Chapitre 5 bis : Libération des âmes

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NA : C'est la seconde fin de la fiction, le début est donc identique au  " Chapitre 5 : Destruction des âmes"

Il est toujours possible de faire des choix nouveaux, mais on ne peut pas changer ceux déjà fait, on ne peut pas toujours tout prévoir.La souveraine de ce monde perdu, malgré son immense connaissance,n'aurait jamais pu prédire que ceux qu'elle avait jadis emprisonnés,seraient probablement délivrés par ceux qu'elle voulait sauver.L'ironie du sort. Elle perdit sa propre enveloppe charnelle pour piéger les corrompus et les pécheurs, mais, depuis, tellement d'autres ont cherchés à les aider. Elle pensait pourtant que personne ne les regretterait, mais ceux qui furent autrefois enlevés dans l'ignorance ne pouvaient accepter de perdre ceux qui les avaient élevés toute leur vie durant. La souveraine, choquée de cette cruelle vérité, pleura, encore et encore ne sachant même pas comment tout cela était possible. Elle avait sacrifié son corps pour permettre de venger ses habitants morts autrefois, et voilà comment on l'en remercie ?! Une profonde haine jaillit d'elle, et d'un coup, les gardiens s'animèrent comme par magie. Toutes les âmes, une à une, commencèrent à brûler. Mais une âme prise dans les feux de l'enfer ne brûle pas vraiment, elle ne fait que souffrir. Une souffrance intenable qui tuerait un mortel. Voilà la malédiction de ceux pris dans ces flammes bleues, et ce n'est que lorsque le feu cesse, que la douleur s'arrête. Il était né de la colère d'une reine, et avait du apprendre la vie seul. Il n'avait pas une mère, ni deux, mais bien trois ! Celle qui lui a insufflé la vie, celle qui l'a porté en son antre et celle qui lui a appris à survivre. Qui suivra-t-il ? Qui écoutera-t-il ? Alors que ces questions se bousculaient dans sa tête, il avançait vers un lieu dont il ne connaissait la destination, il était juste guidé par cette voix dans sa tête Vas, tue-les, ils t'ont trahi encore et encore ! Ne leur fait pas confiance ! Et il avançait toujours,droit devant lui, écoutant cette seule parole dans sa tête,balayant le reste. Il ne savait pas pourquoi il l'écoutait elle plutôt que les autres, Mon instinct répondit-il lui même sans que personne ne lui pose la question. Mais quel instinct était-ce pour lui dire de tuer toutes les personnes qui avaient fait preuve de curiosité ? Il ne voulait pas leur ressembler car il les trouvait pitoyables et méprisables, mais ne serait-il pas pire qu'eux s'il en venait à les tuer ? Mais il n'écoute pas et continue sa route, son chemin, loin, très loin devant. Arrivant enfin là où on lui demandait de se trouver, il sentit comme un frisson le parcourir. Cette étrange sensation de vide commençait à se dissipait, laissant place à une douce chaleur qui l'enveloppait entièrement. Il était face à un grand miroir dont les motifs qui l'ornaient lui coupa le souffle. Aux deux coin du miroir, se trouvait des bougies surmontées de flammes bleues, qui réchauffés délicatement toute la pièce. Soudain, il regarda dans le miroir, et il comprit quel était l'endroit où il se trouvait. Dans le miroir se dressait une vallée, si grande qu'on ne pouvait en apercevoir la fin. Des millions, non des milliards d'âmes se promenaient, comme errantes, dans cette vallée. La vision qu'il eu après cela, serait difficile à décrire. L'image dans le miroir se mit à s'embrumer, à se troubler, et plusieurs secondes passèrent avant qu'une image nette n'apparaisse, et il l'a vit. Une femme, elle devait avoir la quarantaine environ, mais son visage paraissait lui en donner cinquante, pas très grande mais d'une beauté surprenante. Elle se mit à pleurer dès qu'elle le vit, et soudain sont visage ne parut plus si vieux. On aurait pu croire qu'elle avait la vingtaine et cela ne fit qu'accentuer sa beauté. Elle lui ressemblait tellement, et il sut que c'était elle, celle qui l'avait mis au monde. Mais la voix revint C'est elle, la menteuse ! Elle t'a abandonné et puisque tu peux la sauver, elle veux te faire croire qu'elle était obligée !lui dit-elle. Et la raison de ce jeune homme le quitta, elle avait réussi son coup. Prit dans une fureur folle, il frappa de toutes ses forces dans la vitre du miroir qui se fissura. Des lignées de sang coulèrent de sa main fermée, et il hurla de toutes ses forces. Le miroir se reconstitua instantanément et il la vit à nouveau, là, devant elle, mais elle ne pleurait plus. A la place de ses larmes, un sourire chaleureux s'était dessiné sur son visage,et elle le regardait. Il posa sa main sur le miroir et étrangement,il passa dedans sans effort. La connexion entre les deux mondes était faite, il pouvait passer, il pouvait la sauver, sa mère qui l'appelait depuis si longtemps. Il ne réfléchit pas une seconde de plus et se lança tout simplement. Il avança dans le miroir,rentrant rapidement tout son corps, il allait lui falloir trouver un moyen de sortir de ce monde à part. Mais il décida de ne pas y penser pour le moment, non, il avait bien mieux à faire. Il regarda autour de lui, et il la vit assise, dos à lui, sans un mot. Il sentait les ondulations de la chaleur tout autour de lui, comme une brise chaude qui lui caressait la peau avec une douceur extrême. Il ne comprenait pas pourquoi il n'arrivait pas à avancer, alors qu'elle était juste là. Plus il essayait d'avancer, plus la chaleur devenait étouffante, suffocante, l'empêchant de bouger, ne serait-ce que d'un centimètre. Et elle restait là, assise, dos tourné, sans lui adresser un seul regard. Une larme coula sur la joue du jeune homme plein d'espoir. Et il s'assit au sol et regarda autour de lui. Comment n'avait-il pas pu remarquer cette scène plus qu'étrange ? Assis au sol, tous et chacun, la tête baissé,pleurant, la douleur inscrite sur leur visage. Il n'était donc pas le seul, suffoquant, de l'air manquant ! Depuis combien de temps souffraient-ils ? Elle souffrait aussi ! Il ne pouvait pas la laisser dans cet enfer, ni elle, ni les autres. Il essaya tant bien que mal de se relever, et une fois debout, il avança vers la porte, encore plus difficilement. Il commença à sortir, reprenant son souffle,mais il le perdit bien vite. Les gardiens l'attendaient devant le miroir, guettant le moindre de ses gestes. Quand ça tête passa le miroir, il manquât de ce la faire couper. Après avoir reprit son souffle il sortit entièrement son corps du miroir. Annonçant haut et fort la chose suivante, Je suis fils de votre reine et mère,né de sa rancune et de sa haine, je suis fils de Salomon, né de son intelligence et de sa sagesse, je viens délivrer la paix. Faites sortir ces personnes de là et ne les attaquez plus jamais ! Ces paroles firent trembler les murs de cette petite pièce. Nous reconnaissons votre existence, annonça du voix roque le gardien en face du jeune homme, cependant, le sang de l'héritier ou de la reine coulera et de cette seule manière, les hérétiques seront sauvés. Ce sont les mots de notre souveraine !continua-t-il sur le même ton. Montre toi femme au destin perdu ! Laisse moi t'apporter le pardon et la paix éternelle ! lança le garçon après avoir réfléchi un moment. Une voix retentit alors dans la pièce, une voix hautaine, pleine de supériorité. Comme si que ce soit ! Mais de toute façon, mon corps n'est plus depuis longtemps ! Seule ton sang peut les sauver ! Mais t'y risquera tu ? lança la femme pleine de joie. Sans hésiter ne serais-ce qu'une seule seconde, il se jeta sur l'épée de son adversaire colossal, enfonçant l'épée dans le bas de son ventre. A la seconde même où le sang toucha l'épée, la vitre du miroir se brisa en mille éclats de verre, reluisant dans la pièce d'une lumière blanche. La barrière empêchant la connexion des deux mondes désormais brisées, permit à chacun de sortir de leur prison de verre. Mais il était, effondrait au sol, un rouge puissant l'entouré de toute pars, on aurait dis un ange blanc entouré par l'enfer des flammes. Alors que l'ange s'éteignait, le sourire serein et plein de joie, il entendit une voix résonner au loin. Non ! répétait encore et encore cette voix en hurlant. Jusqu'à la fin, personne ne saura, laquelle de ces deux femmes avait hurlé de douleur. La mère aimante, ou la souveraine haineuse ? Il ne le saura jamais, et il s'éteignit, paisiblement,alors que ça tâche venait d'être accomplie. Je suis la conscience d'un homme qui a grandit seul, et qui a du vivre par lui même depuis sa naissance. Malgré mes paroles, je n'ai pas pu le sauver. Il sera au moins mort l'esprit tranquille. Mais son triste sort ne sera jamais connu des vivants, alors je délivre à présent son histoire de l'inconnu. Je suis la conscience, celle qui vous guide et vous étonne, raconterai-je votre histoire la prochaine fois ? Nous verrons bien !




The Mirror of soulsLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant