Chapitre 1 : Alba

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Lily Allen - Fuck You / en média Alba

Je pose le dernier paquet et je m'essuie le front avec la manche de mon t-shirt. Je regarde mon salon jonché de cartons, il me faudra encore tout déballer, tout ranger, rien que l'idée me décourage. Mais l'excitation d'être dans la capitale est là ! Ça y est, je touche mon rêve du bout des doigts. J'ai vraiment de la chance et je suis décidée à réussir, à me donner tout les moyens pour que ma boutique marche.

Ma meilleure amie Louise et son mec, Marc arrivent avec les pizzas.

- On a pris des bières !!

- Ouais ! c'est super ! Je meure de soif !!

Je me pose sur le canapé encore recouvert du plastique de protection. Louise pose les cartons remplis de pizza sur la table basse, prend une part et va s'installer sur Marc. Elle le fait manger tout en gloussant comme une ado, je détourne le regard et dévore la mienne à pleine dents. Je trouve que faire manger son mec est plutôt mignon mais là, ça me fait déprimer autant d'amour, ou peut-être que je suis un peu jalouse parce que je suis seule, que mes relations sentimentales et sexuelles sont complètement désertiques, un néant total...

Louise, elle, est faite pour les hommes, plantureuse, des jambes interminables, c'est ma meilleure amie mais certaines fois, je me suis dit que j'aurais du choisir une meilleure amie un peu moche ou avec une tare physique, histoire de me donner plus de chance avec les mecs.

Je soupire intérieurement. Je dois arrêter mes délires. Louise est tout ce que j'ai de mieux, elle a toujours été là pour moi, et la jalousie n'a jamais rien apporté. Après tout j'ai réussi, je vais ouvrir MA librairie !

Après avoir travaillée quatre ans dans le Sud, auprès d'une grande marque, on m'a choisi pour ouvrir une succursale à Paris. Je ne pouvais pas rêver de meilleur opportunité et ça met un élan décisif à ma carrière, j'ai travaillé dur pour ça, j'ai atteint mon but.

Je termine ma part de pizza et bois à grande gorgée ma bière pour la terminer plus rapidement

- Bon ! ce n'est pas tout ! J'ai du pain sur la planche!

Je me lève, me lave les mains et me met au travail ! Marc et Louise montent les meubles que je me suis fait livrer la veille dans la pièce d'à côté. Je les entends se chamailler comme des gosses, ça fait un an que Louise est à Paris et six mois qu'ils sont ensemble. Ils ont l'air de vivre une vraie histoire d'Amour, c'est un plaisir de les voir si amoureux et si heureux.

Ça fait des heures que je suis courbée en deux à vider les cartons, je me redresse et déplie ma colonne vertébrale. Il faut que je m'attaque à autre chose... comme... fixer mes rideaux qui n'attendent que moi. Je prends un tabouret et me met en équilibre sur la pointe des pieds, d'une main, je saisis la tringle et me penche un peu plus en avant pour enfiler le rideau quand je sens le tabouret glisser sous mes orteilles. Je me raccroche du bout des doigts à la tringle mais je sais que ça ne sera pas suffisant pour m'empêcher de tomber. Je me vois déjà m'écraser de tout en long sur le sol dur.

- Louiiiiiiise !!!!!

Jamais là quand on a besoin d'elle...

- Louiiiiiiiiiise!!!!

Mais qu'est-ce-qu'elle fout ? il n'y a que le bout de mes pieds sur ce fichu tabouret, je ne vais pas tenir longtemps, je fais une prière pour au moins ne rien me casser, il faut que je reste entière pour l'ouverture de la librairie...

- Bordel!!!!! Louiiiiiiise !!!!

