♠ Chapitre 40-

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* PDV d'Harry *

Allongé dans mon lit, le regard rivé au plafond, je lançais la balle de tennis pour la rattraper, mes gestes étaient léger et vagues. Mes pensée s'entremêlaient. J'avais des heures de fourche aujourd'hui, ce qui m'avait donc permis ,à moi et ma classe , de rentrer plus tôt. Tourmenté depuis ces derniers jours, je refusais encore moins ces heures de repos supplémentaires. Ma mère travaillait beaucoup ces derniers temps. Après ses longues absences ,elle avait fini par prendre congé de temps en temps et finissait de travailler tôt afin de rester auprès de moi. J'ai été assez surpris de sa réponse lorsque je lui avais demandé le motif de toute cette attention.

" Je ne veux plus regretter comme je l'ai fait durant ta disparition. " m'avait-elle répondu avec entrain, un sourire faussement rassurant. Il était triste et empli de messages. Il n'était pas serein. Je lui ai alors demandé ce qui la tourmentait. Et ma mère m'avait répondu que lorsqu'elle désespérait pour me retrouver, un énorme chagrin s'en était éprit d'elle. Un ressentit de regret pour ne pas avoir profité de son enfant plus souvent. Elle ne comptait plus faire la même bêtise car, tout peut arriver à n'importe quel moment.

J'avais souris et pour la première fois depuis longtemps, nous avions discuté longuement de tout et de rien et je l'avais enlacée doucement et tendrement. J'avais cette impression que cela faisait une éternité que je n'avais plus rien échangé avec elle. Puis il fallait dire que ces dernières années m'avaient beaucoup éloigné et refermé sur moi-même. . .

Mais aujourd'hui, elle m'avait laissé un mot sur le frigo ,comme elle le faisait toujours avant ,me prévenant qu'elle rentrerai plus tard aujourd'hui. Seul à la maison, me voici renfermé , noyé dans mes pensées, à scruter chaque partie de ma mémoire. En effet, je ne pouvais sortir de ma tête ce jour là, celui de cette fameuse " réunion d'urgence" au bureau de l'inspecteur Dough. L'attitude de Julia m'était tellement étrange... Son expression, ses mots, sa façon d'être... Ce n'était pas elle, j'avais ce goût amère en bouche qui m'indiquait qu'il ne s'agissait pas ,là, de la même Julia Stevens que je connaissais ,ni même celle avec qui passé une semaine enfermé. Ses yeux étaient assombrit avec tout ces événements, froid et n'exprimaient aucun ressentit... Pourtant son attitude exprimait l'inverse. Ses jambes tremblaient, ses mains gigotaient, elle les entortillaient. La nervosité peut être. Hier, elle n'était pas à l'école. Aujourd'hui je ne l'avais même pas apperçue.

Ce jour là, j'avais pris Sam à part. Blondie avait jeté un grand froid suite à cela et son départ. L'ambiance était devenue palpable, électrique. D'ailleurs, nous nous étions dépêché de finir tout ça. Cette fois là, j'ai exigé à Sam de me dire ce qu'il se passait. J'avais vu comment ils se regardaient, le genre de regard qui veut tout dire. La haine et la peine dans les yeux bruns de tout deux.

- J'ai voulu lui parler, voir ce qu'il en était ,comment elle allait. Je voulais la rassurer. M'avait dit Sam, mal à l'aise. Il avait fixé les alentours sans me regarder vraiment en face. Quelque chose le tourmentait, ça ce voyait à mille lieues.
- Et donc? insistais-je afin de le pousser à poursuivre.
- Elle a prit la mouche. Tu connais Julia. avait ajouté alors ce dernier en riant doucement. C'était plutôt un rire fatigué.
- Sam qu'est-ce qu'il y a ? Cesses de tourner autour de la chose. Que s'est-il passé?
- Je... Je crois que Julia...
le jeune homme s'était ensuite arrêté un bref instant avant de poursuivre, comme pour trouver les mots. Je crois que Julia ne va pas bien. Pas bien du tout. Les événement l'affectent beaucoup , beaucoup trop et ce n'est pas bon pour elle. Elle craque... Elle m'a dit pas mal de chose qu'elle n'avait jamais osé dire avant pas même évoqué et crois moi, certaines parties auraient été mieux de rester dans sa bouche. Ce n'était pas spécialement le genre de chose que l'on voudrait entendre ,encore moins de la part de sa sœur.

Par la suite, j'avais proposé au garçon d'aller boire un coup au café le plus proche, tranquillement. Nous étions rentré dans le premier qui avait l'air correcte. L'odeur de café et d'alcool m'avait prit les narines furieusement et monté à la tête. Un bon nombre de gens y était déjà installé. D'ailleurs le monde autour de nous mettait assez mal à l'aise Sam pour aborder le sujet.

Coincée au lycée.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !