♠ Chapitre 41-

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- Je .. Et bien.. Mh..

Clémentine se tortillait sur sa chaise, ses yeux verts regardaient avec angoisse les alentours. Je voyais ses doigts s'entortiller et son visage pâle virer au rouge. Je souriais de plus belle savourant l'instant.

Comme j'étais fière de moi ! J'avais pointé du doigt un point important ,non découvert jusque là. Peut être celui qui changerait tout. Je me penchais à nouveau sur la table froide et levais les yeux vers ma camarade. Je lui souris avec douceur et la vit frissonner. Son air apeuré et son anxiété attirait de plus en plus de regards curieux et interrogatifs ,perplexes. Je grognais mécontent pour moi-même. Ma main dépassait la table et j'entrepris de rencontrer la main glaciale de Clémentine. Cette dernière voulu s'ôter de mon étreinte soudaine main, bien que mon geste s'était fait avec douceur, je lui retenait fermement le poignet l'empêchant de bouger. Elle me fixait intensément. Je penchais la tête sur le côté.  

- Pas un mot. râlais-je en affichant un semblant de sourire. Ne te fais d'ailleurs même d'illusions c'est compris? Tu tiens à Julia n'est-ce pas? Moi aussi, énormément. Alors tu vas gentiment répondre à mes pseudo avances et me suivre comme une petite amie suivrai son copain. Au risque que Julia t'en veuilles beaucoup si elle apprend mystérieusement que sa grande amie lui ai menti sur beaucoup de son passé. marmonnais-je, feignant caresser avec délicatesse la main de la rouquine. Je la fixais avec attention. Ce n'était pas cette main que je voulais dans la mienne. Faire semblait m'hérissait le poil.  Alors, tu veux faire un tour ? ajoutais-je avec entrain. Et Clémentine ne cessait de regarder par bride son téléphone. 

La demoiselle tremblait et s'agitait, je le sentais dans sa main froide. J'avais glissé mes doigts vers l'intérieur de son poignet. 1,2,3,4... Le rythme cardiaque fut étrangement régulier, serein. La jeune femme ne daignait vouloir m'accorder la moindre attention Son portable avait vibrer comme elle semblait le vouloir depuis autant de temps. Ses yeux n'avaient cessés de jeter quelques regards vers l'écran de son téléphone. Ses prunelles vertes s'y étaient vite détournés. De mon autre main, je lui pris alors le menton et la forçait à me faire face, le regard déterminé. Lorsque Clémentine me regardait sans plus aucunes craintes, je m'étais doucement penché, me redressant légèrement. Mes deux mains prirent alors en coupe le visage de la rouquine et nos soufflent s'entremêlèrent aussitôt. Comme si elle s'y attendait, cette dernière levait légèrement la tête.

- Laisse toi faire sans crier scandale. lui murmurais-je.

Et nos lèvres se rencontrèrent avec délicatesse. J'avais pu sentir son parfum acidulé et fruité chatouiller mes narines. La douceur mais aussi la froideur de ses lèvres. Embrassais-je un cadavre ou quoi? Le baiser devait sembler romantique mais il me parut brusque et en plus sembler durer une éternité. Les poils de ma nuque se redressaient malgré tout, c'était, je l'avoue agréable... je me décalais du visage de Clémentine, aussitôt cette idée traversant ma tête. Elle semblait aussi sereine  que si elle venait de se réveiller.  Je lui prit la main et au moment de s'éloigner elle m'avait susurré  un " D'accord."  C'est comme si j'avais pu voir son sourire mesquin dans ses mots. Agir comme un couple était le meilleur prétexte pour ne pas se faire remarqué, interpellé et évité que l'on se demande où je pouvais emmener cette fille qui semblait un peu plus tôt apeurée... Ensuite, une fois la confiance s'étant réinstallée, en voyant que Clémentine se détendait, il fallait détourner les regards. Rien de mieux qu'un baiser public et intime. Ça mettait les gens mal à l'aise du fait qu'ils se sentaient comme impliqué dans la petite bulle que le couple se formait. 

Nous nous levions ensuite tranquillement, sans la lâcher. Je tenait fermement la main de ma petite amie improvisée pour m'assurer qu'elle ne s'en aille pas et qu'elle me suive. Je sentais encore le contact de ses lèvres sucrées sur les miennes, son parfum agréable et bientôt ,je finis par sentir ses doigts se glisser entre les miens. Ce n'était en rien nouveau pour moi, bien au contraire et pourtant , je me sentais mal à l'aise, presque gêné et timide. Je serrais les dents étouffant un râle, et marchais ensuite aux côtés de l'amie de Julia. 

Nous avions ensuite marché plusieurs minutes avant d'enfin se libérer de l'étreinte de l'autre. Je repris aussitôt mes distances une fois assuré que nous étions assez loin des regards. Nous poursuivions notre marche. 

Coincée au lycée.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !