CHAPITRE 7

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Il y avait un vide dans l'air que Louis parvenait à ressentir à travers le voile de son état de son demi-sommeil. Il se sentait anxieux et ne se sentait pas bien du tout. Il avait l'impression de ne pas être au bon endroit, comme s'il s'était installé quelque part et qu'il avait oublié le lieu. Ses souvenirs bouillonnaient et son estomac se voyait menacé par la nausée.

Quelque chose crépitait... un feu, et le bruit résonnait étrangement. Il se réveilla lentement, bien conscient de cette ritournelle, puis il cligna des yeux, sa vision floue lui offrant un contraste de lumière et d'obscurité. Ses yeux eurent besoin de quelques secondes pour s'ajuster. Une fois ses paupières relevées, son regard se posa sur le feu qui crépitait dans le foyer de l'autre côté de la pièce.

Les flammes étaient parfaites, chacune d'elle produisant une chaude et réconfortante lumière jaune-orangée qui apaisa sur-le-champ la presque totalité de sa nervosité. Il se libéra graduellement de son état vaseux. Il se concentra sur le feu pendant un moment, permettant à sa vision de retrouver sa pleine normalité. Respire.

L'effet apaisant du feu n'était cependant pas parvenu à vaincre la panique qui était encore en mode attente dans le creux de son estomac, menaçant de se manifester à tout moment. Il tenta de la dominer et même de l'écraser. La panique n'avait jamais été utile à personne. Sa tentative de maîtriser ses émotions était bel et bien en marche, mais ses souvenirs l'assaillaient tout de même, se précipitant vers lui comme des chauve-souris affolées dans l'obscurité tandis qu'il se redressait en position assise et qu'il observait attentivement le reste de la pièce.

Un lit douillet, trois édredons, un oreiller de plume.

Dans ses souvenirs, il voyait un visage qui était péniblement beau. Il entendait une voix qui était chargée de sexualité.

Des murs de brique et des tapisseries suspendues à des crochets.

Il sentit une eau de Cologne, vit la silhouette déterminée d'un homme de grande taille vêtu de vêtements chers et entendit un bruit de verre fracassé.

Un feu dans le foyer, une porte. Aucune fenêtre.

Louis avala sa salive avec difficulté et s'entendit déglutir dans le silence. Il ne reconnaissait pas le lieu où il se trouvait. Ce genre de situation se produisait fréquemment dans les livres et les films, mais dans le monde réel, la peur qui accompagnait cet événement était paralysante. Cela signifiait que vous aviez perdu le contrôle de la situation à un certain point. Qu'à ce certain point, vous n'aviez plus été responsable de vos propres facultés, de vos propres souvenirs ou de votre propre destin. Quelqu'un d'autre l'était et vous ne pourrez plus faire autre chose que d'espérer que cette personne ne vous voulait pas du mal.

—Jamais, au grand jamais je ne voudrais vous faire du mal Lou.

Louis sursauta et prit une inspiration rapide avant de se précipiter hors du lit à une vitesse folle. Ses cheveux un peu long effleurèrent son visage tandis qu'il se retournait en vitesse pour faire face à chacun des coins de cette étrange pièce sans fenêtre. Les ombres présentes dans la pièce étaient longues, sombres et infinies.

Il y avait toutefois des étoiles dans cette obscurité, deux étoiles qui devenaient de plus en plus brillantes à mesure qu'un homme marchait hors des ombres. La lumière vint donner contre ses traits magnifiques, l'illuminant à son regard.

Oh merde... Des jurons retentirent dans l'esprit de Louis, elle-même frénétique et terrifiée. C'était l'homme de ses souvenirs, la totalité des deux mètres de sa beauté saisissante. Non... Il secoua sa tête. La dichotomie des émotions produites par l'attirance qu'il ressentait envers lui et ce que son apparition devant lui signifiait causait des ravages à ses sens. Les souvenirs revenaient maintenant avec plus de force et de vitesse, et se reliaient entre eux comme des dessins animés d'un casse-tête conscient. Il n'avaient rien de logique. Ils étaient impossible.

Le Roi Vampire [L.S]Lisez cette histoire GRATUITEMENT !