Chapitre 16

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Vicky

« Tu vas vite le savoir ma belle » ? Bah il s'est bien foutu de moi, encore une fois. Je suis montée dans la voiture, certaine qu'il allait me le dire, mais non. Trevor est resté muet, il s'est contenté de sourire tout le long du trajet, et m'a déposé au cabinet d'avocats. Il m'a souhaité une bonne journée et est reparti sans même me laisser le temps de protester. Je le déteste quand il fait des choses comme ça... Je déteste qu'on me cache des choses ! Depuis... Stop Vicky, c'est du passé !

Je souhaite une bonne soirée à Bonnie, et sors des locaux. Je repère rapidement la voiture de Trevor, et monte à l'intérieur. Il me sourit, et démarre sans dire un mot. Je ne brise pas le silence... Il a dit que j'allais vite le savoir alors j'attends l'explication à son absence.

Je regarde le paysage défiler à travers la vitre, et lorsque je constate que Trevor ne prend pas la bonne direction... Bah je me tais. Oui, je suis têtue. Il n'a qu'à être concentré sur sa conduite, ça lui éviterait de se tromper de chemin ! Et puis, je suis en colère... Et en même temps, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai envie qu'il s'arrête dans un endroit perdu et qu'on fête nos retrouvailles... J'ai lue dans un article que ces changements d'humeurs précipité, dut au dérèglement hormonales, devaient durer environ trois mois... Je ne tiendrai pas, j'ai l'impression de devenir complétement folle... Et ça ne fait que deux jours que je les ressens vraiment. C'est à cause de Trevor ça, à pas me donner de nouvelles pendant deux jours ! C'est lui qui les a déclenchés... Avant ça, je ne ressentais pas le changement ! Tout est sa faute ! Bien sûre Vicky, la seconde guerre mondiale aussi, c'est de la faute de Trevor...

-Quand tu as dit que tu ne voulais plus me voir l'autre matin, dit-il enfin.

Je me tourne vers lui, surprise. Je pensais qu'on avait tiré un trait là-dessus, qu'il avait compris que je ne pensais pas un mot de ce que j'avais dit, tout comme lui ne pensait pas réellement tout ce qu'il disait lorsqu'il était complétement saoul, que j'étais en colère et que j'avais peur...  Je me tais et attends donc la suite, à moitié déçue de savoir que le plan de Trevor n'est pas de « fêter nos retrouvailles ».

-... J'ai roulé au hasard. Je suis sortie de la ville, et j'ai atterri en périphérie. Je me suis arrêté dans une petite banlieue résidentielle, j'ai coupé le contact et j'ai attendu. J'ai fait un petit bilan de ce qui allait et ce qui n'allait pas dans ma vie... 

Je remarque que l'on sort du centre. Je reste bien assise et regarde Trevor. Il reste les yeux rivés sur la route, puis il reprend doucement

-... La seule chose positive qui est ressorti, c'est toi Vicky. Toi et seulement toi !

Il tourne une dernière fois à droite et s'arrête sur le bas-côté de la route. Je distingue des jolies petites maisons devant moi, et je souris comme une idiote. Chaque maison dispose d'un grand jardin, un étage, un garage... Bref, le grand luxe par rapport à notre appartement.  Ca ressemble beaucoup à l'endroit où j'habitais lorsque j'étais jeune. La maison de mes parents... Et je me souviens, que lorsque je m'imaginais mon futur, je me voyais bien vivre dans une maison comme celle-ci. J'en avais même parler à Trevor, un après-midi... Attendez... Oh mon dieu !

-Trevor ne me dis pas...

-J'ai vu ce bout de carton accroché au portail, sur l'une des maisons. J'ai pas réfléchie, j'ai pris mon portable et j'ai composé le numéro. Après deux heures de négociations, j'ai réussi à convaincre mon interlocuteur, me coupe-t-il sans même me regarder. Je peux être très persuasif quand je veux... Et la somme que j'ai récupéré en vendant la maison de mes vieux m'a bien aidée aussi.

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