant de rentrer dans la réserve d'instrument en suivant son père. Cool, maintenant elle est ma traductrice. Je vais aller le dire à Chris. Il va surement être content. Je sors rapidement du local de musique et m'apprête à aller à la cafétéria, là où j'ai remarqué que Chris se tenait avec ses amis avant le début des cours, lorsque je me fais brusquement bousculer sur le côté, me faisant foncer dans un casier. Putain, mon épaule!

-    Tiens, tiens, le muet, comme on se retrouve.

Ah, merde. Sérieux? Je devais vraiment tomber sur Rémi la brute?

-    Qu'est-ce que tu me veux, dis-je même si je sais très pertinemment qu'il ne me comprend pas.

-    Qu'est-ce que tu dis? Ah oui, tu ne peux rien dire, dit-il avec un sourire diabolique. C'est parfait, car personne ne pourra t'entendre crier de douleur, chuchote-il.

Quoi? Attendez, qu'est-ce qu'il a dit? Avant même que j'ai pu faire un seul geste, il me prends violemment par le bras pour m'entrainer dans les toilettes des garçons désertes. Eh bien... je suis dans la merde. Je suis zéro capable de me battre moi. Je suis dans le caca.

-    Quelque chose à dire pour ta défense? Ah non, c'est vrai tu ne parles pas, dit Rémi avant de me donner un coup de poing dans la mâchoire suivi d'un dans le ventre.

Il a raison, personne ne peut m'entendre me plaindre des coups qu'il me donne. Aucun sons ne sort de ma bouche. Putain de mutisme. Rémi me donne deux autres coups de poing dans le ventre avant que je ne m'effondre part terre pour ensuite continuer avec des coups de pieds dans les côtes. Après 5 coups, il semble se tanné de ne pas avoir de réaction de ma part et sort tout simplement des toilettes, en me laissant souffrir à côté des lavabos.

Mes côtes, ma tête, mes bras, mes jambes. Tout semble intacte. Mais j'ai vraiment mal au ventre et ma tête tourne dangereusement beaucoup. Je ne veux même pas essayer de me lever. C'est sûr que je vais perdre connaissance. J'ouvre doucement les yeux et vois du sang part terre, juste en face de moi. Je saigne? Je porte ma main à mon nez et à mes lèvres. Eh bien oui, je saigne.

La cloche qui annonce qu'il reste 5 minutes avant le début des cours sonne et je suis toujours étendu part terre. Alors que je pensais que j'allais passer la journée ici, la porte des toilettes s'ouvre, mais je ne vois pas qui est rentré. Je suis dos à la porte.

-    Frédéric? Frédéric! Bon sang!

Chris?

Muet [TERMINÉ]Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant