♠ Chapitre 39-

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* Narrateur Externe *


Sombre et sans un bruit. Pas un chat. Le vide totale. Seule des carcasses et quelques projecteurs étaient disposés un peu n'importe où. La lumière de l'autre côté n'éclairait qu'assez pour les premiers mètres. Plus on y avançait, plus on s'y perdait et il devenait nécessaire de s'éclairer avec une torche. Peu de monde s'y aventure si ce n'est que des ouvriers venu pour leur boulot. Mais les travaux ont toujours tendances à traîner, on ne peut nier. Aujourd'hui c'était peut être jour de congé ou bien le personnel avait été appelé dans un autre endroit. 

Malgré l'endroit désert, à travers le silence on y entendait des pas résonner, léger, frappant sur les parois de ce tunnel fermé depuis longtemps. Il était désagréable de passer par là. Deux personnes, deux silhouettes se dessinait dans la lumière du jour à l'autre bout du tunnel. Leur pas était le seul bruit que l'on percevait dans un premier temps, cependant l'une de ces personnes prit enfin parole, mains en poche. 

- Alors, dit moi tout? Ça a fonctionné? Ils l'ont reçu? 
- Oui, ils l'ont reçu mais c'est la mauvaise personne qui est tombée dessus.
répondit l'autre fermement.
- Je t'avais dit qu'il fallait le donner en  personne à quelqu'un d'autre. remarqua la première à avoir parler sourcils froncés.
- Je t'ai déjà expliqué à quel point c'est dangereux. ils te reconnaîtront ou bien te demanderont de tout de même t'identifier et de passer en interrogatoire. Il est hors de question que tout foire. Surtout pas maintenant. Tout se met en place et tout prend forme. On approche du but final et ce n'est pas maintenant qu'il faut faire un pas de travers pour ce genre de sottises !
- P-pardon.. c'est pas faux... Et du coup, que va-t-il se passer?
- Ce n'est pas plus mal que ça soit l'inspecteur Dough qui soit tombé dessus. Ça gâche une bonne partie du plan, mais la prochaine nous viseront mieux. Mais grâce à cela, nous avons la supériorité sur eux. On va pouvoir s'amuser comme avec des marionnettes. Et ce n'est pas pour me déplaire ! 
- Mais... C'est un peu comme du chantage du coup?
- Tout à fait ! Les voir faibles, en positions de faiblesse, ça sera tellement bon. Les menacer et les voir se précipiter partout sans savoir que faire pour quand même tomber dans le trou. Ils se rendront peut être eux même au final. Ça serait le clou du spectacle, les voir tellement effrayés ,ils baisseront les bras, levant le drapeau blanc et iront d'eux-même dire la vérité. 
- En quoi ça serait plus excitant? 
- Parce que ça prouvera que suis bien au dessus d'eux. Ça prouvera qu'ils ne sont rien de ce qu'ils prétendent. Des gens forts, pleins de ressources. Ils seront à mes pieds, suppliant de les libérer. Ils pleureront pour implorer mon pardon. La justice doit être faite, doit être rendue ! N'est-ce pas pour ton désire de vengeance que tu es là aujourd'hui? À mes côtés? C'est notre seul but. 
- Et tu les laisseras tous plongés? Sans exception? Parce que je te... 
- Oui tous. coupa l'autre. Sans exception malgré tout. Il a menti plus douloureusement que les autres. Il n'y aura pas de traitement de faveur. 

Sa voix était changée. Rauque, coriace,mauvaise, sombre. La détermination et la rage s'entendait, ça se lisait juste au son de sa voix brusque et effrayant. ces personnes n'avaient cessé de marcher et s'engouffrer chaque fois un peu plus dans ce long couloir sombre. À une certaine distance, à leur passage, les projecteurs s'allumaient un à un, illuminant le passage encombré. Voilà qu'il est plus facile pour voir l'éclair de sadisme éclair le regard de la personne semblant gérer la pseudo opération. Celle-ci affichait un sourire carnassier. C'en était effrayant sur les bords.

L'autre ne disait plus un mot, observant du coin de l'œil son acolyte. Oui, c'était pour la justice que tout ça s'était mit en place et en marche, que désormais ces deux personnes avaient fait équipe. Mais désormais un tas de questions tourmentaient son cerveau. Était-ce convenable? Bien sûr que oui, mais jusque là? Avec une cruauté sans pareil. N'importe qui ayant un minimum de coeur, de compassion n'aurait pas été jusqu'au bout, jusqu'à en atteindre certains points sensibles... Sourcils froncés, voilà qu'il fallait plutôt se poser des questions sur sa santé mentale.. Elle se dégradait au fil du temps et pas pour un mieux pour la société. 

Coincée au lycée.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !