Chapitre 3

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Chapitre 3

La semaine à été très longue, je n'ai fais que sécher les cours. Ma mère n'a pas cesser de me prendre la tête avec mon bac et mon avenir, elle veut même que j'aille chez le psychologue.

Elle est complètement tarée, moi besoin d'un psy?

Ce week-end, c'est repas de famille, enfin plutôt repas de meute. Nous sommes réunis comme tous les week-end au repère pour "garder les bonnes habitudes" d'après ma mère. En temps normal, je serais déjà loin, mais aujourd'hui c'est l'anniversaire de Mona, elle a 12 ans. C'est fou ce que cette génération paraît plus vieille, elle fait deux ans de plus avec ses allures de princesse. C'est ma cousine, mais je ne m'en suis jamais occupé plus que ça, ça ne m'intéresse pas de me lier à ma famille.

Nous sommes autour de la grande table de la cuisine et le repas est des plus appétissant, pour eux. Moi, il n'y a que cette grosse dinde au milieu de la table qui me donne l'eau à la bouche, et tout le monde sait que j'ai envie de la dévorer à moi seul.

Mathieu: Tu sais Angelo, j'ai pensé à toi!

Je comprend toujours pas pourquoi ils essayent en vain de croire que je vais répondre ou même être content.

Il se lève et se retourne vers le four. À ma grande surprise, quand il revient sur ses pas, c'est une nouvelle dinde qu'il tiens entre les mains.

Mathieu: J'en ai pris une rien que pour toi.

Il prend soin de la poser devant moi et sans rien dire je commence à en arracher des morceaux avec mes mains.

Ma mère: ANGELO! tu as intérêt à remercier Mathieu qui a fait un effort, et mange proprement ou tu sors d'ici!

Moi: Merci.

Je l'entend souffler pendant que je laisse échapper des grognements tellement je me régale. Un silence de mort règne à présent. Je relève la tête quelques secondes puis regarde Mathieu.

Moi: T'étais pas obligé.

Mathieu: Au moins tu as bien mangé.

Il me sourit.

Bon, j'y suis peut être allé un peu fort, mais je ne m'excuserais en aucun cas.

Pendant que tout le monde me fixe, seule ma mère s'énerve sur sa viande en marmonant des choses. Je sais très bien qu'elle est énervée contre moi. Je me recule et plaque mon dos sur le dossier de chaise, les bras croisés. La meute reprend ses conversations et je commence à m'ennuyer.

Une fois le repas fini, ma tante Rosalie se lève en se frottant les mains et nous interpelle.

Rosalie: Bon, on peut passer au gâteau et surtout, aux cadeaux!

Mona: Ouiiiii!

Le regard neutre, j'observe Mona sauter de joie et taper dans ses mains.

Oh nan, c'est le moment de chanter.

Pendant qu'ils chantent en choeur, je me bouche discrètement les oreilles. Visiblement pas assez discrètement puisque ma mère me lance un regard noir en me tapant du coude.

Ah... parce que tu crois que je vais chanter en plus?

Sans m'en rendre compte, je laisse échappé un rire nerveux d'agacement. Je me retourne vers Eden et Nathan qui chantent, impossible de me retenir de rire. Sauf que cette fois ci c'est le rire qui dérange. Ma mère se retourne et empoigne mon avant bras sans que personne ne remarque puisqu'ils se lèvent tous pour donner leurs cadeaux.

Ma mère: Je te le jure Angelo, si tu continue je m'occuperais sérieusement de toi et ça va saigner, tu gonfle tout le monde.

Moi: Alors quand je ris on m'engueule, mais quand je ris pas on m'engueule quand même, j'ai le droit de quoi en fait?

Ma mère(en serrant les dents): Il y a un temps pour tout.

Je souffle en me levant. Je tire doucement mon bras pour qu'elle me lâche. Je me contient vraiment de ne pas tirer violemment mais c'est ma mère, jamais je ne pourrais lui faire du mal. Je me retire de la pièce en douce pendant que Mona ouvre ses cadeaux. Une main me retiens.

Eloïse: Tu ne prend pas de gâteau?

Moi: J'aime pas les gâteaux.

Je continue mon chemin en direction de ma chambre. Je fouille dans mon tiroir de chevet pour y trouver mon sachet de viande séchée. Une dinde c'est pas assez, il m'en aurait fallut une deuxième.

Quelques minutes défilent et les jumeaux me rejoignent. C'est parti pour notre petit tour habituel dans la forêt, un samedi en pleine nuit. Nous sortons de la maison puis passons sous forme de loup. Chaque week-end, nous parcourons de fond en comble la forêt, pour se dégourdir les pattes et même parfois simuler des combats pour s'amuser.

Après une heure à courir, nous nous arrêtons à notre endroit favoris. C'est comme un petit trou dans la forêt. Un rocher placé au milieu d'une ronde d'arbres, c'est tellement rond qu'on dirait que c'est un endroit sacré, mystérieux. C'est impossible que la nature fasse ça par elle même, si? Posés sur le rocher, nous partageons le reste de la viande séchée.

Moi: Bon on fait quoi?

Eden: On fait un combat? Ça fait un bail qu'on en a pas fait, je crois bien que j'ai évolué.

Nathan: Évoluer, n'importe quoi.

Moi: J'suis partant.

Sans perdre de temps, Eden se lève en position de ninja, mort de rire.

Eden: Tu vas goûter à la véritable force de la nature.

Moi: Laisse moi rire, je vais t'écraser en moins de deux.

Je me lève à mon tour et plaque le sachet dans les mains de Nathan qui se désigne comme arbitre.

Nathan: 3...2...1... TOP.

Nous nous transformons en même temps, moi le loup gris, contre l'un des jumeaux loup noir. Je tourne autour de lui avant de lui sauter dessus. Il m'évite de justesse mais je ne lui laisse pas de repos. Je mords sa patte arrière, il se débat et se retourne pour attraper ma queue. Je détend ma mâchoire pour lâcher sa patte. La tête levée, immobile, comme ci je ne sentais pas la douleur de sa morsure, je regarde au loin dans la forêt. Un bruit à attirer mon attention. Eden s'arrête et redeviens humain pour parler.

Eden: Pourquoi t'arrête? On vient à peine de commencer!

Je reprend forme humaine à mon tour.

Moi: Chut.

Je pose mon doigt sur sa bouche puis m'approche d'un des arbres qui nous entour. Une main sur le tronc, j'avance d'un pas hésitant.

C'est comme la dernière fois, on nous observe...
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