Chapitre 10 - Le pion

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La vie est belle, il suffit d'y croire pour la rendre magique.

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Ceci est le dernier chapitre de cette lettre, devenue livre. Il t'est destiné. C'est un remerciement pour tout ce que tu m'as fait découvrir. Je me répète, mais c'est important. La raison d'être de ce livre n'est, ni que tu me comprennes, ni que tu m'aimes. Elle est de te remercier. Te dire merci, pour tous ces trésors que j'ai découverts, grâce à ta guidance. Et encore une fois, sans que tu n'en saches rien. Plusieurs fois, j'ai voulu crier tes noms. A chaque fois, je me suis retenu. Pourquoi ? Car on ne se connaît pas. Et tu avoueras que certains passages du livre sont assez trash. Toutefois, ils sont essentiels à ce livre, pour la simple et bonne raison que cette sexualité est une partie structurante, mais non l'unique, de mon humanité, donc de moi. Passé quelques instants de honte, j'ai pris plaisir à les écrire. L'autre raison est, que ce livre est destiné à chaque femme qui le lira. Il est destiné également à chaque homme qui, comme moi, a des pensées enfouies, dont il ne parle jamais. Au moment où j'écris ce dernier chapitre, j'ai décidé de le publier.

Tout au long de ce livre, je t'ai montré, comment j'avais vécu, comment j'ai appris à me connaitre après avoir crié "LA VIE EST BELLE". Ce cri, c'est le point zéro de ma découverte de moi-même. Pour la première fois de ma vie, j'ai donné tout ce que j'avais sans penser aux conséquences. J'ai donné le meilleur, en confiance. Ce livre est dans le même gout que ce cri. En plus de toi, et de ce cri, il y a eu la prémonition de la mort de ma femme. Je sais désormais que ce n'était pas, à proprement parler, une prémonition. Mais alors qu'est-ce ? Cette phrase "elle est morte" est le moyen trouvé par mon inconscient pour m'obliger à chercher en moi, toutes les ressources disponibles pour faire face à ce genre d'événement. Pour le conscient, donc la réalité, la mort est la fin d'une entité physique. Pour l'inconscient, donc l'éther, il n'y a pas de notion de temps, ce que je veux dire, c'est que l'inconscient est intemporel. Pour lui mon corps est à la fois mort, et vivant, une analogie qui va bien, c'est le chat de Schrödinger. Il n'y a que le chat qui sait s'il est vivant. Dans le cas, où il est mort, il n'est plus conscient, ça n'a donc aucun intérêt de l'imaginer, sauf si bien sûr on se place du côté de l'observateur, mais pour le chat, ben, il est mort, il est mort.

Pour arriver à cet apaisement de l'esprit, tu m'as servi de guide, et de professeur. Tout seul, ce livre n'aurait pas existé. Il a fallu que je veuille t'écrire, pour qu'il prenne forme. Et ma foi, je suis fier du résultat. Je suis aussi un peu déçu. Car je n'ai eu que très peu de retour sur mes écrits. Il y a un avantage, ce livre est à moi, c'est ma création. Si des gens avaient contribué, peut-être serait-il meilleur, peut-être moins bon, sûrement différent.

Il y a eu aussi toutes ces théories psychologiques. Pour chaque outil que j'ai utilisé, j'ai réussi à mettre des mots sur ce que je vivais. Ça m'a donné le quoi, et une théorie sur le comment. Ensuite, j'ai fait de l'introspection. Le pourquoi. Couche après couche, j'ai fait ainsi. J'ai été bien aidé par les synchronicités. C'est-à-dire, qu'au moment où je me posais la question l'information m'arrivait par divers biais. A bien réfléchir, c'est comme si la vie m'accompagnait sur le chemin de la découverte de soi. Doute, joie, erreur, succès. Des hauts, des bas, mais surtout la sensation de devenir vivant, page après page, chapitre après chapitre.

Tu dois également savoir, que j'ai expérimenté mes idées, mes pensées, en les partageant sur un forum. On m'a traité de fou. On m'a également dit que je ne vivais que de chimères. Autant le mot fou ne me dérange pas, autant je n'aime pas le terme de chimère. Je le trouve négatif. Car pour moi, l'observation de l'objet, et l'objet observé ont autant d'existence. L'un se base sur l'abstrait, l'autre sur le concert. Je préfère le concept abstrait. Ça rend ma vie magique. Sans ça, je pense que j'aurais un autre point de vue sur la vie. Et consciemment, je ne veux pas de ce point de vue, je le refuse. Je refuse que la vie n'ait pas de sens. Je refuse que la vie ne soit qu'une réaction chimique. Je vois la vie, comme une suite d'événements, qui ont, TOUS, une raison d'être.

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