C'est la fin. Je sens le vide sous mes pieds et l'apesanteur qui m'attire vers le bas. Je ferme les yeux, l'impact va faire mal. Alors que je m'attends au choc brutal du sol, je me sens une étreinte ferme se refermer sur moi. Comment est-ce possible ? J'ouvre un oeil... Je vois le profil d'un demi dieu ou d'un Dieu tout court devant moi... j'ouvre les deux yeux. Oui, ça doit être ça, je suis morte ou évanouie et je vois un Dieu à la mâchoire carré, barbe naissante, des yeux avec une couleur indéfinissable. Je prends le temps de m'y plonger, ils sont bleus et verts... , cheveux ébouriffés... Le mec tout droit sorti de mon fantasme féminin.

- ça va ?

Hum ? Un fantasme ne parle pas. Au mieux il me prend sauvagement sur le tapis, me donnant orgasmes sur orgasmes. Je tente de formuler une phrase.

- vous.. ? ... Euhh.. Je..?

Mes idées ne sont pas bien clair, il est réel ou pas ?

- Asseyez-vous. Vous avez du recevoir un coup sur la tête.

Réponse définitive, ce mec n'est pas le produit de mon imagination. Bordel ! Je me redresse d'un coup, chancelant légèrement sur mes pieds.

- Qu'est ce que vous faîtes chez moi ????

Un claquement porte m'apprend que Louise et Marc sont de nouveau parmi nous.

- Alba ?? Ça va ?? Qui est avec toi ?

Le jeune homme en question se redresse. Il est très impressionnant carrure de rugbyman avec deux têtes de plus que moi. Je dégluti... On va se calmer. Il nous souris franchement, dévoilant une dentition parfaite des lèvres pulpeuse s'étirent. Je reste un moment à fixer sa bouche. Il s'en aperçoit et se racle la gorge.

- hum... Je m'appelle Alejandro Salmon. Je suis votre voisin. J'ai entendu appeler à l'aide alors je me suis permis d'entrer.

Reprend toi Alba, ce mec est rentré chez toi ?!

- Non mais de quel droit ?! Vous entrez chez les gens sans être invité !! Ce n'est pas parce que vous êtes le voisin qu'il faut vous croire tout permis !!

Je bombe le torse, assez fière de ma tirade. Il verra à qui il a à faire. Alba Verdier n'est pas la genre à se laisser embobiner par le premier venu.

J'entends la douce voix de Louise derrière moi.

- Calme toi Alba, le monsieur ne voulait que t'aider.

Je lui jette un coup d'oeil sceptique. Elle est passée à l'ennemi ?! Elle fait un sourire contrit à l'envahisseur. Marc glisse sa main sur sa taille et la serre contre lui. Ah ! Lui aussi n'est pas rassuré!

Il tend sa main.

- Marc, et mon amie Louise. On est des amis d'Alba qui vient d'emménager dans la résidence.

Je les regarde se serrer la main comme deux vieux potes. J'ai du manquer un épisode. Je rêve ? Où il n'y a que moi que ça gène que ce mec soit rentrer chez moi comme dans un fast-food? Il est temps que je reprenne les rennes, ce mec ne fera pas la loi chez moi

- OK ! J'ai du travail qui m'attend. Si vous voulez bien m'excuser, il me semble que je suis encore chez moi...

Alejandro me regarde un plissant légèrement les yeux, l'air soucieux il esquisse un geste vers mon visage.

- Vous êtes sûre de ne pas vouloir consulter ? Votre tête... Ça m'inquiète.

A son sourire, je vois qu'il sous-entend que je suis tarée. Je m'étrangle de fureur ? Il a de la chance de faire deux têtes de plus que moi et de peser assez lourd pour que je ne puisse pas le mettre dehors moi-même !

Louise et Marc pouffent de rire. Façon, un rien les fait rire ces deux là.

- Monsieur Silman, dis-je en déformant de manière délibéré son nom, je crois que vous avez assez abusé de mon hospitalité. Je vous demande de sortir de chez moi.

Il se penche vers moi, je sens son souffle viril sur mon visage, ses yeux ont virés au vert et me mitraille. Ce mec n'est pas humain.

- c'est SALMON, mademoiselle.

Et il sort en faisant claquer la porte.

Hello mes sucettes !

voici notre nouvelle fiction à Tina et à moi, laissez-nous vos impression :)

Tina et Véro.

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