Prologue.

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-Gabby, on s'en va!

-Nous serons de retour dans la nuit.


Je descend les escaliers à la hâte pour dire au revoir à mes parents.


-Pendant votre absence, je pourrais aller chez Léna?

-Pour assister encore à une de ces fêtes pour dépraver? Je ne crois pas non, me répond mon père de façon très catégorique.

-Mais tout-le-monde y sera! Maman, dis quelque chose! Je lui répond en boudant comme un enfant de quatre ans.

-Écoute un peu ton père, s'il-te-plait.


Je sens bien qu'elle est à deux doigts de craquer alors je force encore un petit peu.


-Allez maman chérie d'amour, je serais sage, promis!


Elle regarde mon père comme pour lui demander son avis. Elle prend rarement des décisions toute seule bien que mon père tient compte de l'avis de ma mère à chaque fois.


-Gabby, ça suffit maintenant. On t'as dit non alors n'insiste pas!






Son ton est ferme. Il ne me fait plus confiance depuis que je suis rentrée ivre un soir. Qui plus est, j'avais consommée plus que de l'alcool. Alors les règles à la maison ce sont endurcies. Je n'ai presque plus le droit d'aller à des soirées chez mes amis sauf quand un de mes parents peut m'y emmener en voiture et revenir me chercher ensuite. Au moins, avec ces conditions là, ils sont rassurés mais peuvent aussi contrôler mes déboires. Seulement ce soir, ils sont invités chez mon oncle David alors ils ne pourront pas faire le taxi. Ça me saoule mais je préfère ne rien dire d'autre sinon je sais qu'ils m'obligeront à les accompagner là-bas. J'aime beaucoup mon oncle et mes cousins mais comme un certains nombre d'adolescents, je préfère allez m'amuser. De toutes évidence, ce ne sera pas le cas ce soir. Mes parents m'embrassent sur les joues et s'en vont avec leur dernière consigne.





-Penses à sortir les poubelles, ma puce!

-Oui, maman. Amusez-vous bien!


Je referme la porte derrière eux. Je les connait, ils vont m'appeler sur le fixe n'importe quand pour être sur que je suis bien rester là. Je suis condamnée à m'ennuyer ici. Je souffle en prenant mon portable dans les mains. Je dois prévenir Léna que je ne serait pas de la partie.

"Mes parents ne veulent pas, désolé ma belle. Ils sont constamment sur mon dos depuis mon écart de la dernière fois, j'en peux plus! On dirait qu'ils n'ont jamais été jeunes!"


J'envoie le texto puis je pose le téléphone sur la table basse du salon et je vais dans la cuisine. J'ai faim, vraiment trop faim même! Mon ventre gargouille depuis au moins dix minutes. Bon, je ne suis pas douée pour la cuisine. C'est toujours maman qui me prépare de bons petits plats d'habitude. Comme je comptais sortir, je ne lui ait pas demandé de cuisiner pour moi. Grosse erreur de ma part. Je vais devoir me contenter de pâtes beaucoup trop cuites. C'est limite de la purée. Une chose est sur, je ne pourrais jamais ouvrir un restaurant. Après avoir mangée, je débarrasse ma table, lave ma vaisselle, l'essuie et la range. Puis je monte dans ma chambre. J'attrape le premier livre qui se trouve sur ma pile à lire posée sur mon bureau et me cale confortablement dans mon lit sous ma couverture au chaud. J'aime ces moments-là. Simples mais remplient d'aventures. Chaque bouquin me procure un voyage insensé. Je pleure quand l'héroïne fait couler ses larmes et je rie avec elle dans ces moments de joies. Je suis heureuse à l'annonce des bonnes nouvelles mais complétement énervée quand rien ne se passe comme je le voudrais. Parce que c'est la sensation que lire procure. Une bulle se gonfle peu à peu autour de nous lorsqu'on ouvre l'objet convoité. A sa lecture, nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Si le personnage se nomme Lisa alors je suis Lisa le temps d'un instant. C'est bizarre mais c'est ça. Cet échappatoire permet de souffler en tant de crise. Il calme, m'apaise, me rend bien. Mes parents l'ont bien compris du coup, ils m'achète tout les livres qui me font envie. Ils ne me disent jamais non pour ça. Enfin, je bois un peu d'eau dans la petite bouteille qui se trouve sur ma table de chevet puis je me décide à regarder quel livre j'ai en mains. After tome 2. Je sourie en laissant voir toutes mes dents. Je suis en train de l'ouvrir quand j'entends le fixe sonner. Je me dépêche de redescendre pour aller le chercher. Bien sur, je fais attention à ne pas tomber. Je suis tellement maladroite comme fille que ça m'arrive assez souvent. Mes parents trouvent ça drôle. Pas moi. Les hématomes, j'en ait un peu marre. Dès que j'arrive dans le salon, j'attrape le fixe et je répond:





