Chapitre 11

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           Vicky

-Vous m'écoutez ?

Je relève les yeux vers monsieur Breghman, et sors de mes pensées lorsque je le vois me regarder en fronçant les sourcils.

-Oui... Désolé..., dis-je doucement.

-Je disais donc, il s'agit de votre première véritable affaire. Vous serez la seule à vous occuper du dossier, seule à devoir recueillir des témoignages, trouver des personnes prêtes à témoigner... Et bien entendu, vous serez seule le jour du procès. Vous vous sentez prête ?

Je reste silencieuse, bien assise dans ma chaise, en face de mon patron qui me demande si je suis prête à faire ce dont je rêve depuis que je suis enfant. Bien sûre que je le suis... Mais je suis enceinte, et avocate, et je sais que cacher ce genre de choses à son patron peut couter très cher.

-Oui, je le suis, dis-je en essayant d'être convaincante.

-Très bien, répond-il, parce que la procédure risque d'être assez longue et compliquée. Il s'agit d' harcèlement psychologique... Il va falloir prouver que votre cliente dit la vérité, et ce sera sa parole contre celle de son patron.

J'hoche simplement la tête et déglutie difficilement. Il faut que je lui dise... Même si je n'ai encore pris aucune décision, je n'ai pas le droit de cacher ma grossesse à mon patron, je le sais. Et je me sens encore plus angoissée que si je devais l'annoncer à mes parents... Ce que je vais aussi devoir faire d'ailleurs.

-Une question, lorsque vous dites une procédure « longue », vous voulez parler de combien de temps, parce que je viens d'apprendre que...

Mais je n'ai pas le temps de finir. Bonnie entre dans le bureau, sans même frapper, me sourit doucement et porte son attention sur monsieur Breghman. Elle le fusille du regard et lui dit sèchement

-Votre femme vous attend.

-Merci Bonnie, répond-il.

Il se lève, attrape ses affaires, et je comprends qu'il me fait gentiment comprendre, qu'il est temps pour moi de rentrer chez moi. Je me lève et sors de son bureau silencieusement.

-Je crois en vous, me dit monsieur Breghman avant que je passe le pas de sa porte.

Je souris faiblement, tout en pensant : « J'aimerais pouvoir me dire la même chose ».

                                                                              ***

                                                                      Trevor

-Putain Jamie, t'as pas autre chose que du jus de fruits ?

J'ai passé ma journée chez lui. Le cul sur le canapé... Et quand il m'a proposé de venir boire un coup, bah je m'attendais à un truc un peu plus fort qu'un putain de jus d'orange fait maison par Katie.

-T'as assez picolé hier soir, et je pense qu'il faut que tu sois en bon état pour rentrer chez toi.

J'arque un sourcil. Il est malade ! S'il croit que sous prétexte que je lui ai raconté tout ce qu'il s'était passé, je vais écouter ses putains de conseils, et rentrer retrouver Vicky, il se plante complétement. Non, je vais sortir de ce putain d'appartement qui, et bordel je n'arrive pas à croire ce que je vais dire, comme le dit si bien Vince, pue « l'amour parfait »

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