-Allo! Je suis toute essoufflée par mon effort.

-Ma chérie? C'est maman. Tout se passe bien?

-Oui, oui. J'allais lire quand j'ai entendu ton appel.

-Tu as mangée au moins?

-Bien entendu mais ta nourriture est bien meilleure, lui dis-je en rigolant. Je l'entend rire aussi au bout du fil.

-Je me rattraperais demain, ma puce. Tu as vidées les poubelles comme je te l'avais demandée?


Oups, j'ai oubliée.



- Je l'ai fais juste après votre départ.

Bon, un petit mensonge de rien du tout, c'est pas grave après tout.


-Ok, bon je te laisse. Passe une bonne soirée, je t'aime ma fille.

-A vous aussi, je t'aime.






Puis elle raccroche. Moi, je prend les poubelles dans le couloir, j'ouvre la porte qui était fermée à double tours et je vais devant le jardin pour jeter mes sacs. Il fait bon dehors, nous sommes en juillet, il fait plutôt beau du coup. J'inspire l'air qui vient s'inviter avec bonheur dans mes poumons. Puis je décide de rentrer. Je suis en chaussettes. J'ai peur de marcher sur un chewing-gum. Ce serait vraiment dégoutant. Alors je garde la tête concentré sur le sol, pour bien voir où je met les pieds.Je suis presque arrivée à ma porte lorsque j'entends un bruit de verre cassé derrière moi. Je sursaute et me retourne. Il n'y a personne. Je sais que la curiosité est un vilain défaut mais je vais voir. Je pense que j'ai du mal mettre mes sacs et si ils se sont renversés, mes parents vont vraiment me tuer. Du coup j'y vais sans ma douter de rien. Seulement, aucunes de mes poubelles n'est par terre. Je ne comprend rien. Il n'y a même pas de verres sur le sol. J'ai pourtant bien entendu un bruit. Je ne suis pas folle! Tout ça est trop bizarre pour moi. Je me retourne pour courir chez moi. Mais une mains me rattrape. Elle m'agrippe à la taille de sorte que je ne puisse pas me débattre, bien que j'essaye quand même de le faire. Seuls mes pieds peuvent bouger. Je les secouent dans tous les sens, je fais tout mon possible pour le toucher mais rien n'y fait. Je me fatigue pour rien. Mais le savoir ne m'empêche pas de continuer. L'instinct de survie est plus fort que cette fatigue. Alors je crie de toutes mes forces sauf que la personne qui me tient, met directement sa mains sur ma bouche. Le bruit de mes cries s'estompent. On ne peut plus m'entendre. Je lui croque la mains, il me lâche en jurant mais me rattrape presque aussitôt. Seulement cette fois, il m'assène un gros coup sur la tête. Je me retrouve à terre. Je voudrais me relever pour courir, crier à l'aide, m'échapper. Peu importe, faire quelque chose. Mais je n'y arrive pas. Je ferme les yeux et je m'endors...





























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NDA:

Cette partie est relativement courte car j'avais besoin de poser l'intrigue. Les autres parties seront sûrement plus longues!

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